Un otage abattu par erreur dans l'attaque de Dacca
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L'enquete sur l'attaque de dacca montre que la police a abbatu un otage par erreur
© Adnan Abidi / Reuters
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L'enquete sur l'attaque de dacca montre que la police a abbatu un otage par erreur
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DACCA (Reuters) - La police du Bangladesh a abattu par erreur un cuisinier dans le restaurant de Dacca où vingt autres personnes ont été tuées par un commando islamiste vendredi dernier, ont déclaré les autorités mardi.
L'enquête montre également que les agences de sécurité du pays ont été prévenues en vain de l'imminence d'une attaque par des messages sur les réseaux sociaux.
"C'était la première fois qu'une telle chose se produisait au Bangladesh. Personne n'y était préparé. Personne n'a compris la gravité de la situation dans un premier temps", a reconnu H.T. Imam, conseiller de la Première ministre Sheikh Hasina. "La réaction initiale a été lente", a-t-il dit à Reuters.
Les autorités bangladaises chargées de surveiller les réseaux sociaux ont vu plusieurs messages diffusés sur Twitter annonçant une attaque le jour de l'attentat.
Mais la police a pensé que cette attaque viserait les ambassades ou les grands hôtels et restaurants, a expliqué H.T. Imam. Le quartier autour de l'hôtel Westin a ainsi été bouclé, mais il se situait à un kilomètre du Holey Artisan Bakery and O'Kitchen, le restaurant visé par les islamistes.
L'attaque, revendiquée par l'organisation Etat islamique, marque une escalade majeure dans la vague de violences islamistes qui secoue depuis dix-huit mois ce pays de 160 millions d'habitants à majorité musulmane et vise des universitaires, des homosexuels, des défenseurs des libertés ou des membres des minorités religieuses.
La police, qui avait dans un premier temps annoncé avoir abattu six assaillants au bout de douze heures de siège, a finalement reconnu mardi avoir tué par erreur l'un des cuisiniers du Holey Artisan Bakery.
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Elle a identifié les cinq assaillants restants comme étant tous de nationalité bangladaise.
La plupart des victimes sont de nationalité étrangère - italienne, japonaise, indienne et américaine - mais des rescapés ont indiqué que des musulmans incapables de réciter le Coran ont également été tués.
(Rupam Jain et Ruma Paul; Danielle Rouquié et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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