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Le Drian au Mali en soutien à "IBK" et à l'accord de paix

reuters.com

Publié le 21 septembre 2018 à 13:45 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:31

Le drian au mali en soutien a "ibk" et a l'accord de paix

Le drian au mali en soutien a "ibk" et a l'accord de paix

Gonzalo Fuentes

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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PARIS (Reuters) - Le ministre français des Affaires étrangères assistera samedi à Bamako à l'investiture du président Ibrahim Boubacar Keïta, réélu pour cinq ans à la tête du Mali, afin notamment d'exercer une pression "respectueuse" pour l'application des accords de paix de 2015.

Malgré la présence des soldats français de la force Barkhane et des casques bleus de l'Onu au Mali, la résurgence des groupes djihadistes reste le défi majeur du deuxième mandat du dirigeant malien, qui s'est engagé à lutter contre les insurgés islamistes et à endiguer les tensions entre ethnies.

Au programme du voyage de Jean-Yves Le Drian, une rencontre avec sa nouvelle homologue, Kamissa Camara, mais aussi un entretien avec le président dans lequel la sécurité et la stabilité du Mali seront centrales, souligne-t-on de source diplomatique.

Plus de trois ans après sa signature, l'accord de paix d'Alger, signé en 2015 entre le gouvernement malien et les groupes armés du Nord, reste très imparfaitement mis en oeuvre, un retard qui suscite l'impatience de la France et de ses partenaires.

Le 30 août, le Conseil de sécurité de l'Onu a reconduit pour un an un régime de sanctions "contre les acteurs entravant l'application de l'accord pour la paix et la réconciliation dans ce pays", une liste laissée pour le moment vide de tout nom. Mais cela pourrait changer.

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"Le temps des avertissements est terminé", a prévenu la représentante de la France, soulignant que "certains responsables intermédiaires de groupes armés (...) nuisaient 'volontairement' à la mise en œuvre de l'accord par leurs liens avérés avec des activités criminelles et terroristes", selon les termes du Conseil de sécurité.

De source diplomatique, on assure que, si l'instrument des sanctions "reste d'actualité", "on ne mettra pas en oeuvre l'accord de paix contre l'avis du gouvernement malien".

On ignore pour l'heure si la 73e assemblée générale des Nations unies qui s'est ouverte cette semaine pourrait servir de cadre à de telles annonces.

LA FRANCE COMPTE SUR LE G5 SAHEL

Autre signe d'impatience, le Conseil de sécurité a repris en juin la plupart des éléments saillants d'une feuille de route conclue en mars par les signataires de l'accord, en donnant six mois aux parties pour les mettre en place (soit jusqu'à février 2019).

Le texte prévoit notamment le début du processus de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), qui fixe le recensement de tous les combattants à démobiliser ou intégrer dans l'armée ou la police malienne, avec l'obligation d'intégrer 1.000 soldats d'ici six mois.

L'échéance des élections législatives, prévues les 25 novembre et 16 décembre au Mali, ne doit pas entraîner d'immobilisme, prévient-on de même source : "Il ne faut pas se mettre dans une posture d'attente des législatives pour prendre les décisions qui s'imposent", dit-on.

Sur le terrain militaire, où la force Barkhane a abattu le mois dernier un chef djihadiste à Ménaka dans le nord du Mali, la matérialisation de la force conjointe du G5 Sahel est attendue avant le sommet G5 de Nouakchott les 6 et 7 décembre prochains, où Jean-Yves Le Drian est attendu.

"On attend (...) que les sept, huit bataillons soient vraiment opérationnels très vite. On l'attend pour le début de l'automne, la fin de la saison des pluies", précise-t-on de source diplomatique. "On arrivera à élargir et finaliser le financement, d'autant que la force conjointe aura démontré sa capacité à être efficace sur le terrain".

Pour le général François Lecointre, chef d'état-major des armées françaises, qui s'exprimait en juillet dernier sur le bilan de l'opération Barkhane, "les moyens militaires ne suffisent pas et il faut déployer une approche globale qui doit cristalliser l'action de plusieurs acteurs", dont l'Agence française de développement (AFD).

"Les actions de développement doivent accompagner la sécurisation sur le terrain", souligne-t-on dans l'entourage de la ministre française des Armées, Florence Parly.

La recrudescence des attaques - non revendiquées - dans le nord-est du Burkina Faso "illustre la pertinence du G5 Sahel et de ses opérations frontalières", ajoute-t-on.

(Sophie Louet et Julie Carriat, édité par Yves Clarisse)

reuters.com

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