Le PS boude la menace de destitution d’Emmanuel Macron brandie par LFI
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Le depute olivier faure, a l'assemblee nationale
SARAH MEYSSONNIER
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Le depute olivier faure, a l'assemblee nationale
SARAH MEYSSONNIER
L'initiative ne plait guère à Olivier Faure. Dans une tribune publiée ce dimanche dans nos colonnes, les Insoumis ont menacé Emmanuel Macron d'engager une procédure de destitution à son égard s'il ne nomme pas Lucie Castets à Matignon. Mais le patron du PS a indiqué, en début d'après-midi, qu'il ne la soutenait pas.
Cette démarche « n'engage que leur mouvement », et non l'ensemble du Nouveau Front populaire, a écrit Olivier Faure sur X. « La réponse à une nomination d'un (Premier ministre) qui ne serait pas conforme à la tradition républicaine, est la censure », a-t-il ajouté, faisant disparaître toute chance de voir cette procédure aboutir.
Si Emmanuel Macron écartait le nom de Lucie Castets, LFI considérerait le président coupable d'un « coup de force institutionnel contre la démocratie ». LFI avance, dans sa tribune, que « la cause de cet abus de pouvoir » devrait alors « être désignée et sanctionnée ». A savoir « le président de la République lui-même ». D'où l'idée d'embrayer sur une procédure de destitution.
« Cette proposition adresserait un signal de résistance démocratique de première grandeur, affirme LFI. Il montrerait que le président de la République en France n'est pas un monarque disposant d'un droit de veto suspensif sur le résultat du vote démocratique. Il rappellerait qu'en République le seul souverain est le peuple. »
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