A la tribune de l'Onu, May défend à son tour le multilatéralisme
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A l'onu, may defend le multilateralisme
CAITLIN OCHS
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A l'onu, may defend le multilateralisme
CAITLIN OCHS
NEW YORK (Reuters) - Après Emmanuel Macron mardi, Theresa May a exhorté mercredi les dirigeants de la planète rassemblés aux Nations unies à rejeter le nationalisme et à lutter pour préserver le multilatéralisme, prenant à son tour le contre-pied de Donald Trump.
Dans son discours devant l'assemblée générale annuelle des Nations unies, la Première ministre britannique a lancé une mise en garde contre le "nationalisme agressif" qui pourrait selon elle remplacer l'ordre international actuel, basé sur des règles communes.
"Si nous manquons de confiance pour avancer, d'autres le feront", a prévenu Theresa May, citant en exemple la montée du fascisme ou l'expansion du communisme au XXe siècle, en estimant que de tels courants refaisaient surface en Europe et sur d'autres continents.
"Nous avons vu ce qui se produit quand le patriotisme naturel, qui est le pilier d'une société saine, est déformé en nationalisme agressif exploitant la peur et l'incertitude pour promouvoir une politique identitaire à l'intérieur et une confrontation belliqueuse à l'extérieur, tout en enfreignant les règles et en sapant les institutions", a déclaré la chef du gouvernement britannique.
Theresa May a estimé que le vote des Britanniques en faveur d'une sortie de l'Union européenne, lors du référendum de juin 2016, ne constituait "pas un rejet du multilatéralisme ou de la coopération internationale". "C'était une demande claire pour que les décisions et les responsabilités se rapprochent", a-t-elle dit.
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(William James; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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