Grève générale en Grèce contre de nouvelles mesures d'austérité
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Greve generale en grece contre de nouvelles mesures d'austerite
COSTAS BALTAS
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Greve generale en grece contre de nouvelles mesures d'austerite
COSTAS BALTAS
par Renee Maltezou et George Georgiopoulos
ATHENES (Reuters) - Les services de ferries, de bus et de trains étaient perturbés ce mercredi en Grèce, où fonctionnaires et médecins ont cessé le travail à l'appel des syndicats pour dénoncer de nouvelles mesures d'austérité, dont une nouvelle baisse des pensions de retraite à compter de 2019.
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans le centre d'Athènes, non loin du siège de l'assemblée où le débat est en cours. Le cortège a réuni au moins 14.000 personnes, selon les premières estimations fournies par la police.
A la mi-journée, les forces de l'ordre ont dû faire usage de gaz lacrymogènes.
"Non à l'austérité, oui à l'allègement de la dette" ou "Rendez-nous les conquêtes sociales que vous nous avez volées", pouvait-on lire parmi les banderoles portées par les manifestants.
Le Parlement doit voter jeudi sur de nouvelles réformes sous la pression des créanciers internationaux d'Athènes.
Elles devraient permettre le déblocage d'une tranche du plan d'aide de 86 milliards d'euros, le troisième négocié depuis le début de la crise de la dette grecque, à l'automne 2009, et l'ouverture de discussions sur un allègement de la dette, qui s'élève à 179% du produit intérieur brut.
Au rang de ces mesures impopulaires figure une diminution des pensions de retraite en 2019, la treizième depuis 2010, et une réduction des exemptions fiscales sur les revenus en 2020.
L'appel à la grève générale a été lancé pour vingt-quatre heures par les principaux syndicats public et privé, Adedy et GSEE.
Le gouvernement d'Alexis Tsipras a consenti au début du mois à de nouvelles coupes budgétaires pour sortir les négociations avec ses créanciers de l'impasse dans laquelle elles s'étaient enlisées depuis décembre.
L'objectif est de dégager des économies de l'ordre de 2% du PIB et de respecter un excédent budgétaire primaire - hors service de la dette - à 3,5% du PIB. Si Athènes fait mieux, l'accord négocié avec ses partenaires permettra d'annuler une partie des nouvelles mesures d'austérité.
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"ON CROYAIT À SES PROMESSES"
L'adoption rapide de ces mesures par le Parlement grec permettra aux ministres des Finances de la zone euro de débloquer des fonds lors de la prochaine réunion de l'Eurogroupe, lundi prochain à Bruxelles. Athènes en a besoin pour faire face à une échéance de 7,5 milliards d'euros en juillet.
Lors de sa victoire aux législatives de janvier 2015, Alexis Tsipras s'était pourtant engagé à mettre fin à une "austérité catastrophique" et à tourner la page sur "cinq années d'humiliation et d'angoisse". Mais le chef de file du parti de gauche radical Syriza a dû renoncer à cette promesse pour obtenir un nouveau plan d'aide.
"On a été abusé. On croyait à ses promesses", a réagi Nikos Moustakas, 71 ans, un mécanicien à la retraite croisé dans le cortège.
Plus loin, Paraskevi Tsouparopoulou, un retraité de 62 ans, met lui aussi le gouvernement Tsipras face à ses contradictions. "Ils nous avaient dit qu'ils mettraient fin à l'austérité et déchireraient les plans de renflouement. Au lieu de quoi ils nous ont amené une catastrophe", dénonce-t-il.
(avec Michele Kambas; Tangi Salaün et Henri-Pierre André pour le service français)
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