Brexit: Boris Johnson charge violemment le plan de Theresa May
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Brexit: boris johnson s'en prend violemment au plan de theresa may
Toby Melville
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Brexit: boris johnson s'en prend violemment au plan de theresa may
Toby Melville
par Elizabeth Piper, Kylie MacLellan et William James
BIRMINGHAM, Angleterre (Reuters) - L'ancien ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson s'en est pris violemment mardi au plan sur le Brexit de la Première ministre Theresa May qu'il a qualifié de scandale constitutionnel dont l'application aboutirait à humilier le Royaume-Uni.
"Cela signifierait que les entreprises et les industries du Royaume-Uni, et toute notre économie, seraient exposées de manière perpétuelle à des réglementations qui seraient expressément conçues à la demande de concurrents étrangers pour les abattre", a déclaré Johnson devant les délégués du parti conservateur réunis en congrès à Birmingham.
"Cela signifierait que nous serions contraints d'appliquer, sans pouvoir les modifier ou sans pouvoir nous y opposer, toutes les inepties que l'UE pourrait inventer à l'avenir", a-t-il poursuivi. "Cela n'est pas pragmatique, ce n'est pas un compromis, c'est dangereux et instable politiquement et économiquement."
"Ce n'est pas la démocratie. Ce n'est pas ce pour quoi nous avons voté", a-t-il dit qualifiant le plan de Chequers, mis au point par Theresa May en juillet, de "tromperie".
Boris Johnson avait été accueilli par une ovation à son arrivée à la tribune et la salle a exulté quand il a demandé à May de "balancer" le plan de Chequers. A la fin de son discours, les délégués se sont levés pour l'acclamer.
"Ne les croyez pas quand ils disent qu'il n'y a pas d'autre plan, ni d'autre alternative", a-t-il lancé. "C'est le moment de balancer (le plan de) Chequers. Si nous trompons notre électorat, et (le plan de) Chequers est bien une tromperie, cela ne fera qu'aggraver le sentiment de défiance" des électeurs, a-t-il ajouté.
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"Il se trouve qu'il y a un plan, et ce plan c'est Boris", a ensuite tweeté le député conservateur James Duddridge.
Bien qu'il ait appelé officiellement à soutenir May et un projet d'accord conforme au plan original qui précédait celui de Chequers, Boris Johnson, par la violence de son discours, a pour beaucoup d'observateurs clairement dévoilé son ambition de remplacer May à la tête du parti tory.
La Première ministre a indiqué qu'elle continuait à travailler afin de présenter une nouvelle proposition aux Européens sur la question de la frontière en Irlande, principal point de blocage dans les négociations.
Elle a notamment insisté sur l'idée qu'aucune modification institutionnelle de l'Irlande du Nord ne pourrait être introduite sans l'approbation des habitants de la province.
Le parti unioniste DUP a mis en garde, dans la journée, les Européens contre la tentation "d'annexer" la province en y appliquant une règlementation différente de celle qui prévaudrait dans le reste du Royaume-Uni en cas d'accord.
Interrogée par Sky News sur la prestation de son ancien ministre, Theresa May a répondu : "Boris offre toujours un bon spectacle mais ce qui compte pour les gens c'est ce que nous leur apportons dans les choses qui affectent leur vie quotidienne".
La livre sterling reculait de 0,37% face au dollar et de 0,23% face à l'euro à 16h13 GMT.
(Elizabeth Piper, Kylie MacLellan et William James; Pierre Sérisier et Guy Kerivel pour le service français)
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