Kerry en Birmanie pour encourager la transition démocratique
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Kerry en birmanie pour encourager la transition democratique
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Kerry en birmanie pour encourager la transition democratique
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NAYPYITAW (Reuters) - Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a effectué dimanche sa première visite au gouvernement birman issu des élections démocratiques de l'an dernier.
Il entendait à cette occasion y encourager les réformes et souligner la nécessité de changements plus poussés en matière de défense des droits de l'homme, a dit un responsable américain.
Avant de rejoindre Barack Obama au Vietnam lundi, John Kerry a rencontré la lauréate du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, qui reste interdite de mandat présidentiel en vertu de la Constitution rédigée par l'ex-pouvoir militaire.
John Kerry, dont la dernière visite remontait à 2014, devait rencontrer séparément le chef des forces armées birmanes, le général Min Aung Hlaing.
"Nous cherchons de nouvelles manières de soutenir ce nouveau gouvernement", a dit un responsable américain accompagnant le secrétaire d'Etat à des journalistes.
La semaine dernière, les Etats-Unis ont levé certaines sanctions imposées à la Birmanie dans le but de soutenir des réformes politiques et la croissance économique. Des restrictions frappant les institutions financières birmanes ont été supprimées, et sept entreprises publiques ont été retirées d'une liste noire.
Une centaine d'individus et de groupes restent toutefois sur cette liste noire de Washington, qui interdit aux banques et aux entreprises américaines de faire affaire avec ces derniers.
"Pour le moment, il nous faut accepter le fait qu'il y a des individus et des entités dans le pays qui ne sont pas complètement solidaires de la transition démocratique et qui préfèrent le bon vieux temps", a dit le responsable.
"Nous voulons également encourager l'armée en Birmanie à continuer d'avancer dans un rôle de consolidation de la démocratie afin d'aider les réformes démocratiques supplémentaires", a-t-il ajouté.
Les Etats-Unis soutiennent de longue date le rôle actif de l'ex-opposante Aung San Suu Kyi dans la transition démocratique. Ce mois-ci, une remarque de sa part au nouvel ambassadeur américain Scott Marciel, suggérant d'abandonner le terme de Rohingya pour désigner la minorité musulmane persécutée du pays, a toutefois créé la surprise.
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Les Rohingyas sont généralement mal vus en Birmanie, y compris par certains membres du parti de Suu Kyi, où on les considère comme des immigrants clandestins venus du Bangladesh.
(Lesley Wroughton? Julie Carriat pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse)
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