Le porte-parole du Front al Nosra tué dans un raid aérien
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AMMAN (Reuters) - Le porte-parole du Front al Nosra, le plus puissant mouvement islamiste syrien, et une vingtaine d'autres combattants ont été tués dans un raid aérien dans la province d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, rapporte dimanche l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Outre Abou Firas, "le Syrien", plusieurs djihadistes étrangers sont au nombre des victimes du bombardement sur un village situé au nord-ouest de la ville d'Idlib, précise l'OSDH.
Selon cette organisation, proche de l'opposition, ce raid a sans doute été mené par l'aviation syrienne ou russe.
Deux sources proches des combattants djihadistes ont affirmé pour leur part que l'opération présentait toutes les caractéristiques d'une attaque de drone de l'armée américaine.
Un responsable de la sécurité américaine a déclaré que les Etats-Unis étaient au courant de l'élimination d'Abou Firas mais qu'il n'avait aucune information à donner dans l'immédiat.
Une autre source américaine a dit ne pas pouvoir écarter l'hypothèse d'un raid syrien.
La coalition menée par les Etats-Unis a déjà pris pour cible des dirigeants du Front al Nosra en Syrie par le passé.
Comme l'organisation djihadiste rivale Etat islamique (EI), le Front al Nosra, affilié à Al Qaïda, n'est pas concerné par l'accord de cessez-le-feu négocié par la Russie et les Etats-Unis, entré en vigueur le mois dernier entre le gouvernement de Bachar al Assad et certains groupes rebelles.
Le fils d'Abou Firas et des combattants ouzbeks ont également été tués dans le raid qui visait en outre le groupe djihahiste Jund al Aksa (les "soldats d'al Aksa"), selon l'OSDH.
Selon des sources proches de l'opposition islamiste, Abou Firas, un ancien militaire de l'armée syrienne, a combattu dans les années 1980 en Afghanistan où il a côtoyé Oussama ben Laden. Il était connu pour son opposition frontale à l'EI.
(Suleiman Al-Khalidi, avec Mark Hosenball à Washington; Tangi Salaün et Patrick Vignal pour le service français)
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