Cuba: Feu vert des députés au projet de Constitution, référendum en février
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Cuba: feu vert des deputes au projet de constitution, referendum en fevrier
Alexandre Meneghini
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Cuba: feu vert des deputes au projet de constitution, referendum en fevrier
Alexandre Meneghini
par Sarah Marsh et Nelson Acosta
LA HAVANE (Reuters) - Les députés cubains ont approuvé à l'unanimité samedi le projet de nouvelle Constitution, qui préserve le système de parti unique mais entérine l'ouverture socio-économique du pays en cours depuis la dislocation de l'Union soviétique.
Ce projet de Constitution sera soumis à un référendum qui se tiendra le 24 février.
Le projet de nouvelle Constitution, qui compte 229 articles et remplacera celle datant de 1976, maintient le rôle du Parti communiste en tant que force qui conduit le pays et le rôle de l'Etat de tenir les rênes de l'économie, ont rapporté les médias cubains.
Le document n'en reconnaît pas moins l'existence du secteur privé qui a fleuri au cours des dix dernières années, consacre l'importance des investissements étrangers et ouvre la voie au mariage homosexuel.
Le projet impose une limite d'âge et de nombre de mandats au président, et réintroduit la fonction de "Premier ministre".
L'actuelle mouture incorpore dans une version antérieure publiée en juillet plusieurs centaines de modifications, essentiellement mineures, proposées par les citoyens au cours d'une consultation publique qui s'est échelonnée sur trois mois.
Le premier vice-président cubain, Salvador Mesa, a déclaré que le gouvernement espérait voir une majorité de la population approuver la nouvelle Constitution lors du référendum, car, dit-il, "c'est aussi le peuple qui a mis au point ce texte".
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Les organisations d'opposition font d'ores et déjà campagne sur le net contre cette Constitution, en utilisant le hashtag #yovotono (Je vote non).
PLUS DE DEFINITION DU MARIAGE
Les adversaires du texte estiment que les piliers du système en vigueur à Cuba n'ont jamais pu être remis en question lors de la consultation populaire et affirment que l'Etat n'a pris en compte que les propositions auxquelles il était favorable.
La dernière mouture du texte réintroduit l'objectif de "progresser vers le communisme", qui était absent de la première version.
L'un des points polémiques qui a été revu concerne l'élimination d'un article qui définissait le mariage comme l'union de deux personnes, et non comme dans la Constitution de 1976 l'union d'un homme et d'une femme.
Cet article est l'un de ceux qui avait suscité le plus de controverses dans une société qui, ces dernières années, a accordé des droits aux communautés LGBT mais qui reste malgré tout conservatrice, sur le fond, à cet égard.
La nouvelle version supprime toute définition du mariage, ouvrant ainsi la porte à la possibilité d'unions homosexuelles, sans accorder le même niveau symbolique de soutien à pareille idée.
Le gouvernement a déclaré à la place qu'il allait actualiser le code de la famille et le soumettre dans les deux ans qui viennent à un référendum.
"Ce n'est pas un revers", a écrit sur Facebook Mariela Castro, la fille du chef du Parti communiste Raul Castro, qui s'est fait la championne des droits de la communauté LGBT à Cuba ces dernières années.
"Le combat continue, votons 'oui' à la Constitution puis serrons les rangs pour obtenir un code de la famille aussi avancé que le nouveau texte constitutionnel", ajoute-t-elle.
(Sarah Marsh et Nelson Acosta; Eric Faye pour le service français)
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