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Une nouvelle violation du JCPOA par l'Iran serait "un mauvais signal"-sce

reuters.com

Publié le 03 septembre 2019 à 17:28 - Mis à jour le 12 décembre 2024 à 23:17

Une nouvelle violation du jcpoa par l'iran serait "un mauvais signal"

Une nouvelle violation du jcpoa par l'iran serait "un mauvais signal"

Lisi Niesner

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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PARIS (Reuters) - Une nouvelle violation de l'accord sur le programme nucléaire iranien de 2015 de la part de Téhéran enverrait "clairement un mauvais signal", mais la nécessité de trouver une solution demeurera, a-t-on estimé mardi de source diplomatique française.

"Ce serait clairement un mauvais signal", a-t-on déclaré à trois jours de l'échéance fixée à vendredi par Téhéran, qui menace de porter à 20% l'enrichissement de son stock d'uranium ou de redémarrer des centrifugeuses arrêtées en vertu de cet accord appelé Plan d'action global commun (PAGC ou JCPOA en anglais).

"La force de la démarche qu'on mène, c'est qu'elle répond à une nécessité partagée par un large nombre d'acteurs, y compris par le président américain Donald Trump et les Iraniens. (Il s'agit) au fond de casser l'escalade, de prendre de nouveaux engagements", a-t-on souligné. "Evidemment, si les Iraniens passent à l'acte le 6 septembre, ça rendra le travail plus compliqué mais la nécessité demeurera parce qu'il n'y a pas d'autre moyen de sortie de l'escalade actuelle que de faire ce que nous proposons".

"Il ne faut pas créer de terme artificiel, d'échéance artificielle", a-t-on ajouté.

Signataire de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 par l'Iran et le groupe 5+1 (États-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France et Allemagne), la France tente par tous les moyens de préserver ce texte malgré le retrait unilatéral de Washington en mai 2018 et le rétablissement des sanctions américaines.

En réponse, la République islamique a entamé le 8 mai un processus de désengagement par étapes, tous les 60 jours, afin de pousser les signataires européens à tenir leurs promesses de compensation des sanctions américaines.

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QUE FERA HASSAN ROHANI VENDREDI?

La prochaine échéance a été fixée au 6 septembre et Téhéran menace de porter à 20% le processus d'enrichissement de son stock d'uranium ou de redémarrer des centrifugeuses arrêtées en vertu de l'accord de Vienne de 2015.

"La mise en œuvre de cette étape ne signifie pas la fin des discussions", a toutefois promis mardi Mohammad Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères, selon l'agence de presse Isna.

Le président iranien Hassan Rohani "fera-t-il quelque chose" vendredi? "Quelle sera l'ampleur? La question est posée aux Iraniens", a déclaré son homologue français Jean-Yves Le Drian mardi lors d'une rencontre avec l'association de la presse diplomatique à Paris.

Avec l'Iran, "c'est fragile, tous les sujets ne sont pas réglés (...) mais on se parle avec une relative confiance", a-t-il ajouté dix jours après la venue surprise du chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif à Biarritz, en marge du sommet du G7 - à l'invitation de la France.

A l'issue du sommet, Donald Trump s'était dit prêt à rencontrer son homologue iranien "quand les circonstances seront réunies", laissant espérer une baisse des tensions entre Washington et Téhéran, au plus haut depuis cet été.

A Biarritz, Emmanuel Macron a "senti que Donald Trump était disposé à atténuer la stratégie de pression maximale et disposé à accepter un itinéraire permettant un deal", a estimé Jean-Yves Le Drian. "La rapidité de réaction de mon collègue Zarif est aussi un signe que de l'autre côté il y avait sans doute le même souci. Voilà les deux ingrédients : une ouverture d'un côté, une ouverture de l'autre".

LIGNE DE CRÉDIT

Depuis, les rencontres et les discussions s'enchaînent. Une délégation iranienne emmenée par le vice-ministre des affaires étrangères Abbas Araghchi, était à Paris lundi.

Le ministre français de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire est quant à lui à Washington pour évoquer le dossier iranien, notamment l'option du déblocage d'une ligne de crédit internationale afin d'alléger la pression des sanctions américaines sur l'économie iranienne.

L'idée, c'est d'échanger "une ligne de crédit garantie par du pétrole contre un, le retour au JCPOA par l'Iran, deux contre la sécurité dans le Golfe et trois ouverture des négociations sur la sécurité régionale et le post-2025", a expliqué Jean-Yves Le Drian.

"Tout cela suppose que le président (américain Donald) Trump pose des waivers", des exemptions permettant l'achat de pétrole iranien en dépit du rétablissement des sanctions américaines contre Téhéran, a-t-il ajouté.

Selon des sources occidentales et iraniennes, la France aurait proposé une ligne de 15 milliards de dollars, un chiffre qui correspond au tiers du volume des exportations de pétrole iranien en 2017 et qui n'a pas été confirmé par Paris. Trois grands acheteurs de pétrole iranien - la Chine, le Japon et l'Inde - seraient très intéressés à l'idée de pouvoir importer de nouveau.

"C'est une affaire qui n'est pas technique mais éminemment politique", a-t-on insisté de source diplomatique. "Il s'agit de donner à l'Iran la possibilité de récupérer de l'argent frais en contrepartie d'une démarche qui consiste à engager la négociation sur une base exigeante et dans un cadre qui nécessairement inclut les Etats-Unis".

(Marine Pennetier et John Irish, édité par Yves Clarisse)

reuters.com

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