L'Iran subit des pertes en Syrie, la trêve prolongée à Alep
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La treve prolongee jusqu'a lundi a alep
© Abdalrhman Ismail / Reuters
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La treve prolongee jusqu'a lundi a alep
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par Bozorgmehr Sharafedin
DUBAI (Reuters) - Treize soldats iraniens ont été tués dans des affrontements contre des combattants islamistes dans un village situé près d'Alep où la trêve a été prolongée jusqu'à lundi, a annoncé samedi l'agence Fars.
Les pertes subies par les Iraniens sont les plus lourdes en accusées l'espace d'une seule journée par les soldats de la République islamique depuis qu'ils ont été envoyés en Syrie pour soutenir le régime de Bachar al Assad.
Les combattants islamistes se sont emparés vendredi du village de Khan Touman, à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest d'Alep après des combats qui ont fait des dizaines de victimes.
L'offensive a été lancée par une alliance de combattants islamistes connue sous le nom de "Djaïch al Fatah", qui comprend des unités du Front al Nosra, l'émanation syrienne d'Al Qaïda.
Selon l'agence de presse iranienne Fars, 13 conseillers militaires iraniens ont péri dans les combats et 21 autres ont été blessés.
Djaïch al Fatah et des groupes affiliés ont diffusé des photos et des vidéos de corps présentés comme appartenant à des soldats iraniens ou des miliciens chiites tués à Khan Touman. Elles montrent notamment des documents personnels et des devises iraniennes.
L'un des conseillers du guide suprême de la Révolution, l'ayatollah Ali Khameneï, a déclaré samedi à Damas que Téhéran continuerait de soutenir Bachar Al Assad.
"L'Iran utilisera tous les moyens à sa disposition pour combattre les terroristes qui commettent des crimes dans la région", a déclaré Ali Akbar Velayati, conseiller d'Ali Khameneï pour les Affaires internationales, cité par l'agence Fars.
Les soldats iraniens sont impliqués dans la campagne lancée par les forces gouvernementales à Alep, ancien poumon de l'économie syrienne et désormais scindée en deux parties, l'une contrôlée par le régime, l'autre par les rebelles.
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Le cessez-le-feu en vigueur dans la ville n'a pas empêché la violence de se poursuivre dans les environs de la ville, à Khan Touman notamment, où les avions gouvernementaux et ceux des forces russes ont intensifié le bombardement des positions rebelles, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.
Le ministère russe de la Défense a toutefois déclaré samedi matin que le "régime de calme" qui prévaut dans la ville syrienne d'Alep ainsi que dans certaines régions de la province de Lattaquié avait été prolongé de 72 heures.
Dans le nord de la Syrie, une série de frappes aériennes menées par la coalition conduite par les Etats-Unis ont tué samedi 48 combattants islamistes, selon l'agence officielle turque Anadolu qui cite des sources militaires turques.
A la frontière turco-syrienne, la ville turque de Kilis a de son côté été une nouvelle fois visée par un tir de roquette en provenance de territoires contrôlés par l'organisation Etat islamique.
(Nicolas Delame pour le service français)
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