Mattis signe l'ordre de retrait des forces américaines en Syrie
reuters.com

Mattis signe l'ordre de retrait des forces americaines en syrie
Yuri Gripas
reuters.com

Mattis signe l'ordre de retrait des forces americaines en syrie
Yuri Gripas
WASHINGTON (Reuters) - Le secrétaire américain à la Défense James Mattis a signé l'ordre de retrait des forces américaines de Syrie, appliquant une décision de Donald Trump avec laquelle il était en désaccord et qui a provoqué sa démission il y a quatre jours.
"Le décret présidentiel sur la Syrie a été signé", a confirmé lundi un porte-parole du Pentagone dans un email adressé à Reuters.
Aucun calendrier n'a été mentionné mais les quelque 2.000 soldats américains en Syrie pourraient commencer à se retirer dans les semaines à venir. Un haut responsable a précisé qu'un plan de retrait était en cours d'élaboration.
Dans sa lettre de démission, Jim Mattis a critiqué la décision de Donald Trump en déclarant notamment que les Etats-Unis devaient "conserver des alliances fortes et respecter leurs alliés".
L'initiative américaine a été jugée prématurée par la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne et inquiète les Kurdes syriens, jusqu'ici soutenus par Washington, qui craignent de se retrouver pris dans un étau entre l'armée turque et les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés.
Donald Trump a tenté de justifier le départ du chef du Pentagone en affirmant que le général Mattis n'avait pris la mesure du rôle militaire des Etats-Unis dans le monde.
Dans une série de messages sur Twitter, le président américain a répété la position qu'il a souvent défendue depuis son arrivée à la Maison blanche.
"Nous avons financé de manière importante les armées de TRES nombreux pays riches partout dans le monde et dans le même temps, ces pays ont bénéficié d'un avantage total sur les Etats-Unis, sur nos contribuables, sur notre commerce.
"Le général Mattis ne voyait pas cela comme un problème. MOI OUI et c'est réglé !", a-t-il écrit.
James Mattis était considéré en Europe comme un fervent partisan du Traité de l'Otan alors que Trump ne cesse de menacer ses alliés européens de leur retirer le soutien des Etats-Unis s'ils n'augmentent pas leurs dépenses de défense.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

(David Morgan, Idrees Ali; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
reuters.com