Trump songe à retirer les troupes américaines de Syrie
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Trump songe a retirer les troupes americaines de syrie
Rodi Said
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Trump songe a retirer les troupes americaines de syrie
Rodi Said
WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump a déclaré mardi qu'il envisageait "très sérieusement" de retirer les troupes américaines de Syrie, estimant l'implication militaire des Etats-Unis trop coûteuse et profitable avant tout aux autres pays.
"Je vais prendre une décision bientôt", a-t-il précisé devant la presse à la Maison blanche.
"Notre mission première était de nous débarrasser (du groupe Etat islamique) Daech. Nous avons quasiment terminé cette mission et nous allons prendre très bientôt une décision, en coordination avec les autres, sur ce que nous allons faire", a affirmé Donald Trump.
"Je veux que nous nous retirions. Je veux ramener les troupes à la maison", a ajouté le chef de la Maison blanche.
Environ 2.000 soldats américains luttent actuellement contre Daech en Syrie, a annoncé le général Joseph Votel, qui supervise les troupes déployées au Proche-Orient.
Les combattants soutenus par les forces américaines ont repris plus de 90% du territoire détenu par l'Etat islamique en Syrie, a-t-il précisé.
Depuis les attentats du 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont dépensé plus de 7 billions de dollars (environ 5,7 billions d'euros) dans la lutte contre les groupes terroristes au Proche Orient et en Asie, a souligné Donald Trump.
"Nous n'en retirons rien. Vous imaginez, sept billions de dollars en 17 ans. Nous n'obtenons rien si ce n'est la mort et la destruction. C'est horrible. Il est temps (de retirer les troupes)."
En marge de la conférence de presse de Donald Trump, un responsable du département d'Etat a affirmé que la lutte des Etats-Unis contre le groupe Etat islamique n'était pas encore terminée.
"Nous sommes en Syrie pour combattre Daech. C'est notre mission, elle n'est pas terminée, nous irons au bout de cette mission", a déclaré l'émissaire spécial pour la lutte contre l'Etat islamique, Brett McGurk, lors d'un forum à Washington.
"Je pense que le plus dur est devant nous", a commenté le général Votel. "Cela consiste à stabiliser ces régions, à consolider nos gains et à ramener les gens chez eux. L'armée doit jouer un rôle là-dedans. Sans aucun doute, dans la phase de stabilisation", a ajouté le militaire.
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(Phil Stewart, Idrees Ali, Lesley Wroughton et Lisa Lambert, Jean Terzian pour le service français)
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