Erdogan et Poutine d'accord pour continuer à collaborer en Syrie
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Erdogan et poutine d'accord pour continuer a collaborer en syrie
SPUTNIK
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Erdogan et poutine d'accord pour continuer a collaborer en syrie
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ANKARA (Reuters) - Les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et russe Vladimir Poutine se sont engagés jeudi à poursuivre leur collaboration pour tenter de mettre fin au conflit en Syrie, où leurs deux pays soutiennent pourtant des camps opposés.
"Les conditions de fait pour mettre fin à la guerre fratricide en Syrie, pour l'anéantissement définitif des terroristes et pour le retour des Syriens à une vie normale sont réunies", a dit Vladimir Poutine à l'issue d'un entretien avec Recep Tayyip Erdogan à Ankara.
Le soutien militaire apporté par la Russie à partir de l'automne 2015 aux forces du président syrien Bachar al Assad a contribué à inverser la tendance en faveur de ce dernier dans ce conflit issu de la révolte contre le régime en 2011.
La Turquie est en revanche hostile à Bachar al Assad sans soutenir pour autant toutes les composantes d'une rébellion aux multiples visages.
Vladimir Poutine a déclaré que lui-même et Recep Tayyip Erdogan avaient confirmé leur attachement à l'instauration de quatre "zones de désescalade" à travers la Syrie, notamment dans la province d'Idlib, dans le nord-ouest du pays, où vivent environ deux millions de personnes et qui est en grande partie contrôlée par l'ancienne émanation syrienne d'Al Qaïda.
Recep Tayyip Erdogan a déclaré la semaine dernière que l'armée turque se déploierait dans la province d'Idlib, frontalière de la Turquie, tandis que la Russie s'occuperait des abords de la province.
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La région d'Idlib a été le théâtre jeudi d'une dixième journée consécutive de bombardements aériens visant des localités tenues par les rebelles, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Des secouristes proches de l'opposition à Bachar al Assad ont accusé mercredi les aviations russe et syrienne d'avoir tué au moins 150 civils et blessé des dizaines d'autres en un peu plus d'une semaine de bombardements intensifs sur la région d'Idlib.
La Russie affirme ne s'en prendre qu'aux combattants djihadistes.
(Tulay Karadeniz et Darya Korsunskaya; Bertrand Boucey pour le service français)
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