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La perspective de nouvelles élections se précise en Espagne

reuters.com

Publié le 03 septembre 2019 à 09:51 - Mis à jour le 12 décembre 2024 à 23:17

Sanchez presente un nouveau contrat a podemos, sans conviction

Sanchez presente un nouveau contrat a podemos, sans conviction

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MADRID (Reuters) - Le dirigeant socialiste espagnol Pedro Sanchez a déclaré mardi qu'il y avait trop de désaccords avec Podemos pour former un gouvernement de coalition mais a proposé une solution dans laquelle le parti de la gauche radicale se verrait offrir des postes non ministériels en échange de son soutien.

La réponse de Podemos, qui maintient que seul un gouvernement de coalition serait à même de débloquer la situation, suggère que l'Espagne se dirige vers de nouvelles élections législatives.

Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a remporté les élections législatives d'avril mais n'est pas parvenu à dégager une majorité de gouvernement dans une assemblée morcelée qui a vu l'arrivée de députés du parti d'extrême droite Vox.

Sanchez, le président du gouvernement sortant, a déjà échoué à deux reprises dans ses tentatives pour obtenir la confiance du parlement.

Si aucun accord n'est trouvé avant le 23 septembre, de nouvelles élections législatives seront organisées le 10 novembre.

Les négociateurs des deux partis se réuniront jeudi, mais s'ils affirment en public qu'ils souhaitent un accord, des sources au sein des deux partis indiquent qu'ils n'ont guère d'espoir.

"Nous allons vers des élections, cela ne fait aucun doute", a dit à Reuters un haut responsable de Podemos. "L'approche du PSOE vise à nous humilier", a-t-il ajouté.

Selon une source haut placée au PSOE, les socialistes situent "à 30% les probabilités de trouver un accord gouvernemental et à 70% celles de devoir organiser de nouvelles élections".

Sanchez est arrivé au pouvoir en juin 2018 à la tête d'un gouvernement minoritaire que Podemos soutenait au Parlement sans y prendre part. C'est cette formule qu'il tente aujourd'hui de réactiver.

"LA POLITIQUE NE PEUT PAS ÊTRE FONDÉE SUR LA CONFIANCE,

MAIS SUR DES GARANTIES"

"Si aujourd'hui les conditions pour devenir des partenaires de gouvernement ne sont pas réunies, il n'y a aucune raison d'être des ennemis. Il est possible d'être des alliés loyaux comme nous l'avons été dans le passé", a-t-il déclaré dans un discours prononcé devant des militants socialistes et des représentants de syndicats et d'ONG.

Selon une source gouvernementale, Podemos pourrait obtenir en échange de son soutien au Parlement des postes de vice-ministres ou de cadres dirigeants dans des entreprises publiques.

Mais Pablo Iglesias, chef de file de Podemos, estime pour sa part que la seule issue passe cette fois par un gouvernement de coalition.

"Quand on est loin de bénéficier du soutien de la moitié des citoyens, on ne peut prétendre avoir tout le pouvoir. Nous disons: partagez les responsabilités", a-t-il dit avant le discours de Sanchez.

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Après l'intervention du dirigeant socialiste, il a tweeté que "la politique ne peut pas être fondée sur la confiance, mais sur des garanties". "Un gouvernement de coalition, argumente-t-il, est la seule garantie à même de mener des politiques qui pourront changer la vie de gens. Voilà ce qui est en jeu."

Afin de convaincre Podemos, Sanchez a également présenté une liste de 300 propositions sur les questions du travail, des retraites ou encore du logement.

D'après la source au PSOE, "ce document sert tout autant à faire pression sur Podemos pour qu'ils changent de posture et soutiennent Sanchez qu'à préparer la campagne électorale".

(Belén Carreño et Emma Pinedo; Nicolas Delame et Henri-Pierre André pour le service français)

reuters.com

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