Macron est "de moins en moins social et de moins en moins libéral"

[Un an de présidence Macron] En 2016, l'économiste Jean-Marc Daniel voyait en Valls et Macron les héritiers d’un « socialisme de l’excellence » qui libérerait l’économie. Aujourd’hui, il pointe les atermoiements et les contradictions du président, dont la politique « perd progressivement de sa cohérence ». Quand le « en même temps » devient « à mi-chemin »...
(Crédits : DR)

LA TRIBUNE - Emmanuel Macron a initié un grand nombre de réformes en seulement un an. Est-ce une rupture par rapport à ses prédécesseurs ?

JEAN-MARC DANIEL - Oui et non. Les ruptures furent bien plus marquantes en 1958 lors de l'arrivée au pouvoir de Charles de Gaulle, qui réforme les institutions, rééquilibre le budget et résout le problème de la guerre d'Algérie, ou encore en 1981 de François Mitterrand, qui assure une politique de relance keynésienne et des réformes du marché du travail qui vont déstabiliser l'économie française.

Emmanuel Macron s'inscrit davantage dans la continuité de François Hollande. En outre, son discours perd progressivement de sa cohérence. Quand il était ministre de l'Économie, il était centré sur l'avenir, défendait les idées libérales et la promotion de l'Europe. Là, il engage des procédures qui ne vont pas jusqu'à leur terme. Par exemple, il prépare l'avenir en réformant le marché du travail par ordonnances mais il ignore ce qu'il va faire sur l'Unedic. Il veut relancer l'activité en baissant la fiscalité sur le capital mais il maintient d'une certaine manière cette fiscalité avec l'IFI (Impôt sur la fortune immobilière). Il veut rééquilibrer les finances publiques mais il reporte la réduction du déficit structurel. En pratique, il reste à mi-chemin.

Sa méthode pour réformer relèverait donc davantage de la communication que d'un projet cohérent ? Que devrait-il faire pour mener à bien ces réformes ?

Il devrait s'inspirer des engagements signés en 2011 par Mario Monti lorsque l'Italie avait dû négocier avec la BCE un calendrier de réformes pour obtenir le rachat d'une partie de sa dette publique. Mario Monti avait choisi trois axes. Le premier était de redynamiser l'économie par la concurrence, notamment le marché du travail. Emmanuel Macron doit donc clarifier ce qu'il compte faire sur l'Unedic.

Le deuxième chantier est celui de la réduction du déficit budgétaire par la baisse des dépenses publiques. En ce moment, le déficit structurel augmente mais on ne le voit pas forcément car le déficit conjoncturel baisse. Et non seulement les dépenses publiques ne baissent pas mais on voit même apparaître des augmentations d'impôt alors qu'on a déjà une fiscalité ubuesque.

Le troisième chantier, c'est d'améliorer l'image du pays à l'international, notamment en précisant son projet européen qui en l'état n'est pas acceptable pour nos principaux partenaires.

Pourquoi ne s'attaque-t-il pas à la baisse des dépenses publiques ?

Parce que les propositions qui émanaient de Bercy ont failli se transformer en « catastrophe politique ». La première mesure, qui était la réduction du budget de la Défense, s'est soldée par la démission du général de Villiers. La seconde mesure, la baisse de cinq euros des APL, qui était une proposition qui ressortait de décisions antérieures et dont Bercy n'avait pas de raison particulière de se méfier, a provoqué un tollé.

Quand on s'attaque à la dépense publique, on remet en cause certains avantages. Si l'on veut réduire le nombre de fonctionnaires, il faut affronter les syndicats de la fonction publique. Pour l'instant, Emmanuel Macron teste à travers sa réforme de la SNCF le degré de réaction dans les secteurs les plus sensibles.

Les pensions de retraite peuvent également être une autre source d'économie. Elles représentent environ 14 % du PIB, soit le taux le plus important comparé à celui des autres pays de l'OCDE. Mais il a déjà sollicité les retraités en augmentant leur CSG. Aussi, on ne voit pas très bien ce qu'il veut faire pour réformer les retraites.

Il a évoqué dans son programme la suppression de 120. 000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat. Est-ce réaliste ?

Oui, mais à deux conditions. La première, c'est qu'un effort ait été engagé dans le budget 2018, or cela n'a pas été le cas. On en a supprimé à peine 1 800. Cela pourrait être réaliste si l'on associait les collectivités locales à cette politique de réduction de postes. La deuxième est de réformer en profondeur le secteur de l'éducation, ce qui est une priorité au regard de son manque d'efficacité. On pourrait appliquer à l'université ce que l'on fait à la SNCF, en privatisant certaines universités et certaines fonctions. Les recrutements se font d'ailleurs déjà sur la base de non-fonctionnaires.

Il est reproché à Emmanuel Macron d'avoir favorisé par la fiscalité les ménages les plus aisés.

Cette critique est avant tout politicienne, et émane surtout de la gauche et de l'extrême gauche. Le président s'en est expliqué à plusieurs reprises. Car on ne peut pas dire d'une part que l'ISF pénalise la croissance, nombre de rapports ayant montré qu'il fait fuir les investisseurs et fait perdre plusieurs milliards d'euros de PIB, et d'autre part, lorsqu'il est supprimé, ou du moins réformé, dire : « Vous faites une politique pour les riches ». Si les 5 milliards d'euros de l'ISF avaient été gardés, ils auraient été finalement dépensés par l'État. La dépense publique « ruisselle » comme la dépense privée. Mais la logique de Macron n'est pas celle du ruissellement, il considère que certains entrepreneurs sont « les premiers de cordée ». S'ils partent à l'étranger, la croissance sera pénalisée. Ce n'est pas une politique pour les riches, mais pour ceux qui veulent devenir riches.

Ne sous-estime-t-il pas le poids des inégalités ?

Je ne crois pas. Ce reproche vient là aussi d'une gauche qui a changé de référent. La critique constante du système capitaliste, et de sa supposée inefficacité historique, a longtemps été justifiée par la pauvreté. Mais comme on vit dans une société où elle est moins criante qu'auparavant, même s'il y a des pauvres, la gauche estime que ce qui est grave, ce n'est pas d'être pauvre mais d'être plus pauvre que les autres. Or cette critique est portée par tous les mouvements de gauche à l'échelle mondiale. Sur ce point, Emmanuel Macron n'est pas plus coupable que n'importe quel autre gouvernement en place en ce moment.

Contrairement à François Hollande, Emmanuel Macron ne prend pas d'engagement en matière de baisse du chômage. Pourquoi ?

En raison du cycle économique. François Hollande savait que le retournement de la conjoncture économique allait intervenir durant son mandat, et favoriserait la baisse du chômage. Il avait calculé que le cycle se retournerait en 2015, et c'est pourquoi il disait : « ça va mieux ». La baisse significative n'est intervenue qu'au moment de sa potentielle réélection mais il n'a pas eu la capacité politique de tirer les bénéfices de l'évolution économique du cycle.

Emmanuel Macron, lui, sait que cet effet va jouer contre lui. Le cycle devrait en effet se retourner aux alentours de 2019-2020 et le chômage recommencer à augmenter à ce moment-là. Il ne peut pas jouer sur le cycle mais sur la croissance potentielle de long terme. Or, il n'est pas sûr que les mesures prises sur le marché du travail aient un impact suffisamment positif. Leur évaluation est complexe. Il vaut mieux ne pas prendre d'engagement.

Emmanuel Macron ne semble pas avoir convaincu Berlin avec ses propositions
sur l'Europe...

Il est confronté à plusieurs difficultés. Outre l'Allemagne, plusieurs dirigeants européens, comme le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, lui ont rappelé que la France ne respectait pas les traités. Avant de faire des propositions, Paris devrait commencer par réduire son déficit budgétaire pour être crédible aux yeux d'un certain nombre de voisins européens. Ainsi, les pays baltes, qui ont restructuré leur économie, jugent que la France ne fait aucun effort.

Par ailleurs, les Allemands font un blocage définitif sur sa proposition d'un budget européen commun qui assurerait des transferts financiers des pays du Nord vers ceux du Sud. Pour eux, la solidarité européenne, en termes économique et monétaire, ne doit pas aller au-delà de l'acceptation de la politique menée par la BCE. En revanche, ils sont d'accord pour que l'Europe travaille sur des projets comme l'Europe de la défense ou d'autres domaines.

La France doit donc au préalable se mettre en conformité avec les traités européens pour que sa voix soit mieux entendue au niveau européen ?

Oui, ça améliorera sa position sur les plans politique et économique. L'enjeu n'est pas de sommer les Allemands de dépenser davantage mais plutôt de demander aux Français d'économiser plus, pour se conformer aux exigences européennes en matière de déficit. En réalité, le problème n'est pas l'excédent commercial extérieur de l'Allemagne, qui se fait de plus en plus hors de la zone euro, mais plutôt notre déficit commercial extérieur. Il traduit un déficit d'épargne, c'est-à-dire une distribution excessive de revenus, notamment sous la forme de revenus publics.

La réforme de la formation, avec les chantiers de l'apprentissage et de la formation professionnelle, d'une part, et la volonté de faire de la France un acteur important de l'intelligence artificielle, d'autre part, cela va-t-il dans le bon sens?

Oui, notamment la réforme de la formation professionnelle qui prévoit d'octroyer des droits monétaires et non des droits sous forme d'heures de formation. Et la mise en concurrence des organismes de formation permettra d'évaluer leur qualité. Aujourd'hui, on dépense de plus en plus d'argent pour la formation, à la fois continue et initiale, pour des résultats de plus en plus décevants. On répète qu'on résoudra le chômage par la formation, et plus on dépense plus le chômage augmente ! Il faut cesser de raisonner uniquement en termes de dépense. Cette réforme va donc dans le bon sens.

Quant à la promotion de l'intelligence artificielle, l'idée d'en faire le vecteur d'une politique industrielle rénovée est fallacieuse. Il y a une nostalgie chez Emmanuel Macron de la politique industrielle. Lorsqu'il était ministre de l'Économie, il s'était montré très interventionniste et plutôt protectionniste sur les difficultés de la sidérurgie. Cela dit, la meilleure chose à faire pour favoriser l'émergence d'un secteur d'intelligence artificielle performant est de baisser l'impôt plutôt que de créer un fonds d'investissement public dédié à ce secteur.

La loi Pacte sur l'entreprise prend du retard. Que pensez-vous de l'approche qu'a Emmanuel Macron de l'entreprise ?

Le grand danger de la loi Pacte est que le président se soumette à une partie de sa majorité qui, au nom de la RSE, du débat environnemental, veut imposer de nouvelles contraintes aux entreprises. Je rappelle quand même que les entreprises ne gâchent pas systématiquement le paysage ni ne détruisent la nature, qu'elles ne pressurent pas leurs employés, ne serait-ce que parce que l'efficacité économique repose aussi sur l'image de marque, sur la façon dont on se comporte, et sur des ouvriers efficaces parce que bien payés. L'idée d'imposer par la loi des comportements qui s'imposent naturellement est dangereuse, parce qu'elle rend possible le contentieux. Cela s'est vérifié avec le Code civil au début du xixe siècle : on avait constaté que plus on légiférait, plus on créait de la chicane. Pour des raisons politiquement correctes, on risque donc au nom de la RSE de créer des difficultés pour les entreprises qui n'en ont pas vraiment besoin en ce moment. Et ce qu'il faut surtout éviter dans la loi Pacte, c'est la modification du Code civil. Sur ce point, le rapport Notat-Senard, même s'il reste prudent, va déjà trop loin.

On reproche à Emmanuel Macron une forme d'autoritarisme. Vous qui connaissez bien l'histoire économique, de quelle figure le rapprocheriez-vous ?

Le personnage qui me paraît le plus proche, c'est le Mendès France de 1954. Ce dernier arrive au pouvoir avec des propositions plutôt libérales, des idées claires, notamment celle consistant à lancer rapidement des réformes sur tous les secteurs. Mitterrand avait adopté cette démarche en 1981, redoutant l'installation dans la routine. Macron me fait également penser à Tony Blair, qui après avoir réformé durant les six premiers mois de son mandat, dit vouloir réfléchir. On a l'impression que Macron se trouve dans la même situation. Mais rappelons que Mendès France n'a pas eu le temps de digérer ses réformes et Mitterrand a été obligé d'en changer parce qu'elles étaient mauvaises.

Finalement, comment définiriez-vous le « macronisme »?

Au début, c'était du social-libéralisme, mais le problème aujourd'hui est qu'il devient de moins en moins social et de moins en moins libéral !

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Propos recueillis par Robert Jules et Grégoire Normand

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Commentaires 52
à écrit le 14/08/2018 à 13:52
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Macron, c'est une augmentation de la fiscalité via la CSG et des réformettes qui ne changeront rien pour notre économie. Pas de réduction des dépenses publiques et une aggravation de la situation des communes en raison de la suppression de la TH. C...

à écrit le 27/06/2018 à 10:41
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Cet « économiste » ne fait que déblaterer son catéchisme libéral, et rejette d’un revers de la manche les diverses catastrophes dont est responsables le capitalisme néolibéral dont il est un des thuriféraires. Mais, dans le fond, il ne fait que d...

le 15/09/2018 à 11:54
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C'est facile de critiquer voir plus le libéralisme ou les économies libérales mais existe t'il un pays ayant une économie non libérale qui soit prospère économiquement. Moi je n'en connais pas. Tous les exemples sur terre de ces pays sont des catastr...

à écrit le 07/05/2018 à 23:27
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Macron est "de moins en moins social et de moins en moins libéral". 4 "moins" dans un seule phrase (courte...). Macron c'est 4 fois "moins": pire que les 3 "fois rien"de Hollande. Le chemin n'est plus très long pour qu'on dise de lui que c'est un "...

à écrit le 06/05/2018 à 18:36
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La fiscalité établie par Macron favorise les ménages les plus aisés ? " c'est une critique de la gauche et de l'extrême gauche". " Il ne faut pas sommer les allemands de dépenser plus, mais plutôt demander aux français de dépenser plus " ! Avec ce ge...

à écrit le 06/05/2018 à 17:14
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Macron ils n es pas social prendre de l argent aux retraitees impôt csg plus macron c est un voleur ?

à écrit le 06/05/2018 à 11:10
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C'est les problèmes des gens qui fonctionnent et décident avec des certitudes, ils foncent dans le brouillard sans s'avoir ce qu'il en résultera à l'arrivée . Au beau bout de cette trajectoire c'est vous , après fermé le bang. c'est sans risque po...

à écrit le 06/05/2018 à 9:10
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Encore un incompétent complètement coupé de la réalité et grassement payé : Les pertes fiscales liées à la fin de l'ISF vont devoir être compensées. Forcément qu'il y aura un effet sur la croissance où sur e déficit. D'ailleurs, M. DANIEL oublie de s...

à écrit le 05/05/2018 à 21:42
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Le contexte Français est pour beaucoup dans ces crispations et le sentiment d’insécurité prédomine dans la société. Non pas au niveau sécuritaire, mais en termes de manque de confiance dans les institutions et les orientations économiques. Il est vra...

à écrit le 05/05/2018 à 19:39
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Prendre exemple sur l'Italie Bof bof...11% de chômage, 1.1% de croissance Sans être un exemple , regarder la politique du Portugal. Après plusieurs années "d'austérité à la grecque", le gouvernement a changé, ainsi que la politique économique con...

à écrit le 05/05/2018 à 19:10
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il est clair que Jean Daniel prend ses distances avec Macron et sa politique . il ne dit pas tout , ce qui laisse à penser qu'il ne croit plus que la France sera réformée comme il le faudrait .

à écrit le 05/05/2018 à 19:00
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Cela est pourtant évident : Macron n'est pas un politique comme les autres. Il a un avenir très brillant après la politique. Et personne ne le dit. Dans quatre ans il aura 44 ans et il peut très bien en avoir assez de cette France pour laquelle il au...

le 05/05/2018 à 20:33
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Vous avez raison notre ex banquier va se faire des conf grassement payées. Donc il ne donne rien à la France il investit sur son avenir. Merci de remettre les choses à leur place. Pendant ce temps nous payons les pots cassés des carrières des uns ...

à écrit le 05/05/2018 à 14:02
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Pour résumer "Macron. Com", sa plus grande compétence. parce qu'il n'a jamais fait de social, ses patrons lui couperaient les vivres

à écrit le 05/05/2018 à 9:30
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On peut aussi dire que le Président à voulu et a rompu avec l'image du dieu le père bienveillant à qui on demande de temps en temps un peu de mansuétude, voire de passe droit à la française. Il traite peut-être les Français en adulte et non plus en...

à écrit le 05/05/2018 à 8:03
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La solution à tous nos problèmes est écrite page 12 de la note n°6 du CAE. Mais qui est capable de le comprendre?

à écrit le 05/05/2018 à 6:32
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Ni social, ni libéral ! C'est une lecture crédible, surtout lorsque l'on se tient sur une ligne qui prend pour repère et référence le système capitaliste, ultra libéral, mondialiste et financier que nous vivons depuis un peu plus de deux décennie...

le 05/05/2018 à 14:05
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"Mitterand"? Celui qui à ruiné la France pour s'assurer un maximum d'électeurs ?

à écrit le 05/05/2018 à 5:39
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Enfin, une très bonne lecture économique de notre nation! Le mouvement en marche est en panne depuis l'éviction du Général de Villiers. Le fard médiatique de notre président , n'a pas suffit à changer la réalité. Je croyais que le mouvement en marc...

à écrit le 04/05/2018 à 19:33
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Il n'y aura jamais en France de solution comprise et acceptée si on garde les règles de gestion publique actuelles (globalisation des dépenses, globalisation des recettes). Il faut au contraire spécialiser les recettes et asservir les dépenses à cell...

à écrit le 04/05/2018 à 18:56
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Il est vrai que Phillipe Macron est décevant. Il n'est pas celui que l'on attendais. Trump non plus d'ailleurs... Pourtant il avait tout du profil type: Enraque, conseillé cher Rotchild.... Il est sans doute trop jeune et manque d'expérience dans ...

le 04/05/2018 à 23:59
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J'ai failli perdre la vue en lisant votre commentaire...la vache, il a bien raison le gvt de mettre le paquet sur la lecture et l'écriture, ce n'est pas du luxe pfff

à écrit le 04/05/2018 à 18:01
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" La seconde mesure, la baisse de cinq euros des APL, qui était une proposition qui ressortait de décisions antérieures et dont Bercy n'avait pas de raison particulière de se méfier " C'est faux. Bonjour la crédibilité de Monsieur l'économiste. ...

à écrit le 04/05/2018 à 17:19
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Mario Monti, Mitterrand et De Gaulle se trouvaient dans des situations différentes, ils pouvaient se permettre des changements brusques de politique parce que le Peuple savait qu'il n'y avait plus le choix, qu'il fallait agir (ou pour Mitterrand, que...

à écrit le 04/05/2018 à 17:12
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Je trouve les commentaires de Jean-Marc Daniel assez justes dans l'ensemble, ayant travaillé toute ma vie dans l'industrie lourde en France et sur trois continents dans le monde. Le gros point noir de la politique d'Emmanuel Macron concerne la dépen...

le 04/05/2018 à 18:14
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C’est sur, être licensié abusivement pour un mois de salaire par année d’ancienneté... quel progrès!

à écrit le 04/05/2018 à 17:02
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" l'économiste Jean-Marc Daniel voyait en Valls et Macron les héritiers d’un « socialisme de l’excellence » qui libérerait l’économie". Et maintenant : Alors que 13 % situaient le parti présidentiel au centre-droit et 15 % à droite en mars 2017...

à écrit le 04/05/2018 à 15:43
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Respecter les traités ça veut dire revenir à une dette de 60%...donc ça voudrait dire pas d'évolution de la zone euro avant une génération au moins... A ce compte là, il me semble qu'il serait plus raisonnable d envoyer plus ou moins balader gentime...

le 04/05/2018 à 17:28
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Se priver ? La croissance, c'est produire toujours plus. Dans quel but ? Produire mieux peut être une alternative. Consommer autrement est une solution aussi. Ainsi ceux qui font du covoiturage... peuvent permettre de voyager plus en produisant moins...

le 04/05/2018 à 23:55
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Pour commencer on a une population qui augmente, ensuite il faut bien produire plus si l'on veut, entre autres, assurer la transition énergétique ou satisfaire la demande en service publique. Sinon je vous conseille NDDL ou le Larzac. Kenavo.

à écrit le 04/05/2018 à 15:39
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"En 2016, l'économiste Jean-Marc Daniel voyait en Valls et Macron les héritiers d’un « socialisme de l’excellence » qui libérerait l’économie." Faut avouer que déjà ça commençait très mal hein puisque moi par exemple, qui ne suis pas économiste d...

le 04/05/2018 à 17:35
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Croire en un Dieu, pourquoi pas ? Mais en un homme ? Quand je vais chez le coiffeur, je ne crois qu'une seule chose, c'est qu'en sortant, j'aurai une tête un peu différente qu'en arrivant dans son salon. J'espère que cette nouvelle tête me plaira ...

le 05/05/2018 à 11:13
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@ harpagon: Votre vie ne m’intéresse absolument pas. Trollage signalé bien entendu.

à écrit le 04/05/2018 à 10:31
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Ca risque d’accélérer çà prise du pouvoir a vie ça ? .... c'était prévus pour fin 2026 ....

à écrit le 04/05/2018 à 10:01
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La France telle qu'elle est dans un monde tel qu'il est et le reste ce n'est pas dans nos gènes.

à écrit le 04/05/2018 à 9:40
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quand ont a 3000milliars devation fical ont satelle a les remettre dans le circuit financier afin que tous en profitent avant de cherche toujours dans les poches des gens honnette qui travaillent ou qui ont travaillez durement ??? ///la moitie des ho...

le 04/05/2018 à 12:14
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Sinon, il y a le Bescherelle et la dictée de pivot pour se remettre à niveau.

le 04/05/2018 à 16:20
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La vérité, elle est où la vérité? Celle de Coluche a 50 ans, aujourd'hui c'est nouveau mais, 90% des hommes politique sont bon a rien, les autres sont mauvais en tout.

à écrit le 04/05/2018 à 9:37
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"S'inspirer des réformes Italiennes de Mario Conti" selon Jean Marc Daniel Taux de croissance de l'Italie 1.1 %, taux de chômage 11%... Nous pourrions avoir d'autres inspirations et aspirations..par exemple , la politique économique du Portugal...

le 04/05/2018 à 12:53
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L'Italie n'est pas un modèle et le Portugal non plus. Bien sûr les experts se félicitent du "miracle portugais" actuel en faisant mine d'oublier ce qui s'est passé avant à savoir une politique d'austérité brutale et une récession violente certaineme...

à écrit le 04/05/2018 à 9:08
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Macron : « Avec Trump, nous contribuerons à la création d’un ordre mondial du XXIe siècle pour le bien de nos concitoyens. » Déclaration – en américain – du président, ce mercredi, au Congrès américain. Source : BFM TV (25 Avril) Comme ...

à écrit le 04/05/2018 à 8:58
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Macron applique une politique clientéliste liée à l'oligarchie qui l'a placé là du coup sa politique ne peut pas désigner un cap à suivre puisque pouvant changer dans la seconde selon l'intérêt de ses patrons. Qu'est-ce qu'on pourrait économiser ...

à écrit le 04/05/2018 à 8:50
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Macron est "de moins en moins social et de moins en moins libéral" ce qui est tout a fait normal quand on est au service de cet administration qu'est l'UE de Bruxelles et loin d'être au service des français! Il faut contraindre le peuple a accepter c...

le 04/05/2018 à 10:20
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Moi qui pensais que Bruxelles vous paraissait trop libéral ... Je ne comprends plus rien.

le 04/05/2018 à 10:39
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"Libéral" quand on contraint par des réformes, ce n'est pas du libéralisme!

le 04/05/2018 à 13:01
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Pourtant d'après l'article Macron n'est pas assez libéral car il n'a pas assez contraint les français par ses réformes. L'idéologie libérale porte toujours la liberté comme un étendard mais dans la pratique l'argent est bien plus important. Le libér...

le 04/05/2018 à 16:30
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johnmckagan le 04/05/2018 à 13:01 : Vous avez absolument raison, fine analyse que les Français n'ont jamais appliqués le jour d'une élection. Ces bonnes personnes préfèrent choisir la corde qui va les étouffer.

à écrit le 04/05/2018 à 8:19
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Avec tout le crédit que l'on peut accorder à notre Président, est surtout en l'absence d'alternative politique avec une droite laminée derrière un "leader" non reconnu et/parce que prêt à dire n'importe quoi, et une gauche irresponsable prête à sacri...

le 04/05/2018 à 15:33
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@BH 04/05/2018 8:19 Tout à fait d'accord avec vous. Il faut sabrer dans les dépenses publiques et celles des collectivités locales et, pour le moment, rien n'est fait et je crains le pire pour le futur. La France n'aura aucune crédibilité en Europe...

à écrit le 04/05/2018 à 8:07
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....."social " il ne l'a JAMAIS été donc analyse biaisée !

le 04/05/2018 à 9:41
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Il a fait assez vite son coming out dès le début de la campagne : "Je ne suis pas socialiste"... Mais le problème avec Macron (et l’immaturité politique des français) c'est qu'il est tellement ambigu dans ses propos que beaucoup de monde, plutôt q...

à écrit le 04/05/2018 à 7:55
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Merci à Monsieur Jean-Marc DANIEL de nous brosser le tableau de la situation économique actuelle (et bien entendu à La Tribune de lui avoir donné la parole!). Comment a-t-il pu croire que l'actuel Président de la République serait un grand chef d'éta...

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