L'Equateur accuse Assange d'avoir violé les conditions de son asile
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Assange a viole les conditions de son asile, dit l'equateur
NEIL HALL
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Assange a viole les conditions de son asile, dit l'equateur
NEIL HALL
QUITO (Reuters) - Le président équatorien Lenin Moreno a déclaré mardi que le fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange, avait "violé de manière répétée" les termes de l'asile dont il bénéficie à l'ambassade d'Equateur à Londres, où il réside depuis bientôt sept ans.
Assange, a déclaré Moreno lors d'une interview à des radios locales, n'avait pas le droit de "pirater des comptes privés ou des téléphones" et n'avait pas à intervenir dans la politique de pays, en particulier de pays amis.
Les avocats d'Assange n'ont pas répondu à des demandes de commentaire.
Moreno s'est exprimé après que des photos privées de sa famille et lui, datant de plusieurs années lorsqu'ils vivaient en Europe, ont circulé sur les réseaux sociaux. Si le chef d'Etat n'a pas accusé Assange d'être à l'origine de la "fuite" de ces photos, le gouvernement a dit penser que les photos avaient été diffusées par WikiLeaks.
Dans un communiqué transmis par email, WikiLeaks a déclaré que les remarques de Lenin Moreno étaient des représailles contre WikiLeaks pour avoir fait part d'accusations de corruption contre le président équatorien, qui nie tout malversation.
Julian Assange s'est réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres en juin 2012, après avoir obtenu l'asile du pays latino-américain, pour ne pas avoir à être envoyé en Suède où il était accusé de viol.
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Ce dossier d'accusations de crimes sexuels a été clos depuis, mais Assange, s'il devait quitter l'enceinte diplomatique, serait arrêté pour s'être soustrait au contrôle judiciaire que lui avait imposé la justice britannique.
L'Australien craint que les Etats-Unis ne demandent son extradition en raison de la publication en 2010 par WikiLeaks, spécialisé dans la diffusion brute de documents officiels, de dizaines de milliers de documents diplomatiques et militaires américains.
(Alexandra Valencia, Brian Ellsworth et Luc Cohen; Jean Terzian et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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