Poutine entend neutraliser le bouclier antimissile américain
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Vladimir poutine denonce le bouclier antimissile americain
© Maxim Shemetov / Reuters
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Vladimir poutine denonce le bouclier antimissile americain
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SOTCHI, Russie (Reuters) - L'activation du système américain de défense antimissile construit en Roumanie constitue une nouvelle étape de la course à l'armement, a estimé vendredi Vladimir Poutine promettant d'accroître les dépenses pour neutraliser les "menaces émergentes" contre la Russie.
Les Etats-Unis ont mis en service jeudi sur une ancienne base soviétique de Roumanie un site de défense doté d'un radar, d'intercepteurs de missiles et de systèmes de communication, première étape de la création d'un bouclier destiné à protéger l'Europe contre les "Etats voyous" comme l'Iran.
"Il ne s'agit pas d'un système de défense", a déclaré Vladimir Poutine s'exprimant devant des représentants de la défense et de l'industrie militaire. "C'est une partie de la capacité nucléaire stratégique américaine qui est installée à notre périphérie. L'Europe de l'Est fait partie de cette périphérie", a-t-il ajouté.
"Jusqu'à présent ceux qui prennent ces décisions ont vécu tranquillement, plutôt comme des nantis et en sécurité. Maintenant que ces éléments de défense balistique sont déployés, nous allons être contraints de réfléchir à la manière de neutraliser les menaces émergentes contre la Fédération de Russie", a-t-il affirmé.
Le chef du Kremlin estime que la menace de voir l'Iran se doter d'armes nucléaires n'est plus un argument pertinent et qu'il est employé comme prétexte par Washington pour déployer un bouclier antimissile en Europe.
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Les Etats-Unis devaient lancer vendredi les travaux d'un autre site antimissile, en Pologne, et sa livraison, fin 2018, marquera l'achèvement du système. Une fois achevé, ce bouclier s'étendra du Groenland aux Açores. Il sera remis en juillet prochain à l'Otan, qui contrôlera le dispositif à partir d'une base aérienne américaine en Allemagne.
La Russie est furieuse contre ce qu'elle considère comme une démonstration de force de l'Alliance atlantique, qu'elle soupçonne de vouloir la contenir jusqu'aux limites de la mer Noire, zone éminemment stratégique pour Moscou où l'Otan envisage également d'accroître ses patrouilles.
(Vladimir Soldatkin, Pierre Sérisier pour le service français, édité par Tangi Salaün)
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