Engin explosif découvert à Paris, un suspect radicalisé
reuters.com

Paris xvie: cinq gardes a vue dont un radicalise
Gonzalo Fuentes
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Paris xvie: cinq gardes a vue dont un radicalise
Gonzalo Fuentes
PARIS (Reuters) - L'un des cinq suspects placés en garde à vue après la découverte ce week-end d'un engin explosif dans le XVIe arrondissement de Paris est fiché pour radicalisation, a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.
"Parmi les personnes qui ont été arrêtées, l'un était fiché au fichier FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste-NDLR), ça veut dire donc radicalisé", a-t-il déclaré sur France Inter.
La découverte de l'engin explosif "montre que le niveau de la menace en France est extrêmement important", a-t-il ajouté. "Oui, nous sommes toujours en état de guerre, même si Daech (acronyme arabe de l'Etat islamique-NDLR) a connu des défaites militaires."
Le Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), créé par décret en mars 2015, recense les personnes radicalisées en France. Il diffère du fichier "S" (pour Sûreté de l'Etat).
Selon une source proche de l'enquête, les cinq personnes actuellement en garde à vue sont entendues par les policiers depuis lundi matin.
Ont été retrouvées au 31 rue Chanez, dans le XVIe arrondissement, deux bonbonnes de gaz dans le hall de l'immeuble et deux qui se trouvaient à l'extérieur de l'immeuble.
Elles étaient reliées par un fil électrique avec un téléphone portable comme dispositif de mise à feu, précise-t-on de source proche de l'enquête. Deux des bonbonnes étaient arrosées d'essence.
"EN PARFAIT ÉTAT"
Selon l'hebdomadaire Le Point qui a révélé cette information, le dispositif était "en parfait état de marche".
C'est un habitant de l'immeuble qui a entendu du bruit samedi à 04h30 du matin et qui a donné l'alerte, indique-t-on de source proche de l'enquête. En sortant de l'immeuble, cette personne a aperçu un homme qui semblait se cacher derrière une voiture, ajoute-t-on.
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Une enquête en flagrance a été ouverte pour association de malfaiteurs terroristes, tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, tentative de destruction par un moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste.
Elle a été confiée à la section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
A ce stade, les enquêteurs s'interrogent sur la raison du choix de cet immeuble qui n'abrite aucune société, organisation ou personnalité susceptible d'être prise pour cible.
Interrogé sur un éventuel défaut de surveillance du suspect présenté comme "radicalisé", le ministre de l'Intérieur a mis en avant les limites du fichier FSPRT.
"Lorsqu'on est fiché au fichier FSPRT, on est surveillé, a-t-il dit", mais on peut toujours passer, par l'intermédiaire d'amis du réseau, (...) à l'acte".
Il a expliqué que, dans la "nébuleuse" qui entoure la personne surveillée, des individus qui n'ont pas encore éveillé l'attention des autorités sont "en fait radicalisés et prêts à venir en aide à celui qui est déjà fiché au FSPRT."
(Service France, Emmanuel Jarry et Danielle Rouquié, édité par Sophie Louet)
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