Les parlementaires turcs font un pas vers la levée de l'immunité
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Les parlementaires turcs avancent vers la levee de l'immunite
UMIT BEKTAS
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Les parlementaires turcs avancent vers la levee de l'immunite
UMIT BEKTAS
ISTANBUL (Reuters) - Le Parlement turc a adopté vendredi le premier article d'un projet de révision constitutionnelle supprimant l'immunité dont bénéficient les élus à l'égard de poursuites judiciaires, une mesure que l'opposition pro-kurde juge destinée à la priver de représentation nationale.
Cette disposition a été adoptée par 373 voix sur 550, soit plus que la majorité des deux tiers (367 voix) requise pour procéder à une modification de la loi fondamentale turque sans avoir recours à un référendum.
Le Parlement doit procéder vendredi à deux autres votes sur des dispositions complémentaires de ce projet de réforme pour en déterminer la forme définitive.
Le président Recep Tayyip Erdogan accuse le Parti démocratique des peuples (HDP, pro-kurde), troisième force politique du pays, d'être la vitrine politique des activistes kurdes qui mènent une insurrection dans le sud-est de la Turquie à majorité kurde.
Les adversaires d'Erdogan expliquent que cette initiative fait partie de sa stratégie pour chasser le HDP du parlement et pour renforcer la position du parti Justice et Développement (AKP) au pouvoir afin d'obtenir l'instauration d'un régime présidentiel qu'il réclame.
Pour Selahattin Demirtas, co-président du HDP, la suppression de l'immunité parlementaire va avoir pour conséquence d'engendrer des violences et d'étouffer le processus démocratique en Turquie.
La réfome constitutionnelle doit permettre d'engager des poursuites judiciaires contre des parlementaires qui font déjà l'objet d'une enquête, soit 138 élus dont 101 appartiennent au HDP ou au Parti républicain du peuple (CHP), première force de l'opposition.
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Le HDP fait valoir que la grande majorité de ses 59 députés risquent d'être envoyés en prison, principalement en raison des opinions qu'ils défendent. Cela pourrait aboutir à priver ce parti d'une représentation nationale, affirment-ils.
(Gulsen Solaker et Humeyra Pamuk, Pierre Sérisier pour le service français)
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