Introduction

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C'est d'abord en tant qu'usine du monde, dans le green business comme ailleurs, que la Chine s'est fait une place (dominante) dans le paysage international. Elle compte aujourd'hui sept des quinze plus grands producteurs de panneaux photovoltaïques, qui fabriqueront 50 % de la production mondiale en 2010, et deux des cinq premiers constructeurs d'éoliennes.

Quant au sous-traitant de batteries pour téléphones portables BYD, devenu constructeur de véhicules électriques, il ne vise rien de moins que la première place à l'horizon 2025. Autant de performances et d'ambitions qui s'ancrent désormais dans un terreau de taille inégalable, le marché chinois lui-même.

L'État, ayant pris conscience des enjeux liés à un environnement fortement dégradé par une croissance échevelée et peu soucieuse de ces sujets et des menaces que cette situation fait peser sur cette même croissance, a en effet fixé des objectifs ambitieux en matière de protection de l'environnement et d'énergies renouvelables, assortis de réglementations exigeantes et de subventions incitatives. Et efficaces. C'est en Chine qu'ont été installées le plus d'éoliennes l'an dernier. Pékin talonne désormais l'Allemagne et évoque une capacité de 200 GW en 2020, contre 25 GW fin 2009. Dans le solaire photovoltaïque, l'objectif est de 10 GW en 2020 ; il y a deux ans, il n'était que de 1,8 GW. Fortes de leur nouveau marché domestique, les entreprises chinoises du green business sont des concurrentes de plus en plus sérieuses pour les acteurs occidentaux de ces secteurs. Dans le même temps, ces derniers ont des cartes à jouer sur cet immense marché, qu'une étude récente estime entre 500 et 1.000 milliards de dollars à l'horizon 2013. À condition de savoir gérer au mieux le délicat sujet des transferts de technologie.

 

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