Démission d'Andrea Nahles, la présidente du SPD, en Allemagne
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Demission d'andrea nahles, la presidente du spd
Kai Pfaffenbach
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Demission d'andrea nahles, la presidente du spd
Kai Pfaffenbach
FRANCFORT (Reuters) - Andrea Nahles, présidente du Parti social-démocrate allemand (SPD), a annoncé dimanche qu'elle démissionnait et qu'elle allait quitter la tête de son groupe parlementaire au Bundestag, affirmant ne plus disposer du soutien nécessaire pour diriger cette formation.
Cette décision intervient alors que les sociaux-démocrates participant au gouvernement de coalition conduit par la chancelière Angela Merkel ont subi un cinglant revers lors des élections européennes, n'atteignant pas les 16% des suffrages.
Le SPD, qui est désormais le troisième parti d'Allemagne derrière les Verts, voit son audience se réduire dans l'opinion publique, un sondage paru samedi le plaçant à son plus bas niveau historique avec 12% des intentions de vote, soit un point de plus que le parti Alternative pour l'Allemagne (AfD, extrême droite).
"Les discussions au sein du groupe parlementaire et les retours à l'intérieur du parti me montrent que je n'ai plus le soutien nécessaire pour accomplir ma tâche", a dit Nahles dans un communiqué diffusé dimanche par le SPD.
Elle précise qu'elle va quitter ses fonctions de présidente du SPD lundi et celles de chef du groupe parlementaire mardi.
Les sociaux-démocrates devaient voter mardi sur la décision de Nahles de rester au sein de la coalition avec les conservateurs de la CDU/CSU, position qui a été critiquée par l'aile gauche du SPD.
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Le vice-chancelier Olaf Scholz a estimé dans le Tagesspiegel qu'une nouvelle grande coalition réunissant son parti le SPD et les conservateurs n'était pas une bonne idée.
"Trois grandes coalitions d'affilée ne feraient aucun bien à la démocratie", estimait le dirigeant social-démocrate dans un entretien publié peu avant l'annonce de la démission d'Andrea Nahles.
(Pierre Sérisier pour le service français)
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