Pourparlers de paix jeudi à Genève sur le Yémen
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Pourparlers de paix jeudi a geneve sur le yemen
Khaled Abdullah
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Pourparlers de paix jeudi a geneve sur le yemen
Khaled Abdullah
par Stephen Kalin et Tom Miles
RYAD/GENEVE (Reuters) - Les parties en lice dans le conflit yéménite doivent prendre part à partir de jeudi à Genève aux premiers pourparlers de paix depuis la fin 2015, les Nations unies cherchant à mettre un terme à la pire crise humanitaire actuellement dans le monde et à un conflit civil alimenté par l'animosité entre Ryad et Téhéran.
L'émissaire spécial de l'Onu pour le Yémen, Martin Griffiths, souhaite voir le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale et le mouvement chiite des Houthis oeuvrer en faveur d'une solution de paix, qui permette le retrait des forces étrangères du pays et la mise en place d'un gouvernement d'union nationale.
Une coalition arabe, sous conduite saoudienne, intervient depuis mars 2015 dans la guerre civile aux côtés du gouvernement du président Abd Rabbou Mansour Hadi, et les précédentes tentatives de médiation avec les Houthis ont échoué jusqu'à présent.
La situation humanitaire s'est aggravée ces derniers mois et 8,4 millions de personnes sont au bord de la famine. Une grave épidémie de choléra s'est déclarée. Nul ne sait combien de victimes a fait le conflit; les Nations unies ont arrêté leur décompte voici plus de deux ans, alors que 10.000 civils avaient déjà péri dans cette guerre.
Mohamed Ali al Houthi, chef du comité révolutionnaire suprême des Houthis, a écrit mardi sur Twitter que les négociateurs devaient adopter une position ferme pour atténuer l'impact humanitaire de la guerre.
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"J'appelle la délégation du peuple yéménite, si elle parvient à atteindre Genève, à protester en refusant d'engager les consultations tant que les pays ne consentiront pas à trouver des solutions économiques d'urgence pour faire face à la chute du rial et à la hausse des prix, dues à l'agression économique américano-saoudienne contre le Yémen", a-t-il dit.
Anouar Gargache, ministre des Affaires étrangères des Emirats arabes unis (pays qui fait partie de la coalition arabe), s'est félicité de la perspective de ces pourparlers de paix et a appelé toutes les parties à s'y engager de façon constructive.
"Le recours à la force militaire légitime par la coalition a toujours visé à promouvoir une solution politique et la résolution 2216 (du Conseil de sécurité de l'Onu). Il y a encore beaucoup à faire. Mais Genève peut permettre d'avancer dans ce sens", a-t-il écrit sur Twitter.
Cette résolution, adoptée en avril 2015, préconisait la reprise rapide du dialogue en vue d'une politique inclusive au Yémen, et imposait un embargo sur les armes à destination des Houthis.
(Stephen Kalin et Tom Miles; Eric Faye pour le service français)
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