Comment ils vivent l'aventure chinoise
Par Dominique Pialot
Par Dominique Pialot
La taille du pays, sa population, son urbanisation galopante, l?état de dégradation de son environnement dans toutes ses composantes (pollution de l?air, de l?eau, érosion des sols), son retard en matière d?infrastructures de transport d?énergie. Les besoins de la Chine sur le plan de l?environnement, associés à une prise de conscience très forte et une politique volontariste illustrée par des réglementations strictes et des objectifs ambitieux, contribuent à créer un potentiel gigantesque. Un formidable relais de croissance pour les entreprises occidentales du green business, notamment dans le traitement de l?eau et des déchets, la mesure de la qualité de l?air et de l?eau. Présentes en Chine depuis de longues années, elles y opèrent avec des partenaires locaux, souvent hongkongais.
Grâce au « leapfrog » (« saut de grenouille »), le pays est en train de passer directement d?un outil industriel obsolète et le plus polluant du monde, à l?état de l?art. Dans un empire où le pire côtoie le meilleur, les industriels occidentaux les plus performants sur le plan environnemental s?attirent les faveurs du gouvernement et connaissent une croissance soutenue. Même lorsque l?accès au marché est contrarié par le « buy chinese », demeure l?intérêt de faire fabriquer par des fournisseurs chinois certains composants, à un coût inégalable et d?une qualité qui s?approche rapidement des standards occidentaux.
Face au risque avéré de transferts de technologie mal maîtrisés, les acteurs occidentaux du green business préfèrent parier sur le maintien, pour quelques années encore, d?une avance qui se mesure plus en savoir-faire qu?en technologie pure. Le temps de rafler quelques parts de ce gigantesque marché. À condition de réagir promptement sous l?aiguillon de cette concurrence.
Par Dominique Pialot
La Banque mondiale qualifie les années 2020 de « décennie perdue » pour la croissance mondiale
Emmanuel Moulin met en garde contre la propagation du choc énergétique aux prix des services
Au G7, Trump imposera son humeur et son calendrier
« Les ports sont les nœuds du corridor IMEC » dit Hervé Martel