Obama à Hiroshima pour louer l'amitié et non pour des excuses
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Barack obama n'ira pas a hiroshima pour des excuses
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Barack obama n'ira pas a hiroshima pour des excuses
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TOKYO (Reuters) - Barack Obama, qui a entamé dimanche une visite au Vietnam qu'il poursuivra en fin de semaine au Japon, souligne dans une interview à la chaîne de télévision japonaise NHK que son déplacement prévu à Hiroshima ne sera pas un geste d'excuse mais un symbole des liens d'amitié entre les deux anciens ennemis.
Barack Obama deviendra vendredi le premier président des Etats-Unis en exercice à se rendre dans la ville martyre, théâtre le 6 mai 1945 du premier bombardement atomique de l'Histoire. Des milliers d'habitants ont été instantanément tués. Fin 1945, du fait de l'exposition à la radioactivité, le bilan était de 140.000 morts. Trois jours après Hiroshima, une autre ville, Nagasaki, était soumise au feu nucléaire.
Barack Obama sera accompagné par le Premier ministre japonais, Shinzo Abe.
Devant les caméras de la NHK, le président des Etats-Unis explique que les dirigeants de la planète ont souvent des décisions difficiles à prendre en temps de conflit.
"Il est important de reconnaître qu'au coeur d'une guerre, des dirigeants prennent toutes sortes de décisions, c'est aux historiens de poser des questions et de les examiner", dit-il dans cette interview diffusée dimanche. "Mais je sais, en tant que personne aujourd'hui à cette fonction depuis sept ans et demi, que chaque dirigeant prend des décisions très difficiles, particulièrement en temps de guerre."
Pour une majorité d'Américains, les bombardements d'Hiroshima et Nagasaki étaient une nécessité pour mettre fin à la guerre et ont permis d'épargner des vies américaines et japonaises en abrégeant le conflit. De nombreux historiens doutent de cette version. Au Japon, l'opinion publique juge majoritairement que ces attaques inédites n'étaient pas justifiées.
Barack Obama, qui a obtenu en 2009 le prix Nobel de la paix en partie pour son engagement en faveur de la non-prolifération nucléaire, estime que l'accent doit être mis sur le rétablissement des relations entre le Japon et les Etats-Unis.
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"Je pense que c'est aussi une histoire heureuse, celle de deux anciens adversaires qui s'unissent et deviennent des alliés parmi les plus proches au monde", dit-il.
"Puisqu'il ne me reste que quelques mois en fonction, j'ai pensé que c'était un bon moment pour moi pour réfléchir à la nature de la guerre. Une partie de mon objectif est de reconnaître que des innocents pris dans la guerre peuvent endurer des souffrances extrêmes et que cela n'appartient pas seulement au passé : cela se produit aujourd'hui en de nombreuses parties du monde."
(Elaine Lies et Kiyoshi Takenaka, Henri-Pierre André pour le service français)
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