Khashoggi: Israël condamne le meurtre du journaliste, relativise
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Khashoggi: israel condamne le meurtre du journaliste, relativise
Amir Cohen
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Khashoggi: israel condamne le meurtre du journaliste, relativise
Amir Cohen
SOFIA/JERUSALEM (Reuters) - Israël a condamné vendredi le meurtre du journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, mais a déclaré que la coopération avec Ryad contre l'Iran était prioritaire.
Pour sa première réaction publique à la mort du journaliste disparu le 2 octobre dernier au consulat saoudien, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que sa mort était "horrible" et devait être traitée.
"Cependant, dans le même temps, je dis qu'il est très important pour la stabilité du monde, de la région et du monde que l'Arabie saoudite reste stable", a ajouté Benjamin Netanyahu. "Je pense qu'il faut trouver un moyen d'atteindre ces deux objectifs. Parce que je pense que comme problème plus important, il y a l'Iran."
Le chef du gouvernement israélien s'adressait aux journalistes après une réunion à Varna en Bulgarie avec les dirigeants bulgares, grecs, roumains et serbes.
Le gouvernement saoudien a d'abord nié que Jamal Khashoggi ait été tué, pour dire ensuite qu'il était décédé des suites d'une "opération non autorisée", avant que le procureur général du royaume n'annonce la semaine dernière que l'attaque avait été préméditée.
Le ministre israélien de l'Énergie, Yuval Steinitz, avait auparavant déclaré que le meurtre de Djamal Khashoggi était éclipsé par la menace existentielle d'un Iran doté d'armes nucléaires, et que "les États arabes, y compris l'Arabie saoudite, sont nos alliés ces dernières années contre l'expansion de l'Iran et contre la menace nucléaire iranienne."
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L'Iran nie développer des armes nucléaires.
Le gouvernement Netanyahu a fait état de contacts semi-officiels entre Israël et l'Arabie saoudite depuis 2014. Ces contacts n'ont jamais été confirmés par Ryad, qui les a même parfois niés.
Benjamin Netanyahu a effectué une visite surprise à Oman la semaine dernière. Le ministre des Affaires étrangères du sultanat a ensuite déclaré à ses voisins du Golfe qu'Israël devait être accepté dans la région. D'autres délégués israéliens ont visité cette semaine les Émirats arabes unis (EAU).
L'administration Trump, qui a aligné la politique des États-Unis sur celle d'Israël, cherche également à renforcer ses relations avec l'Arabie saoudite.
Les émissaires américains voient dans Ryad et les autres puissances du Golfe des partenaires possibles dans un accord de paix large avec Israël qui dépasserait ses négociations bilatérales, depuis longtemps bloquées, avec les Palestiniens.
(Tsvetelia Tsolova, Dan Williams et Ari Rabinovitch; Danielle Rouquié pour le service français)
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