RDC: La candidature de Jean-Pierre Bemba définitivement invalidée
reuters.com

Rdc: la candidature de jean-pierre bemba definitivement invalidee
Kenny-Katombe Butunka
reuters.com

Rdc: la candidature de jean-pierre bemba definitivement invalidee
Kenny-Katombe Butunka
KINSHASA (Reuters) - La Cour constitutionnelle de République démocratique du Congo (RDC) a définitivement invalidé la candidature de l'opposant Jean-Pierre Bemba à l'élection présidentielle de décembre, en raison de sa condamnation pour subornation de témoins prononcée par la Cour pénale internationale (CPI).
L'ex-chef rebelle, qui a été vice-président, est arrivée en deuxième position derrière Joseph Kabila lors de la présidentielle de 2006, qui a donné lieu à des violences à Kinshasa.
La CPI l'a condamné en juin 2016 à 18 ans de réclusion pour des crimes commis en République centrafricaine en 2002 et 2003, mais il a finalement été acquitté en appel, le 8 juin dernier. Sa condamnation pour subornation de témoin dans une autre affaire jugée par la CPI a en revanche été confirmée.
La Cour constitutionnelle, dont la décision a été retransmise à la télévision, a considéré comme la commission électorale qu'il s'agissait d'une forme de corruption.
Jean-Pierre Bemba, chef de file du Mouvement de libération du Congo (MLC), était considéré comme l'un des favoris pour la succession de Joseph Kabila, qui a finalement renoncé à se représenter le 23 décembre.
Le deuxième mandat du président sortant, qui a succédé à son père Laurent après son assassinat en 2001, devait s'achever le 19 décembre 2016 et la constitution lui interdit d'en briguer un troisième.
L'élection de son successeur a toutefois été repoussée à plusieurs reprises, officiellement faute de moyens financiers et son maintien au pouvoir a provoqué l'an dernier de nouvelles violences qui ont fait plusieurs dizaines de morts.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

"Le Congo est tombé très bas !", s'est indigné sur Twitter le secrétaire général du MLC après le jugement d la Cour constitutionnelle.
Outre Bemba, Moise Katumbi, chef de file de l'opposition, n'a pas été autorisé à rentrer en RDC le mois dernier pour déposer sa candidature après deux ans d'exil. Un sondage publié en juillet en faisait l'un des favoris du scrutin avec 19% des voix, à égalité avec Felix Tshisekedi, alors que Bemba était crédité de 17% des intentions de vote.
La Cour constitutionnelle a également confirmé lundi l'invalidation de la candidature de l'ancien Premier ministre Adolphe Muzito, mais a rétabli celle de Samy Badibanga, qui a également été chef du gouvernement.
(Benoit Nyemba, Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Arthur Connan)
reuters.com