L'UE prête à assouplir les contrôles à la frontière irlandaise, selon Barnier
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Barnier pret a discuter de la frontiere irlandaise avec londres
Yves Herman
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Barnier pret a discuter de la frontiere irlandaise avec londres
Yves Herman
LONDRES (Reuters) - Le négociateur en chef de l'Union européenne en vue du Brexit, Michel Barnier, est prêt à rechercher de nouvelles voies pour résoudre le problème de la frontière irlandaise avec le gouvernement britannique, tout en rappelant que le temps presse.
Michel Barnier a redit vendredi sa détermination à parvenir à un accord de sortie négocié et ordonné après avoir rencontré le chancelier autrichien Sebastian Kurz, qui accueillera les 19 et 20 septembre prochains une réunion des dirigeants européens à Salzbourg.
"En amont du sommet informel des dirigeants européens, nous sommes déterminés à oeuvrer en faveur d'un retrait ordonné, notamment sur la question difficile de la frontière nord-irlandaise et sur celle des relations futures avec le Royaume-Uni", a-t-il dit.
Michel Barnier s'était exprimé quelques jours plus tôt devant des parlementaires britanniques auprès desquels il avait assuré que l'Union était ouverte à la discussion sur la frontière irlandaise.
"(...) Nous pouvons discuter de ce texte, nous pouvons y apporter des modifications", avait-il alors déclaré, selon la transcription de son intervention publiée vendredi par le Parlement.
Si les deux camps font des efforts, a estimé le négociateur européen, il devrait être possible de "dédramatiser cette clause de sauvegarde" - prévoyant un retour en arrière dans l'hypothèse où le nouveau système de contrôle automatisé des camions de marchandises à la frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord proposé par Londres ne fonctionnerait pas.
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"Nous sommes disposés à assouplir les contrôles, qu'ils soient menés à un certain nombre d'endroits et que les contrôles puissent se dérouler selon plusieurs modalités différentes", a dit Michel Barnier.
"Ils pourraient être disséminés. Ils pourraient être organisés en plusieurs lieux, sur les bateaux, dans des ports situés à l'extérieur de l'Irlande, ils pourraient être conduits en utilisant des moyens technologiques (..)".
Il a souligné que si Londres et Bruxelles n'arrivaient pas à s'entendre, il n'y aurait pas d'accords limités à des aspects du divorce.
"S'il n'y a pas d'accord, il n'y a plus de discussions. Il n'y a plus de négociations. C'est terminé et chaque camp devra prendre unilatéralement ses propres mesures d'urgence, et nous en prendrons dans des secteurs comme l'aviation, mais cela ne signifie pas qu'il y aura des mini-accords s'il n'y a pas d'accord", a-t-il détaillé.
"Le pire scénario serait qu'il n'y ait pas d'accord", a conclu Michel Barnier.
Selon lui, l'accord de retrait est prêt à 80% mais les négociateurs pourraient avoir besoin de poursuivre leurs discussions après le Conseil européen des 18 et 19 octobre.
Leo Varadkar, le Premier ministre irlandais, a toutefois prévenu vendredi qu'il refusait que les négociations s'éternisent.
"Notre objectif est de conclure un accord de retrait, notamment un protocole, entre maintenant et octobre ou novembre au plus tard", a-t-il dit à la presse.
(Guy Faulconbridge; Tangi Salaün et Nicolas Delame pour le service français)
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