Nicolas Maduro déclare l'état d'urgence au Venezuela
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Le president venezuelien declare l'etat d'urgence
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CARACAS (Reuters) - Le président vénézuélien Nicolas Maduro a déclaré l'état d'urgence pour une durée de 60 jours vendredi en raison de ce qu'il a qualifié de "menaces" venant des Etats-Unis et de l'intérieur du pays pour renverser son gouvernement.
Le président socialiste, qui est âgé de 53 ans, n'a pas donné de précision sur le contenu de cette mesure. Un précédent état d'urgence, instauré l'an dernier dans des Etats près de la frontière colombienne, s'était traduit par la suspension d'une partie des garanties constitutionnelles dans ces régions.
Auparavant, des responsables des services de renseignement américains avaient dit craindre un effondrement politique et économique au Venezuela, estimant que l'impopulaire président ne finirait sans doute pas son mandat. [nL5N18A72D]
L'opposition souhaite le départ du successeur d'Hugo Chavez alors que le pays fait face à une grave crise avec pénurie alimentaire, pillages ponctuels et inflation galopante.
Mais Nicolas Maduro a juré qu'il ne se laisserait pas chasser du pouvoir avant la fin de son mandat. Il accuse les Etats-Unis de fomenter un coup d'Etat visant à le destituer. Pour le président, la mise à l'écart de la présidente brésilienne Dilma Rousseff par le Sénat brésilien cette semaine est le signe qu'il est le prochain sur la liste.
"Washington s'active, à la demande de la droite fasciste vénézuélienne, qui se sent enhardie par le coup d'Etat au Brésil", a déclaré vendredi l'ancien dirigeant syndical dans un discours télévisé.
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Les relations entre Washington et Caracas sont tendues depuis des années, et particulièrement depuis le soutien des Etats-Unis à une tentative de putsch manquée contre Hugo Chavez en 2002.
Le Parti socialiste vénézuélien au pouvoir est un allié de longue date du Parti des travailleurs brésilien de Dilma Rousseff, et le départ de cette dernière achève d'isoler Maduro.
L'opposition, qui estime Maduro alarmistes avec ses accusations de complot, a condamné l'instauration de l'état d'urgence.
"Aujourd'hui Maduro a de nouveau violé la Constitution", a dit le député de l'opposition Tomas Guanipa. "Pourquoi? Parce qu'il a peur d'être destitué", a-t-il ajouté.
(Deisy Buitrago et Alexandra Ulmer; Danielle Rouquié et Julie Carriat pour le service français)
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