Irak: Fin de l'impasse au Parlement, qui élit son nouveau président
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BAGDAD (Reuters) - Le Parlement irakien a élu samedi à sa tête le député sunnite Mohamed al Halbousi après plusieurs semaines de tractations entre deux alliances chiites se présentant comme majoritaires, celle du Premier ministre sortant Haïdar al Abadi et celle de son prédécesseur Nouri al Maliki.
La présidence du Parlement revient de droit à la communauté sunnite en vertu de l'accord de partage du pouvoir qui prévoit que le chef du gouvernement est chiite et le président de la République kurde.
Mohamed al Halbousi, qui était jusqu'aux élections du 12 mai dernier le gouverneur de la province d'Anbar, ancien bastion des insurgés sunnites, a été préféré à l'ex-ministre de la Défense Khaled al Obeïdi.
Sa désignation, ainsi que celle de ses deux vice-présidents, est une étape essentielle sur la voie de la mise en place d'un nouveau gouvernement, qui doit intervenir d'ici 90 jours selon la Constitution.
Le choix du Premier ministre est cependant loin d'être tranché faute de majorité claire au Parlement à l'issue des élections législatives, entachées de surcroît par des soupçons de fraude.
Haïdar al Abadi s'est allié au puissant imam chiite Moktada Sadr pour conserver le pouvoir mais celui-ci leur est contesté par une alliance davantage alignée sur Téhéran avec à sa tête Nouri al Maliki et un chef de milices pro-iraniennes, Hadi al Amiri.
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Le principal dignitaire religieux chiite irakien, l'ayatollah Ali Sistani, pourrait peser sur les discussions après avoir réclamé la semaine dernière un changement de gouvernance à Bagdad en imputant aux dirigeants actuels la crise socio-économique et les violences à Bassorah, la grande ville du sud du pays.
Cette prise de position, rare de sa part en matière de politique intérieure, fragilise Haïdar al Abadi. Mais un retour aux affaires de Nouri al Maliki poserait de sérieuses questions sur la stabilité de l'Irak alors que l'ancien Premier ministre est tenu pour responsable de la déliquescence des institutions qui avait permis la marche triomphale du groupe djihadiste sunnite Etat islamique dans le nord et l'ouest du pays en 2014.
(Raya Jalabi et Ahmed Rasheed; Tangi Salaün pour le service français)
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