Coups de feu et barricades à Brazzaville, au Congo
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Flambee de violence a brazzaville
STRINGER
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Flambee de violence a brazzaville
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BRAZZAVILLE (Reuters) - Des coups de feu ont été échangés lundi à Makélékélé, un quartier de Brazzaville, fief de l'opposition congolaise, entre des policiers et des tireurs non identifiés, ont rapporté des témoins.
Il s'agit de la première flambée de violence significative depuis la réélection controversée fin mars du président Denis Sassou Nguesso.
Dans cet arrondissement du sud de la capitale, des jeunes, partisans de l'opposition, ont par ailleurs érigé des barricades, aux cris de "Sassou, va-t-en !".
Ils sont mis le feu aux bureaux de la mairie d'arrondissement et au commissariat de police.
Les tirs, qui ont également eu lieu à Bacongo, autre place forte de l'opposition, ont commencé à trois heures du matin (02h00 GMT) et ont duré jusqu'à 06h00. Ils ont repris autour de 08h00. Des hélicoptères de l'armée survolaient alors le sud de Brazzaville, ont rapporté des témoins.
Denis Sassou Nguesso dirige la République du Congo depuis 37 ans quasiment sans discontinuer. Il a été réélu le 20 mars après avoir fait adopter, par référendum en octobre 2015, des réformes supprimant les diverses limitations aux mandats présidentiels qui l'auraient empêché de se représenter.
Les candidats de l'opposition ont estimé que le scrutin de fin mars était frauduleux et ont appelé à une campagne de désobéissance civile.
La grève générale a été très suivie la semaine dernière dans les quartiers sud de Brazzaville, mais ignorée dans le nord de la capitale où le président est populaire.
Après le scrutin présidentiel, le département d'Etat américain a dit avoir été informé de nombreuses irrégularités et a critiqué la décision du gouvernement de couper toutes les télécommunications durant le vote.
Au moins 18 personnes ont été tuées par les forces de sécurité lors des manifestations de l'opposition organisées avant la tenue du référendum du mois d'octobre.
(Aaron Ross; Danielle Rouquié pour le service français)
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