"L'efficacité de l'action publique passe par la transparence"

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(Crédits : Reuters)
ENTRETIEN- Transformation numérique de l'Etat, Etalab, cabinets de conseils, plan de relance, réforme de la haute fonction publique, télétravail... Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques dévoile les futurs chantiers de son mandat à un an de la présidentielle.

LA TRIBUNE- Malgré la pandémie, vous allez présenter une nouvelle feuille de route pour le numérique de l'Etat. Quels sont les principaux axes de ce nouveau chantier ?

AMELIE de MONTCHALIN- Notre objectif est avant tout que les engagements du Président de la République soient tenus. Nous transformons l'action publique pour transformer le quotidien des Français. Il s'agit de s'assurer que l'on ne s'arrête pas au vote des lois, comme on l'a trop souvent fait dans les quinquennats précédents. Nous mobilisons beaucoup d'outils numériques pour qu'elles s'appliquent plus rapidement, pour que nos engagements soient tenus partout en France et pour tous les Français. La transformation numérique est là pour servir un projet politique : faciliter la vie des Français et des agents. Ce projet n'est en rien arrêté par la crise sanitaire, au contraire.

 Pour nous, l'efficacité de l'action publique passe par la transparence, notamment par une ouverture plus importante des données publiques et des algorithmes. Nous allons ouvrir 60 nouveaux jeux de données et codes sources, et demander à chaque ministère de produire une feuille de route sur la gouvernance, l'ouverture, et la valorisation de leurs données et codes.

S'agissant de la mise à niveau numérique de l'Etat, nous accélérons le mouvement. Tous les agents dont les fonctions sont télétravaillables doivent être équipés d'un ordinateur portable en 2021. 160.000 ordinateurs ont déjà été déployés sur les 12 derniers mois. Le numérique est essentiel au travail des agents. Le numérique doit aussi rentrer dans les services publics de la vie quotidienne des Français. 75% des démarches les plus fréquemment utilisées par les Français sont disponibles en ligne, notre objectif est de 100% en 2022. Nous avons musclé la plateforme FranceConnect, qui permet aux usagers de se connecter aux services publics en ligne plus facilement et avec des formulaires préremplis. Il s'agit de simplifier les démarches pour Pôle emploi, la CAF ou même les procurations en ligne pour voter. Aujourd'hui, 20 millions de Français utilisent FranceConnect. Enfin sur le plan des ressources humaines, nous allons renforcer nos capacités à recruter pour le numérique de l'Etat avec des développeurs, des designers, des data scientists. Il faut que le secteur public retrouve de l'attractivité et sa capacité à attirer des talents sur le numérique notamment.

Des récentes révélations sur les fuites de données administratives et médicales parfois ultrasensibles concernant 500.000 patients français et issues de plusieurs laboratoires ont jeté une lumière crue sur de graves manquements. Comment faire pour éviter que cela se reproduise ?

Le président de la République a récemment rappelé l'importance de la cybersécurité. Nous allons présenter une stratégie pour que les données des Français soient sécurisées et maîtrisées. La stratégie cloud que nous allons bâtir doit en effet garantir notre souveraineté et la protection des données des Français. Les données de nos concitoyens doivent être à l'abri des lois extra-européennes, en privilégiant leur stockage dans des centres et des opérateurs européens. Les enjeux de la cybersécurité sont majeurs car ils agissent sur la confiance. Cette confiance se construit sur la transparence et la sécurité.

Avez-vous fait appel à des opérateurs privés via un appel d'offres pour bâtir ce cloud souverain ?

Il est nécessaire que les administrations aient le choix. Ces choix doivent dépendre évidemment des projets. Les opérateurs privés pourront répondre à nos appels d'offres publics mais ils devront pouvoir apporter des garanties sur la protection des données qu'ils doivent héberger. Nous allons détailler la stratégie cloud de l'Etat en mars qui permettra de répondre à tous ces enjeux.

La mission Etalab a été lancée il y a 10 ans. Quel bilan tirez-vous de cette plateforme ? Les objectifs d'ouverture des données de l'administration centrale ont-ils été atteints ?

La France est un pays moteur de l'open data. Nous sommes deuxièmes au classement des pays de l'OCDE et troisième à l'échelle de l'Union européenne. C'est l'expression d'une vision française de la démocratie. Il s'agit de recréer de la confiance par de la transparence. Cette ouverture permet à des collectivités, des entreprises, des associations, des acteurs de la société civile de pouvoir prendre leur part à l'action publique. La donnée et les codes sources doivent permettre de bâtir une coopération élargie avec tous les acteurs qui contribuent à la politique publique. Etalab est aussi un outil d'efficacité de la politique publique. C'est un levier qui permet de rendre compte de l'action publique. Je veux en faire une priorité de la présidence française de l'Union européenne en 2022. La France s'implique également dans le Partenariat pour le Gouvernement ouvert. Les innovations construites en France doivent être partagées avec des pays avec lesquels nous avons envie de travailler, en particulier à l'échelle européenne.

Le gouvernement a lancé à la mi-janvier un baromètre de l'action publique. Outre la transparence, quels sont les objectifs d'un tel outil ?  La pandémie a chamboulé l'agenda des réformes du gouvernement.

La pandémie a modifié l'ordre du jour du conseil des ministres mais beaucoup de politiques sont montées en puissance en 2020. Le baromètre est un outil de transparence et d'accélération de l'application des réformes, grâce à la publication de données connues jusqu'alors des seuls ministères. Cela nous permet de constater que les mesures avancent, mais aussi de nous donner des priorités et d'assumer là où nous ne sommes pas satisfaits des résultats. Nous l'affirmons devant les Français en rendant ces résultats transparents, en open data. Il est bien sûr prévu que l'on garde et alimente cet outil unique au moins jusqu'en 2022. Il sera remis à jour tous les trimestres. La prochaine sera en avril, avec 11 réformes prioritaires supplémentaires mesurées.

En matière de transparence, le rôle des cabinets de conseil au sein de l'Etat a été récemment critiqué par de nombreux observateurs. Certains estiment que ces cabinets profitent des carences de l'État dans la gestion de la crise sanitaire. Ils ont d'ailleurs beaucoup travaillé à la réforme de l'Etat ces dernières années. Que leur répondez-vous ?

C'est utile d'avoir un regard extérieur. On nous reproche de décider seulement avec des critères administratifs. Il est utile de savoir ce que font les autres pays ou des entreprises privées en matière de logistique complexe à déployer par exemple. Les consultants donnent des avis. Les politiques décident. Ce sont eux qui sont responsables devant les Français. Dans un contexte de crise sanitaire majeure, il est nécessaire d'aller chercher des compétences nouvelles qui n'existaient pas dans des domaines de logistique en température très froide par exemple.

Sur certains sujets, il est nécessaire de réinternaliser les compétences. Il faut que l'on soit toujours vigilant sur ce que l'on achète, dans les contrats que l'on signe et leur suivi. Avoir des nouvelles compétences, c'est aussi le gage de pouvoir avoir une relation beaucoup plus équilibrée avec ceux qui nous donnent des avis extérieurs. Au-delà de la polémique, nous avons toujours été transparents sur le sujet. Notre méthode sur la Covid est de consulter très largement. Il faut écouter les élus, les acteurs économiques. Il faut se nourrir de toutes les expertises. Il faut sortir du prisme où l'on serait omniscient et omnipotent. En tant que ministre de la fonction publique, je dois m'assurer que nous avons les compétences au bon endroit. Il s'agit d'avoir des recrutements assez larges à partir des compétences

S'agissant du plan de relance, des sous-préfets à la relance ont été mobilisés. Quelles sont leurs missions ?

L'enjeu est de s'assurer que le plan de relance est bien appliqué dans tous les territoires. Il ne s'agit pas de réserver ce plan de relance à ceux qui ont leurs entrées dans les ministères ou ont déjà des réseaux. Comme l'a annoncé le Premier ministre Jean Castex lors de son discours de politique générale à l'été dernier, la promesse est que l'intendance suive dans tous les territoires. Certaines réformes initiées dans les quinze dernières années notamment sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy ont désarmé l'Etat en capacité opérationnelle dans les territoires, en particulier dans les départements. L'objectif est de redéployer cette année 2.500 agents publics dans les préfectures, les sous-préfectures, et les directions départementales. Les décisions doivent être prises en fonction de la réalité d'un territoire. Il faut plus de monde sur le terrain pour accélérer nos capacités à prendre nos décisions et les mettre en œuvre. Les sous-préfets à la relance sont un volet de cette stratégie. Les 100 milliards d'euros doivent être déployés en deux ans pour faire repartir le pays qui a subi un choc économique et social majeur. Il s'agit de rapprocher les élus des petites communes et les dirigeants des PME pour que le plan de relance devienne une réalité pour eux et pour tous les Français.

Sur quels critères ont-ils été embauchés ?

L'appel à candidatures a été très large. Il était ouvert à tous les corps et au secteur privé. Nous avons reçu 400 candidatures pour 30 postes. Cela signifie que le travail de terrain est attractif. Nous avons recruté des ingénieurs des Mines, des directeurs d'hôpitaux, des profils ayant des compétences dans les questions agricoles... Les compétences doivent être proches du territoire. Nous avons mis en adéquation les compétences et les besoins d'un territoire. Il faut davantage valoriser les expériences et moins les logiques de corps.

Le plan de relance est-il bien calibré ?

Le premier objectif est que ce plan de relance arrive dans tous les territoires où il y a des projets porteurs pour demain en matière de transition écologique et pour former les Français, et en particulier les jeunes, aux emplois de demain.

Quelle est votre feuille de route pour la réforme de haute fonction publique ?

La réforme que nous voulons consiste à remettre les ressources humaines au cœur de notre pilotage de l'action publique. Il s'agit avant tout de changer notre système de gouvernance, de recrutement pour faire émerger une nouvelle génération de hauts fonctionnaires. Il faut une diversité de parcours et de regards autour de la table. Nous augmentons les places des préparations aux concours dans toute la France et pas seulement à Paris. Nous offrons une aide financière aux jeunes méritants issus de milieux socialement et territorialement défavorisés qui préparent ces concours. Il faut absolument combattre l'autocensure.

Cette nouvelle génération de hauts fonctionnaires doit avoir une culture commune sur le numérique, l'écologie, les valeurs de la République, le rapport à la science... Dès la rentrée 2021, 23 corps de la haute fonction publique auront un programme de formation commun pour tous les élèves en formation. Enfin, des mesures complémentaires seront annoncées au printemps sur la gestion des carrières. Dès la sortie des écoles, il s'agit de regarder comment on évalue et comment les avancements, les promotions, la mobilité se font sur la base des résultats obtenus et du parcours personnel. Les fonctionnaires, comme les Français, sont très demandeurs d'un système d'évaluation des carrières qui réponde aux résultats que l'on obtient.

Amélie de Montchalin ministre

Avec la pandémie, le télétravail est monté en puissance dans beaucoup de secteurs. Où en est sa mise en œuvre dans la fonction publique et l'administration centrale ?

52% des agents de la fonction publique ont travaillé à distance la semaine dernière. Notre objectif était de parvenir à 50%. Il y a des enjeux de continuité du service public. Le télétravail ne s'applique pas à certains métiers, aux missions des enseignants, des forces de l'ordre, par exemple. Aujourd'hui, 75% des agents dans les administrations centrales pratiquent le télétravail et 40% dans les services déconcentrés de l'Etat. Il y a encore des marges de progression. Nous devons toutefois faire plus sur le nombre de jours télétravaillés. L'objectif est d'accélérer le télétravail dans les territoires où le virus est plus virulent, l'Eure-et-Loir, les Yvelines, le Var, les Alpes maritimes par exemple... Cette expérience de travail à distance s'inscrit dans le temps long. Cela nécessite une culture managériale fondée sur la confiance. Avec les syndicats, nous avons comme objectif de signer un accord sur le télétravail d'ici à l'été. Il doit préciser les modalités d'organisation du travail. Il y a des avantages et des inconvénients. Le modèle du « cinq jours sur cinq » n'est pas tenable dans la durée. Des risques sur l'isolement, le dialogue social ou l'organisation d'équipe existent.

L'année 2020 a été marquée par une forte adaptation des agents des services publics au contexte sanitaire. Le nombre d'agents en télétravail a triplé en neuf mois. Lors du second confinement, la continuité du service public a été assurée. Les guichets sont restés ouverts. Beaucoup plus d'appels proactifs ont été menés vers les ménages précaires à la CAF, vers les retraités isolés à la CNAV. Le service au public a évolué avec la crise. Certaines évolutions devront être conservées après la crise. Des leçons doivent être tirées de la crise, notamment sur les prises d'initiatives par les agents.

Au premier confinement, beaucoup de guichets dans les services publics sont restés fermés. Comment cela a-t-il évolué avec le second confinement ?

Au premier confinement, environ 30% au maximum des agents se sont retrouvés au chômage technique contre seulement 0,5% au second. Nous avons fait évoluer la culture managériale. J'ai réuni les directeurs de tous les services publics, comme Pôle emploi ou la CNAV pour assurer la continuité et redonner des marges de manœuvre aux équipes de terrain.

Le défenseur des droits a récemment remis son prix de jury de thèse pour un travail montrant les effets délétères de la dématérialisation dans l'accès aux droits comme le RSA pour les populations les plus précaires. Avec la crise, cette question devient cruciale. Comment faire pour améliorer cet accès au droit ?

Hors de question de forcer les usagers à passer au tout numérique. L'un des indicateurs de la performance numérique est justement l'existence de canaux alternatifs en particulier l'accès téléphonique qui devra être assuré partout, d'une part, et le maintien d'un guichet de proximité grâce au développement des France Services, d'autre part. 80% des Français sont satisfaits de pouvoir faire des démarches en ligne, mais d'autres doivent être aidés et accompagnés. Sur beaucoup de sujets, des personnes âgées mais aussi des jeunes sont déboussolés face aux différents services publics. C'est pourquoi les France Services qui proposent un accompagnement aux démarches numériques constituent un pilier de notre vision du service public de demain.

1.120 France Services sont déjà établis sur le territoire. Notre but est d'en avoir 2.500 pour que, partout sur le territoire, tous les Français aient, à moins de 20 minutes de chez eux, un lieu qui regroupe tous les services publics essentiels de la vie quotidienne comme les impôts, les caisses d'allocations familiales, la caisse d'assurance maladie, Pôle emploi. Il faut rapprocher ces services publics des citoyens. Ces outils doivent libérer du temps pour les agents afin qu'ils travaillent davantage sur du suivi individualisé.

Le rapport Cap 2022 qui avait suscité de vives polémiques est-il définitivement enterré ?

Ce rapport, comme tous les rapports, était avant tout une réflexionSont venues ensuite les décisions politiques. Nous avons récemment organisé le cinquième comité interministériel de la transformation publique à Mont-de-Marsan. Il y a une continuité entre le gouvernement d'Edouard Philippe et celui de Jean Castex. Les engagements de qualité, de proximité, de simplification ont été pris et sont tenus. Quand on fait appel à des regards extérieurs, c'est avant tout pour alimenter une réflexion. Depuis 2017, nous avons développé notre capacité à investir de façon pluriannuelle dans le développement de services publics plus agiles grâce au fonds de transformation de l'action publique, doté d'une enveloppe de 700 millions d'euros. Nous sommes là pour trouver tous les leviers numériques, organisationnels, de recrutement afin que la parole politique retrouve du concret.

Le 8 mars prochain, des manifestations sont prévues pour rappeler la cause des droits des femmes. Avez-vous prévu des actions spécifiques pour améliorer l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes dans la fonction publique ?

C'est une de mes priorités depuis mon entrée en fonction, et une grande cause du quinquennat. Le Président de la République a voulu que la loi de transformation de la fonction publique de 2019 pose les jalons d'une politique beaucoup plus volontariste pour un plus grand accès des femmes à des postes de décision dans notre fonction publique. Et les résultats sont là. Avant 2017, à peine 30% de femmes étaient nommées en Conseil des ministres à des postes dirigeants de la fonction publique. En 2020, la détermination d'Emmanuel Macron et du gouvernement a porté ce chiffre à 43%. Mais il y a encore beaucoup à faire sur les sujets d'écarts de salaires qui subsistent dans notre fonction publique, que je veux supprimer, ou la paupérisation des carrières plus féminisées. Je ferai le 8 mars le bilan de notre action et annoncerai de nouvelles mesures : le combat

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Commentaires
a écrit le 05/03/2021 à 10:54 :
Beaucoup trop de gens n'ont tjrs pas saisi le changement actuel de paradigme mondial. On parle de relocaliser, mais que cela veut-il dire exactement ? alors qu'il n'est pas question de reimplanter telle activite etablie a l'etranger : Trop cher et inutile.
La mondialisation d'hier s'appelle aujourd'hui globalisation ce qui signifie que tout un chacun va devoir utiliser les nouveaux outils pour tout simplement continuer a vivre, travailler, se nourrir, consulter un toubib avant une intervention chirurgicale a distance dans un etablissement le plus proche etc...
Celui qui refuse cet etat restera sur le carreau. L'urgence en France est de s'equiper fissa de tous ces outils a defaut de s'adapter la nation sera avalee, digeree par la concurrence. micron et sa bande de beaux parleurs brassant du vent, evoquant a tout bout de champ les start up nation et patin couffin n'a rien saisis des enjeux de cette globalisation. Seul le solde positif de son compte en banque et satisfaire ses maitres a bruxelles : Il n'a aucun projet pour le pays.
Il est desormais vital de trouver quelqu'un capable en mai 22 de sortir le pays de l'orniere actuelle et de dynamiser les citoyens desireux que tout soit repense pour l'avenir de ceux qui nous succederons.
a écrit le 04/03/2021 à 19:42 :
Le règne de Macron est justement fondé sur l'absence de transparence : pas de débats parlementaires, pas de commissions d'enquête, pas de concertations et encore moins de véritables dialogues avec les corps intermédiaires (politique du fait accompli), un roitelet qui n'assume pas dans beaucoup de domaine, fort avec les faibles mais faible avec les forts, etc, etc...
A propos de transparence : deuxième exercice grandeur nature de contrôle des populations en deux mois par la SNCF en sud Seine et Marne... sans parler de ceux de la police dans le 19e à Paris en janvier et février.
a écrit le 04/03/2021 à 17:45 :
Propos d'intellectuelle totalement déconnectée de la réalité du terrain , hélas .
a écrit le 04/03/2021 à 16:50 :
La transparence est indispensable mais elle ne peut pas être suffisante. Il faut d'abord reconsidérer ce qu'est l'action publique et qui la conduit. En gros, il faut passer par une étape de conception du "bazar" actuel. Le cas de la santé est à ce titre très instructif, tellement personne ne comprend qui fait quoi dans la constellations des services et agences qui s'en occupent. Les autres ministères ne font pas mieux en terme de "désorganisation".
Ensuite, il faut simplifier l'empilement des réglementations et des formulaires mais ça passe par une refondation de l'essence même du contrôle réglementaire.
Globalement, les réformettes n'ont donné aucun résultat. La "simplification" dont on nous parle depuis que l'Administration existe n'est qu'une vue de l'esprit et consiste généralement à transférer une tâche d'une entité administrative à quelqu'un d'autre : par exemple, le prélèvement des impôts sur le revenu transféré de la DGFIP aux entreprises et leurs services comptables.
Le système est si résistant au changement qu'aucun politique ne se hasardera à faire de véritables réformes et à restructurer l'Administration et les services publics en profondeur. On continuera donc à en parler jusqu'à la fin des temps...
a écrit le 04/03/2021 à 14:30 :
c'est precisemment parce que personne ne veut etre evalue et que tout le monde veut se cacher dans le mille feuilles qu'il n'y a aucune transparence et qu'il n'y en aura jamais
le seul moyen de tout remettre a plat, ca sera une guerre qui forcera les gens a sortir du bois ( vu que de toute facon ils n'auront plus rien a piller sur le dos des autres)
apres, faire des hautes commissions ou tout le monde se fout du resultat, c'est tres bien, ca donne bonne conscience
a écrit le 04/03/2021 à 13:51 :
transparence ! actuellement l information est elle encore muselé ?
a écrit le 04/03/2021 à 13:21 :
Hey amelie de monmachin, reveille toi.
La France est encore au moyen-age concernant l'equipement informatique du francais lambda. Prends un ticket d'avion et va voir ce qui se pratique a l'etranger.
Tiens, je t'aide un peu parce que l'imagination au rem, ca va pas fort.
La Coree du Sud, presque 100% de la population est equipee d'une tablette, d'un portable, d'un telephone dernier cri.
En 22 tu ne seras plus rien meme qu'il te faudra raser les murs, toi et ta bande de parvenus.
a écrit le 04/03/2021 à 13:10 :
Amélie a bien raison, ces derniers temps l'efficacité de l'action publique est assez transparente, on a rien vu. On a eu pas de masques, pas de gel hydroalcoolique, restrictions de la délivrance de paracetamol, pas de tests, pas de vaccin, toujours pas de lit de réa en plus avec quand même le record du monde de prélèvements obligatoires.
Réponse de le 04/03/2021 à 15:18 :
Personnel hospitalier, enseignants, policiers... et bien d'autres fonctionnaires ont tenu le pays en travaillant dans des conditions hallucinante en assumant les délires de la haute fonction publique et des ministres!

Votre commentaire ne leur rend pas justice.
Réponse de le 04/03/2021 à 18:44 :
@gringo

Bof, le lapin l'hôpital il le porte pas spécialement dans son coeur, il a déjà donné, merci
a écrit le 04/03/2021 à 12:48 :
Par choix, je n'ai pas de mobile ni de smartphone, mais internet sur 1 PC à la maison et cela me suffit amplement. Je ne veux pas devenir l'esclave de bidules électroniques, ni être tracé jour et nuit dans ma vie. Cette infantilisation des gens par des méthodes autoritaires, cela commence à bien faire.
a écrit le 04/03/2021 à 11:11 :
"Le numérique doit aussi rentrer dans les services publics de la vie quotidienne des Français."

C'est comme le vaccin ça va devenir obligatoire .On peut rappeler quelques chiffres :

Selon l’enquête du Crédoc. Pas moins de 12,5 millions n’ont pas d’ordinateur chez eux et huit millions pas d’accès fixe par ordinateur à Internet. 25 millions n’utilisent jamais les réseaux sociaux.Face aux nouvelles technologies, l’âge est le clivage le plus net. 43 % des 70 ans et plus n’ont pas d’ordinateur, 40 % ne surfent pas sur Internet, 18 % ne disposent pas de téléphone mobile, les deux tiers n’ont pas de smartphone et pas loin de 90 % ne se connectent jamais aux réseaux sociaux. Les générations les plus anciennes sont moins qualifiées et n’ont pas été formées à ces technologies. Une grande partie des personnes âgées sont très éloignées de ce nouvel univers, faute de le comprendre, mais aussi faute d’en avoir un réel besoin.Le second critère clivant est celui du diplôme. 57 % des non-diplômés n’ont pas d’ordinateur chez eux, 46 % ne se connectent pas à Internet, 76 % n’ont pas de tablette, 63 % pas de smartphone et 17 % pas de téléphone portable. La manipulation de ces nouveaux outils demande des qualifications dont une partie de la population est dépourvue. Seuls 26 % des sans-diplôme effectuent des démarches administratives en ligne selon le Crédoc, contre 89 % des diplômés de l’enseignement supérieur. Bien sûr, les « déconnectés » sont de moins en moins nombreux, mais pour eux l’exclusion devient de plus en plus difficile à vivre. La référence est permanente à Internet ou aux réseaux sociaux dans les médias, comme s’il allait de soi qu’on y participe et que ces réseaux sont représentatifs de « l’opinion ». La question de l’égalité d’accès aux services publics et l’exclusion de nombreux services marchands se pose de plus en plus. Les organismes publics en profitent en effet pour réduire leurs effectifs et reportent cette question sur les échelons locaux, notamment les mairies, pour répondre aux usagers.
a écrit le 04/03/2021 à 11:04 :
Avec des semaines à 30h, de l’absentéisme de complaisance récurent, le m'en foutisme généralisé, le pantouflage des fonctionnaires a encore des beaux jours suffit de voir le décrochage de la Police avec la population ou l'enseignement du public au classement internationaux de la transmission du savoir au fond du classement et de la débandade des CHU... A quand l'intégration du management à la sauce du privé et la culture du résultat/objectif/performance dans la fonction publique ?
Réponse de le 04/03/2021 à 12:49 :
Management privé n'est pas synonyme d'économie pour les citoyens !!! Tous les économistes constatent que les services publics privatisés montrent globalement une augmentation des prix ou de la facture pour les usagers quasiment dans tous les secteurs: énergie, transports, santé, sécurité... !!! Alors toujours d'accord pour payer plus cher ???
Réponse de le 04/03/2021 à 13:18 :
"A quand l'intégration du management à la sauce du privé"

Tu parles ,lors des évaluations individuelles dans le privé sur les :résultat/objectif/performance que tu cites par exemple pour la distribution des augmentions individuelles chaque année ,c'est du copinage et à la tête du client quitte à se servir en premier.Pipeau ce management d’opérette.
a écrit le 04/03/2021 à 11:03 :
oui, les médias/"experts"/politiciens devraient être plus transparents et informer les Français (et autres) des bons résultats des politiques publiques.
la France est en effet le pays le plus équilibré/vertueux (investissement public/privé, compétences/R&D, entrepreneuriat, environnement, défense, fécondité/garde d'enfants, santé/soins, logement, classe moyenne/pauvreté/inégalités/coût de la vie, hausse des salaires réels/finances des ménages, transferts d'argent/aide au développement, etc...).

c'est la raison pour laquelle l'Hexagone a les meilleures perspectives en Europe, avec l'Irlande, d'après une étude de 2018 de la banque UBS (Swiss bank tips Ireland, France as having best economic prospects, The Irish Times, 10/04/2018).

les Français/la France souffrent de l'inconséquence et/ou des déséquilibres des autres pays (subprimes/crise Euro, austérité généralisée, déclin démographique avancé, sous-investissement, dumping social, dumping fiscal/facilitation de l'évitement fiscal, dumping réglementaire, inégalités/pauvreté croissantes, dépense de Défense faible, stupide French bashing, etc…), en plus de la crise actuelle.
a écrit le 04/03/2021 à 11:01 :
Le recyclage des ex Hollandais continue et des P.S. en général (VERAN, CASTANER, CASTEX, et maintenant MONCHALIN) , tous d'abord des hauts fonctionnaires, puis des habitués des Ministères et sont des repentis perpétuels ce qu'ils n'ont pas fait....AVANT sous d'autres Présidences comme HOLLANDE ou SARKOZY, comme, Guillaume PELLETIER ce matin sur France2, défendant à,la fois SARKO et promettant pèle-mêle de lutter contre l'insécurité, le gaspillage en tout genre et la fraude sociale et fiscale.
Comme d'hab on fera demain ce que MITTERRAND, CHIRAC/JOSPIN et SARKO-HOLLANDE n'ont paseu le courage de faire.n Et après on s'étonne que 40% des Français n'ont aucune confiance dans leurs "politiques"
a écrit le 04/03/2021 à 10:54 :
Je viens juste de lire un article ou un hacker - harceleur à l’origine d’un mort a fui la France vers un pays qui refuse les accords de renvoi vers le pays où il a commis le crime , délit...

La cybercriminalité ou cybersécurité : ça fait peur car nous sommes trop en retard : du coup la seul solution est de rester loin des outils web, plus sécurisant.

Pour le type en haut , il ne pourra plus faire cela car le téléphone permet maintenant de filtrer les appels inconnus et 70% de le population ne veut plus de fixe chez lui à cause justement des démarchages abusifs.

La vrai transparence serait :
La publication officielle des formules de calcul qui contrôlent les ordinateurs, les critères et tous , car tout cela restent des phrases bateaux, faut voire l’application sur le terrain et les conséquences sur la population ( entière- non aux exclusion de la société)
a écrit le 04/03/2021 à 10:50 :
Elle a trouvé cela toute seule cette bisounours ? a part faire de de la com à deux balles, ils savent penser dans ce gouvernement de clowns ?
a écrit le 04/03/2021 à 10:24 :
Il est certain qu'on se sentira mieux par la "transparence" qui nous permettra de bien voir comment on se fait dépouiller pour engraisser une caste de fonctionnaires et d'actionnaires de multinationales zombies. On focalise notre attention sur les quelques miettes perdus en allocations indues, alors que des milliards d'évasion ou d'optimisations fiscales grèvent le budget de l'état.
a écrit le 04/03/2021 à 10:13 :
"L'efficacité de l'action publique passe par la transparence" c'est pour cela que l'on voit que rien n'ai fait!
a écrit le 04/03/2021 à 10:00 :
La transparence sans responsabilité ne sert à rien. Les fonctionnaires a tous les niveaux doivent avoir une connaissance pleine et entière de leur responsabilité à leur poste. Ce qui m' a toujours étonné alors que le statut donne une quasi impunité, c'est dans le milieu ou il est le plus difficile de trouver qui fait quoi et qui et responsable en cas de problème. Mon explication c'est qu'il se soutiennent les uns les autres dans tous les cas pour défendre leurs avantages (pourquoi créer un problème entre collègues ?), et ainsi figent tout le système, alors que dans le privé, la concurrence est plus dure, et le copinage plus difficile, mais, à contrario, l'efficacité donc la productivité, et le profit qui crée la richesse (pour les économistes libéraux) progresse régulièrement, pour l'ensemble de la nation (la répartition est un autre problème).
Réponse de le 04/03/2021 à 10:24 :
Très juste
a écrit le 04/03/2021 à 9:55 :
J’ai une certaine admiration!! pour tous ces ministres qui sautent de poste en poste avec toujours un discours identique et bien sur un petit boulet rouge sur l’ancienne gouvernance. La conclusion est déjà connu il se passera peu ou rien. Il est impossible de bousculer notre système car il est imperméable aux décisions politiques. Le ministre ou secrétaire d’état est de passage il laissera dans la mémoire et dans les faits au mieux un nom au pire un fiasco. Je me souviens d’un ministre bien connu qui voulait révolutionner notre système de chômage en mariant l’emploi et l’indemnisation la seule chose qu’il a réussi créer un déficit estimé à 3 milliards de Pôle Emploi par la mise à niveau des rémunérations des salariés. Ce Monsieur aujourd’hui président de la région Rhône Alpes allait jusqu’à se vanter d’avoir créer le meilleur système mondial. Cette ministre comme les autres n’est que de passage les dossiers lui seront préparés par une horde de fonctionnaires bien établis qui savent qu’un ministre ne fait que passer alors qu’eux font carrière dans la fonction publique. Toujours intéressant de voir le parcours de ces ministres, dans le privé un poste guère au-delà de 3 ans donc impossible à évaluer en terme de réussite puis la voix sacré dans la politique proche de X ou Y enfin des sauts de poste en poste la aussi jamais évalué faute de temps d’implantation.
a écrit le 04/03/2021 à 9:46 :
La seule mesure efficace, très difficile à prendre et à installer, est de mettre fin au fonctionnariat. Dans trop de secteurs, on tire des boulets qui n'ont pas leurs places au service des français, ne sont d'ailleurs pas incités à changer leurs attitudes et leurs efficacités puisqu'indéboulonnables. Nous sommes dans l'incapacité au niveau de l'état de redéployer les moyens considérables que nous mettons en oeuvre. Cela n'existe pas dans le privé. Bien sûr, la transformation numérique a son importance, mais il faut la relativiser. Si vous avez un agent qui n'est pas au niveau, lui fournir de meilleurs outils n'apporte qu'une réponse marginale à notre problème. Dans bien des secteurs, nous pourrions mettre en place des contrats de 5 ans, éventuellement renouvelables en fonction des besoins et des performances. Il n'y a aucun droit, je crois, à spolier la Nation, par des comportements inefficaces au travail! Il y a au contraire, une exigence pour ceux qui fournissent des services publics, de se rendre efficaces.
a écrit le 04/03/2021 à 9:31 :
Efficacité de l'action publique passe par la transparence.. C'est beau mais c'est quoi la politique et ils sont où les moyens. Singulièrement, pour le numérique tant que l'UE n'aura pas acquis une certaine indépendance et bien nous seront une colonie.
a écrit le 04/03/2021 à 9:26 :
Sans Transparence, pas de Leadership. Sans Leadership, l'Anarchie, le Chaos, la Chienlit (De Gaulle).
Tout est dit.
a écrit le 04/03/2021 à 9:07 :
LOL !

On s'est fait voler par le délinquant turc ou je sais plus qui 400000 fiches de santé, information confidentielle s'il en est et pas un mot là dessus. Tout va bien on est les meilleurs yeah !

Qu'ils continuent de jouer à Minecraft et laissent ceux qui savent gérer le dossier svp, merci.
a écrit le 04/03/2021 à 8:32 :
Je ne sais pas pourquoi mais pour l'efficacité et la transparence je ne fais pas trop confiance en larem et aux politiques en général.

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