Colombie: La Cour suprême demande l'arrestation d'un ex-chef des Farc
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Colombie: la cour supreme demande l'arrestation d'un ex-chef des farc
Luisa Gonzalez
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Colombie: la cour supreme demande l'arrestation d'un ex-chef des farc
Luisa Gonzalez
BOGOTA (Reuters) - La Cour suprême colombienne a ordonné mardi l'arrestation d'un ancien commandant des ex-Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) après que celui-ci, devenu parlementaire dans le cadre de l'accord de paix de 2016, ne s'est pas présenté au tribunal pour un interrogatoire demandé par les Etats-Unis.
Seuxis Paucias Hernandez, connu sous le nom de guerre Jesus Santrich, est l'un des dix commandants des ex-Farc démobilisés à avoir obtenu le statut de parlementaire et à siéger au Congrès aux termes de l'accord de paix signé en 2016 avec l'ancien gouvernement colombien.
Les autorités américaines ont demandé l'an dernier l'extradition de Hernandez, l'accusant d'avoir participé à un trafic de cocaïne à destination des Etats-Unis en 2017. Hernandez, âgé de 52 ans, se dit victime d'une conspiration et n'a pas répondu à une assignation à comparaître mardi. Il n'est plus apparu publiquement depuis le 30 juin.
Le président colombien Ivan Duque, détracteur de l'accord signé par son prédécesseur Juan Manuel Santos avec les rebelles marxistes, s'est réjoui de la décision de la Cour suprême d'ordonner la capture de Hernandez.
"C'est une décision attendue par tous les Colombiens qui sont scandalisés par ce simulacre de justice", a dit le chef d'Etat, qui a promis l'an dernier durant la campagne électorale de revoir l'accord de 2016.
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Hernandez a été placé en détention à plusieurs reprises depuis l'an dernier par les autorités colombiennes, et relâché à chaque fois sur décision de la Cour suprême.
Un tribunal spécial (JEP) a été mis sur pied dans le cadre de l'accord de 2016 pour juger des crimes commis par les ex-Farc durant la guerre civile. Il ne peut condamner les anciens combattants à des peines de prison traditionnelles.
Selon un rapport confidentiel que Reuters a pu consulter le mois dernier, près d'un tiers des combattants des ex-Farc ont repris les armes.
(Luis Jaime Acosta; Jean Terzian pour le service français)
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