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Affrontements entre factions alliées à Aden, au Yémen

reuters.com  |   |  365  mots
Yemen: l'onu inquiet des tensions dans le camp progouvernemental[reuters.com]
(Crédits : Fawaz Salman)

DUBAÏ (Reuters) - Des affrontements ont éclaté mercredi entre factions alliées à Aden, dans le sud du Yémen, faisant trois morts et neuf blessés, a-t-on appris auprès des autorités locales et des habitants.

Aden abrite le gouvernement yéménite du président Abd Rabbou Mansour Hadi, la capitale Sanaa étant contrôlée depuis près de cinq ans par les rebelles houthis du Nord.

Les combats ont opposé la garde présidentielle et des miliciens affiliés au Conseil de transition du Sud (CTS), structure politique mise en place par les séparatistes.

Ces factions sont en théorie unies dans leur lutte contre les Houthis mais divergent sur l'avenir du Yémen.

Ces tensions se sont exacerbées la semaine dernière lorsqu'un missile tiré sur un défilé militaire a provoqué la mort de 36 séparatistes.

Les affrontements ont éclaté à l'issue des funérailles de plusieurs miliciens, organisées en présence de centaines de personnes sur une colline proche du palais présidentiel.

Des coups de feu ont été échangés entre les gardes présidentiels et des participants à l'enterrement qui ont scandé des slogans hostiles au gouvernement.

Un des chefs de file séparatistes a appelé la foule à se diriger vers le palais présidentiel et à renverser le gouvernement. Cet appel n'a pas été suivi.

L'émissaire des Nations unies pour le Yémen, Martin Griffiths, a fait part de son inquiétude.

"L'escalade militaire aujourd'hui à Aden est alarmante, y compris les informations sur des affrontements dans les environs du palais présidentiel", a dit l'émissaire onusien sur Twitter, appelant les deux camps au dialogue.

Les Emirats arabes unis, qui soutiennent à la fois le gouvernement yéménite et les séparatistes, ont également lancé un appel au calme, tout comme l'Arabie saoudite.

Les deux monarchies sunnites du Golfe interviennent militairement depuis mars 2015 au Yémen contre la rébellion chiite houthie, appuyée par l'Iran.

Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et poussé le Yémen au bord de la famine.

(Rédaction Reuters au Yémen; Pierre Sérisier et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)