Le Guatemala cède à Trump et signe un accord de "pays tiers sûr"
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Le guatemala cede a trump et signe un accord de "pays tiers sur"
LOREN ELLIOTT
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Le guatemala cede a trump et signe un accord de "pays tiers sur"
LOREN ELLIOTT
WASHINGTON (Reuters) - Sous la pression de Donald Trump qui menaçait de lui infliger des sanctions commerciales, le Guatemala a accepté vendredi de devenir un "pays tiers sûr" pour contribuer à réduire le nombre de demandes d'asile aux Etats-Unis.
L'accord, qui a été signé en grande pompe dans le Bureau ovale de la Maison blanche, en préfigure d'autres, a assuré le président américain, qui a notamment cité le Mexique.
Faute d'avoir obtenu du Congrès le financement du mur qu'il souhaitait construire le long de la frontière avec le Mexique, Donald Trump a changé de stratégie en faisant pression sur les pays d'Amérique centrale pour qu'ils l'aident à réduire le flux de migrants arrivant aux Etats-Unis, qui a atteint un niveau record sous sa présidence.
Une personne qui traverse un "pays tiers sûr" doit déposer sa demande d'asile dans ce pays et non dans son pays de destination.
Sans employer le terme "pays tiers sûr", le gouvernement guatémaltèque a précisé dans un communiqué que l'accord conclu avec les Etats-Unis s'appliquerait aux réfugiés originaires du Honduras et du Salvador.
S'adressant à la presse devant la Maison blanche, le président américain a indiqué que les ouvriers agricoles guatémaltèques auraient en contrepartie un accès privilégié aux fermes aux Etats-Unis.
Le président guatémaltèque Jimmy Morales devait signer l'accord de "pays tiers sûr" la semaine dernière mais il avait été contraint de reculer après que la Cour constitutionnelle avait jugé qu'il ne pouvait pas prendre un tel engagement sans l'accord du Parlement, ce qui avait provoqué la fureur de Donald Trump.
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Invoquant la nécessité d'éviter des "répercussions sociales et économiques", le gouvernement guatémaltèque a indiqué qu'un accord serait signé dans les prochains jours avec Washington pour faciliter l'octroi de visas de travail agricole temporaires aux ressortissants guatémaltèques.
Il a dit espérer que cette mesure serait ultérieurement étendue aux secteurs de la construction et des services.
(Steve Holland, avec Sofia Menchu à Guatemala City; Tangi Salaün pour le service français)
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