L'annonce fracassante de Macron sur la suppression du forfait social

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Emmanuel Macron s'est exprimé depuis une école primaire lors d'un JT de 13H présenté par Jean-Pierre Pernaut. Ce n'est pas hasard. Suivi par 5,3 millions de téléspectateurs en moyenne, ce JT de TF1 le plus regardé par les retraités, les employés et les habitants des campagnes. Selon un récent sondage, la cote de confiance du président recule dans les classes populaires, à 27%, et moyennes (-6 points à 41%), alors qu'elle progresse chez les cadres, à 65%.
Emmanuel Macron s'est exprimé depuis une école primaire lors d'un JT de 13H présenté par Jean-Pierre Pernaut. Ce n'est pas hasard. Suivi par 5,3 millions de téléspectateurs en moyenne, ce JT de TF1 le plus regardé par les retraités, les employés et les habitants des campagnes. Selon un récent sondage, la cote de confiance du président recule dans les classes populaires, à 27%, et moyennes (-6 points à 41%), alors qu'elle progresse chez les cadres, à 65%. (Crédits : Reuters)
Le chef de l’État a répondu ce jeudi aux questions de Jean-Pierre Pernaut, dont le JT de 13H fait la part belle aux sujets de proximité, depuis une école de Berd’huis, dans l'Orne. Après avoir avoir abordé bien des sujets et s'être exprimé de façon prévisible, le président aura réussi à surprendre en annonçant la suppression du forfait social sur l'intéressement et la participation, pour les entreprises de moins de 250 salariés à compter du 1er janvier prochain. Bref, une forte baisse des charges en vue pour toutes les TPE et PME de France, et un manque à gagner pour l'État de 440 millions d'euros par an, selon Bruno Le Maire.

[ article publié le jeudi 12 avril 2018 à 13h27, mis à jour à 14h41 ]

Non qu'il prenne les Français pour des enfants, mais sûrement parce qu'il s'agit d'un environnement apaisant, c'est depuis une classe d'école primaire joliment décorée qu'Emmanuel Macron a choisi de s'exprimer pour tenter d'apaiser les inquiétudes des Français, notamment des retraités et des ruraux, ce jeudi. Avare d'interviews télévisée - c'est sa troisième depuis son élection il y a près d'un an -, il a accordé celle-ci au présentateur vedette du JT de 13H Jean-Pierre Pernaut dans une diffusion à la fois sur TF1 et LCI. Le chef de l'Etat est arrivé à 12H15 à Berd'huis (Orne), le petit village à 150 km de Paris dans lequel le JT a été délocalisé pour l'occasion.

Il renouvellera l'exercice dimanche soir sur RMC-BFMTV et Mediapart, une expression en deux temps qui doit permettre de toucher des publics différents, selon le porte-parole du gouvernement.

Ce jeudi, plus d'une centaine d'habitants lui ont réservé un accueil chaleureux à son arrivée à l'école primaire où l'entretien se déroulera dans la salle de CM2, l'une de ses huit classes, a constaté une journaliste de l'AFP.

Menu copieux : hôpitaux, universités, grèves, ZAD...

Alors que les cheminots mènent le mouvement social le plus percutant du quinquennat et que la grogne s'exprime dans des hôpitaux, des universités ou parmi les fonctionnaires, "la prise de parole du président de la République n'a pas été organisée pour répondre à l'actualité" sociale, assure son entourage. D'ailleurs, quelque dizaines de manifestants, dont des cheminots et des agriculteurs, étaient maintenus à distance du village, dont les accès étaient strictement limités.

Le JT va durer environ une heure durant laquelle Jean-Pierre Pernaut devrait interroger le président sur les grands sujets d'actualité, dont l'évacuation des zadistes de Notre-Dame-des-Landes qui se poursuit mercredi.

Les sujets que le président va aborder

Le projet de loi Asile et immigration, qui divise le parti présidentiel, pourrait également s'inviter dans le débat, ainsi que plusieurs autres sujets de la vie quotidienne, en tête la hausse de la CSG qui frappe les retraités, la limitation de vitesse à 80 k/heure et la réforme de l'accès à l'université, qui demande aux facs de trier les dossiers des lycéens et provoque des blocages dans plusieurs facs.

Au plan international, Emmanuel Macron devrait s'expliquer sur ses intentions en Syrie, où l'utilisation d'armes chimiques pourrait déclencher des frappes, en coordination avec les Etats-Unis.

"La France agira en Syrie quand elle aura vérifié toutes les informations", a déclaré le président qui dit "avoir la preuve que des armes chimiques ont été utilisées la semaine dernière par le régime syrien.

Loi Pacte : forte baisse de charges en vue pour toutes les PME

Le forfait social sera supprimé sur l'intéressement pour toutes les entreprises de moins de 250 salariés à compter du 1er janvier 2019, a annoncé jeudi EmmanuelMacron.

"Je le dis à la fois aux salariés et aux employeurs : au 1er janvier prochain, dans toutes les entreprises en-dessous de 250 salariés, il n'y aura plus de forfait social sur l'intéressement distribué", a-t-il dit sur TF1.

Le chef de l'État ajoutait :

"On a permis qu'il y ait plus de flexibilité (dans les entreprises), on doit permettre aussi quand ça va mieux que tout le monde puisse en profiter."

La décision annoncée par le président de la République sera intégrée au futur projet de loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises), dont un des objectifs est de renforcer l'intéressement et la participation des salariés des entreprises.

Le coût du forfait social, dont le taux était de 20% depuis 2012, avec un taux réduit de 8% pendant six ans pour les plus petites entreprises, était considéré comme un obstacle au développement de l'intéressement dans les TPE-PME, où les salariés couverts par de tels accords sont très minoritaires.

Sur Europe 1, le ministre de l'Économie Bruno le Maire a déclaré que la suppression du forfait social qui pèse sur l'intéressement versé aux salariés, va créer un manque à gagner de près d'un demi-milliard d'euros pour l'État.

Le choix du JT de TF1 (5,3 millions de téléspectateurs), pas un hasard

Le choix du JT de TF1 n'est pas un hasard. Suivi par 5,3 millions de téléspectateurs en moyenne, c'est le plus regardé par les retraités, les employés et les habitants des campagnes.

"C'était une demande du président de venir en milieu rural", a expliqué la préfète de l'Orne, Chantal Castelnot. L'école de Berd'huis a ensuite été choisie car "elle est très dynamique avec une équipe très motivée", notamment avec l'introduction du numérique.

La popularité de Macron chute dans les classes populaires

Selon un récent sondage de l'institut Elabe, la cote de confiance d'Emmanuel Macron recule à la fois dans les classes populaires, à 27%, et dans les classes moyennes (-6 points à 41%), alors qu'elle progresse chez les cadres, à 65%.

Préférant les longs discours ou les échanges directs avec la population, Emmanuel Macron n'a donné jusqu'ici que deux entretiens à des chaînes françaises (TF1 en octobre, France 2 en décembre).

Après cette offensive médiatique, il sera deux jours la semaine prochaine dans les Vosges, un département très rural.

(Avec AFP et Reuters)

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a écrit le 15/04/2018 à 12:09 :
vous avez suprimez toute mes interventions sur votre cite la tribune ou est la liberte d expression et d opinions???
Réponse de le 15/04/2018 à 13:11 :
merci pour le retablisement,???il ni a ni justice ni liberte possible lorsque l argent est TOURJOURS ROI///albert camus///
a écrit le 14/04/2018 à 17:54 :
Il peut bien réussir tout ce qu'il veut en économie, supprimer les déficits, faire baisser la dette, faire drastiquement baisser le chômage, mais s'il ne fait rien contre l'immigration et pour la sécurité, il est foutu en 2022. Et cette fois on aura droit aux durs, pour le meilleur et pour le pire. Je n'ai pas envie qu'à cause de ces "politiquement corrects" un jour des gens très bien soient la cible d'un gouvernement à cause de leur origine !
Oh ! Ça existe la fermeté non ?
a écrit le 14/04/2018 à 12:29 :
Nul doute que le choix d'une salle de classe a été inspiré par" la mentor" du président;c'est vraiment prendre les Français pour des petits garçons,pour ne pas dire autre chose.Quant aux choix du journaliste:rien à craindre.
a écrit le 14/04/2018 à 10:32 :
Pas besoin de supprimer le forfait social pour les grandes entreprises, celles ci faisant de l optimisation fiscale, elles ne versent jamais d intéressement ni de participations à leurs salariés....
a écrit le 13/04/2018 à 20:22 :
Il donne 10 d'un côté et prend finalement 20 de l'autre....la technique Macron....😂😎
a écrit le 13/04/2018 à 15:57 :
Combien a couté cette journee ,,????? pour annoncer une nouvelle niche fiscale alors qu'en France nous en avons deja plus de 450 !!!!!! et comment là financer ,,,,,????
a écrit le 13/04/2018 à 12:46 :
JE me suis assoupie deux fois tellement pernaut a ete mou et jovial,? MACRON n a fait que redire sont projet, c est la vision d un economiste liberal, il reve de retablir la confiance des patrons et des autre pays envers la france pour qu ils investissent a nouveaux,, la presse aux ordres des banquiers dit que cela vas mieux, mais tous les presidents de droite et de gauche nous ont deja dit les memes chosses sans succes , mais toute les reformes ne se font pas sans colere social, le climat actuelle le prouve, qui vas gagne l avenir nous le diras ; cette periode est pastionnante, carl le peuple bouge enfin??? NOUS AURONSLE DESTIN QUE NOUS AVONS MERITE /// ALBERT EINSTEIN///
Réponse de le 14/04/2018 à 10:14 :
Le gouvernement va supprimer les commissaires aux comptes dans les PME :
Une très bonne nouvelle pour les PME, une bataille perdue pour les commissaires aux comptes . Selon nos informations( Les Echos) , le gouvernement a décidé de supprimer l'obligation imposée aux petites et moyennes entreprises de certifier leurs comptes.
Concrètement, les ministres de l’économie et de la Justice vont relever les seuils déclenchant l'obligation de nommer un commissaire au compte au niveau du seuil européen, dans le but de s'aligner sur la réglementation de l'Union. La réforme européenne de l'audit en 2016 a fixé à 8 millions d'euros de chiffre d'affaires le seuil d'audit légal obligatoire ; il est, aujourd'hui, de 3,1 millions d'euros en France.L'impact de cette mesure sera lourd pour les « CAC ». La profession perdrait un quart de ses mandats, soit 620 millions d'euros de chiffre d'affaires, selon le rapport de l'IGF. Les commissaires aux comptes mettent en avant que cette réforme entraînerait un plan social de 6.000 à 7.000 emplois salariés et toucherait 3.500 professionnels qui exercent de 75 à 100 % de leur activité dans les mandats concernés par cette mesure.
A Bercy, on est convaincu qu'une partie des missions obligatoires va se transformer en mission contractuelle (volontaire).
a écrit le 13/04/2018 à 12:23 :
Il y a quelques contradictions et erreurs, mais on est loin des catastrophes passées et des périodes de laisser faire.

Il privilégie manifestement l’économie productive. Le problème sera de savoir qui s’occupe des plus défavorisés ?
Ceci dit, on reste un pays riche et il n’est tout de même pas si compliqué de trouver un juste équilibre entre optimisation et répartition des richesses produites.
De toute façon le modèle actuel a montré ses limites et arrive à un tel niveau de contradictions que cela en devient ingérable. Contradictions que l’on retrouve dans les opinions et sondages, puisque beaucoup veulent continuer comme avant, en profitant de la croissance mondiale, avoir des prix bas tout montrant une certaine allergie à la notion de compétitivité et à la concurrence.
Des paradoxes que l’on retrouve dans les « répartitions » politiques, puisque ce gouvernement mène manifestement une politique « de droite », qui paradoxalement contrarie surtout les positionnements de la droite ancienne. Du coup, en critiquant tout et son contraire ils font perdre des repères aux Français et participent indirectement à la déstructuration de la société.
Il y a une constante politique, tous promettent de nouveau monts et merveilles, mais si c’était si simple ils n'avaient qu'à.

On pourrait éventuellement critiquer la méthode, manquant de concertation et se privant de la valeur ajoutée qu’apportent la diversité, les critiques, les experts externes et internes, etc...
Dans ce cas aussi tout a été expérimenté, de haut en bas et de bas en haut.
Par contre le fait de délaisser les fonctions intermédiaires peut s’avérer extrêmement grave, puisque ce sont les liens entre les dirigeants et les exécutants. Au delà de courroies de transmissions, ils peuvent être les « facilitateurs » du système.
Réponse de le 14/04/2018 à 1:29 :
La France est un pays riche seulement dans la tête des Français mais sur papier (dans la réalité... vous savez cette notion de réalité) c'est un pays hyper endetté tant du côté des ménages, des entreprises et de l'État... la France ne fonctionne et n'existe encore que par ses emprunts, ni plus ni moins... et il suffirait que l'on dégrade sa note de crédit pour que les Français sortent quelques minutes seulement de leur long et profond sommeil... mais les Français aiment dormir tranquillement mais se plaindre rageusement.
a écrit le 13/04/2018 à 10:48 :
Que l'on aime ou pas Macron, on ne peut lui enlevé la volonté d'agir! Cela change de l'immobilisme du quinquennat précédent.
Une spécialité française toujours râler et ne rien changer.
Par contre le monde bouge et n'attend pas après la France.
a écrit le 13/04/2018 à 10:11 :
TF1 a bien déçu... lu dans les quotidiens.. parler pour ne rien dire.! écouter mais ne rien entendre . !
a écrit le 13/04/2018 à 9:32 :
Le président est en place pour gouverner et pas pour faire plaisir à tel ou autre. Râler après le président élue par vote démocratique ne sert pas à grand chose.
Réponse de le 13/04/2018 à 10:21 :
Macron c'est dans l'urne qu'il aura ma réponse.
Réponse de le 13/04/2018 à 10:22 :
Macron c'est dans l'urne qu'il aura ma réponse. Un retraité.
Réponse de le 16/04/2018 à 18:21 :
"Macron c'est dans l'urne qu'il aura ma réponse. Un retraité. "

Ah mais quelle horreur vous n'allez pas mettre un retraité dans l'urne quand même si ?

Bah vous avez raison il ne doit pas aimer cela les vieux, les vieilles oui mais les vieux non.
a écrit le 13/04/2018 à 9:29 :
Combien a encore coute se deplacement inutile pour annoncer UNE INJUSTICE ,une nouvelle niche fiscale alors que nous en avons deja plus de 450
a écrit le 13/04/2018 à 9:01 :
Macron s'était engagé à baisser les impôts des français si la croissance était supérieure à 1,8%. Elle est de 2% actellement. Il a préféré baissé le forfait social 440 millions d.euros et cela encore sur le dos des retraités !
Lorsqu'il se frotte le nez lorsqu'il s'exprime c'est qu'il va vous enfumez. On s.approche tout doucement d. Une dictature.
a écrit le 13/04/2018 à 8:27 :
Un élément à lui seul révèle notre président : l'affaire des 80 km / h . expérimentation pendant 2 ans ? de qui se moque t on ? on va attendre 2 ans pour changer les panneaux ? surement pas ! et puis rechanger éventuellement dans 2 ans? pas une chance sur 100. C'est un mensonge éhonté et une preuve qu'il nous prend pour des idiots.
a écrit le 13/04/2018 à 8:22 :
Mais il y en a assez de toutes ces complexités administratives !
Pourquoi l’intéressement serait il taxer différent du salaire, lui même taxer différemment des actions gratuites, elles même taxées différemment dès stock options, eux mêmes taxes différemment des heures supplémentaires ...

=> a quand un alignement de toutes les taxes / charges sur les revenus ?
(Alignement par le bas souhaité évidement en coupant les coûts de l’état)
=> marre s’engraisser les avocats fiscalistes
Réponse de le 13/04/2018 à 9:36 :
L'Etat crée des niches fiscales et sociales puis se plaint de l'érosion de l'assiette et de l'optimisation fiscale et sociale. Il s'agit bien, pour l'Etat fort, de pouvoir contrôler l'entreprise par un étau. C'est ce qui développe la force des entreprises française plus occupées à satisfaire l'administration que leurs clients.
a écrit le 13/04/2018 à 7:57 :
J'avoue, sans honte, n'avoir pas suivi l'émission de E. MACRON le bien aimé (mais par qui?); d'après les commentaires glanés à gauche et à droite, je n'ai pas manqué grand chose; il n'a pas parlé de la Grande Réforme que nous attendons tous: la baisse de la dépense publique et donc la baisse des impôts. Nous restons tous, comme avant l'émission, des fraudeurs et des délinquants. Dire que nous en avons pour quatre ans!... Comment expliquer que des esprits si brillants, que notre Education Nationale barde de diplômes, manquent à ce point de bon sens?
a écrit le 13/04/2018 à 7:15 :
je suis partagé entre sourire, rire et énervement en écoutant la plupart des journalistes et pseudo-experts en tous genres qui occupent (dans toutes les acceptions de ce mot) la tv , et dont Mr. Christophe Barbier est le saint-jean-bouche-d'or (son écharpe rouge rappelle un très ancien candidat à la présidentielle, auteur de " l'Afrique noire est mal partie" ; en l'espèce je regrette parfois que l'intéressé n'arrive pas à partir.C'est une surenchère de fautes d'orthographe, pléonasmes "au jour d'aujourd'hui , unE après-midi, aEropage ( je sais bien que "verba volant", mais pas les pages qui sont des écrits), cent ( avec parfois un s , parfois sans liaison) etc....Je ne parlerai ni des lieux communs chers à Mr.Pujadas, ni de l'enlisement dans l'émotivité que BFM TV élève (?) à la hauteur d'un art populaire ;je signalerai simplement aux traqueurs de buzzzz que le président MACRON ,hier sur LCI , a commis un lapsus intéressant ,Il a dit avoir "PREMEDITE" la suite (au lieu de "PREVU" bien évidemment) en enchainant avec une fulgurante présence d'esprit "au sens premier du moi" ( à mon avis un sens plus proche de zéro que de "premier") .Quant à l'entretien j' en ai admiré la parfaite préparation, la clarté , l'évidente (?) spontanéité , la mémoire étonnante dont l'impetrant a fait preuve et la grand indulgence dont il a fait preuve à l'égard des syndicats en ne parlant pratiquement pas de la formation professionnelle FIN
a écrit le 13/04/2018 à 6:46 :
Si l'on veut savoir à quoi s'attendre quant au discours du Président Macron, revenons un peu en arrière et repassons ses promesses de campagne en revue.
Il est inutile de chercher ce qui doit se passer plus loin dans l'avenir. Quelque soit l'emballage employé, tout a été dit dans le passé.
Ce qu'il peut dire ne changera rien à ce qu'il veut faire. Il n'a pas été élu pour répondre aux attentes du peuple mais pour appliquer une politique favorable au pouvoir de l'argent et de la France d'en haut.
Car ce n'est pas en enlevant 1,7 % à des revenus de 1200 euros que l'on peut se prétendre défenseur du pauvre, de la veuve et de l'orphelin. Si 1200 euros permettent de vivre, pourquoi donc toute cette clique de politicards engrange t'elle dix à quinze fois plus ?
Réduction de la pression fiscale pour les possédants, mise à contribution des petits retraités, libéralisation des règlementations du travail et désengagement des Autorités de l'Etat pour confier le pouvoir aux entreprises, libéralisation et privatisation recommandées par Bruxelles des secteurs publics offrant d'énormes opportunités commerciales en reléguant le passif aux contribuables, approfondissement du fédéralisme européen, du mondialisme et du libéralisme international boursier et financier... La nature a horreur du vide et c'est le vide que recherchent tous les opportunistes.
Quoi qu'il puisse dire, c'est bien un président de société multinationale financière qui est aux commandes du pays.
Un affairiste auquel un petit tiers d'électeurs a confié le destin de toute une nation, de tout un peuple.

Ce n'est pas un guide spirituel, un visionnaire, un homme de consensus, non, un homme d'affaire qui réfléchit uniquement en économiste, pire en trader !

Non décidément non, il n'y a aucun besoin de plus d'explications... mais il est vrai que va encore se vérifier cette boutade : on est la dupe de qui l'on veut bien, et il y a encore beaucoup de concitoyens à duper.

Des amis qui ont eu très longtemps l'habitude de réfléchir posément à toutes sortes de questions en déclinant méticuleusement le bilan des points négatifs et des points positifs, me faisaient récemment cette réflexion.

Il y a encore trop de gens qui ne se forgent pas d'autre opinion que celle de manipulateurs qui déversent dans leur esprit les réflexions admissibles et convenables préconisées par les dirigeants du pays. Les premiers ne cherchent pas à faire l'effort intellectuel permettant de comprendre une situation et s'en remettent aux deuxièmes qui en ont fait une profession de camelot.

Nous assistons une fois de plus à une tentative d'emprise comme il y en eut tant et les demi-vérités, contre-vérités, manipulations et mensonges fleurissent dans le seul but de permettre à une équipe dont le résultat des urnes ne représente même pas un petit tiers de la nation d'engager d'importantes actions au nom du peuple entier.

Deux siècles d'industrialisation et de progrès social vont se faire démolir par le grand capital. Que des compatriotes aient voté pour cela me dépasse.

Mais au dessus de tout cela, il reste cette question fondamentale de savoir ce qui peut bien permettre à un gouvernement d'ouvrir aux entreprises privées à fortiori étrangères un bien public appartenant à la nation sans que le peuple se soit prononcé par référendum.

Au dessus de tout cela, il reste la question fondamentale de savoir ce qui peut bien permettre à un chef d'Etat d'engager le pays dans un fédéralisme renforcé sous la dépendance d'une commission européenne ultra-libérale et technocratique non élue sans que le peuple se soit prononcé par référendum.

Au dessus de tout cela, il reste la question fondamentale de savoir ce qui peut bien permettre à un chef d'Etat de réviser des lois constitutionnelles en l'absence de décision de la nation rendue par référendum ?

Au dessus de tout cela, il reste ces préceptes écrits dans le marbre, à savoir la constitution de 1958, qui veulent que la France soit une République démocratique laïque et sociale (article 1er), que la gouvernance soit celle du peuple, par le peuple, pour le peuple (article 2), que la souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum et qu'aucune section ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice (article 3).

Alors, où est l'imposture ? Où est la démocratie ? Où est la souveraineté ?
a écrit le 12/04/2018 à 22:42 :
sur que c'est pas une consolation, mais dans 5 ans, il est chauve.....
a écrit le 12/04/2018 à 20:34 :
Je dis bravo M. Macron continuer de faire ce que vous aviez dit. Cela nous change vraiment de ses prédécesseurs qui n'ont engagé que des réformes à minima, surtout le dernier, pratiquement jamais à la hauteur de la fonction de président de la République.
Réponse de le 13/04/2018 à 2:10 :
Il a redressé le pays et a sacrifié la gauche pour la France. Rien que cela!

Regarder la courbe du déficit public et vous comprendrez ce qu'il a fait!
Réponse de le 13/04/2018 à 14:49 :
Soyez aimable de nous préciser quelles réformes ont été faites par le Président; jusqu'à présent, je (nous) constate que les dépenses n'ont pas baissé, que le déficit budgétaire prévu s'est alourdi de 10 milliards d'€ et que les prélèvements obligatoires ont battu un record; il est vrai que le déficit budgétaire pourrait être plus faible, mais cela serait du à une amélioration de la conjoncture mondiale dont nos voisins semblent avoir mieux profité que nous. Le prélèvement à la source, la fin de l'impôt sur la fortune (mais pas pour tous) et de la taxe d'habitation (qui sera certainement remplacée) ne ma paraissent pas mériter le nom de réforme; tout-au-plus sont-ce des artifices qui ne résoudront pas le problème qui mine la France et le moral des Français: le déficit budgétaire et son corollaire: l'impôt. Ce Président est comme ses prédécesseurs, riche de promesses électorales qui enrichiront ses copains de l'ENA qui n'ont même pas besoin d'approuver sa politique. Vivement l'arrivée d'un De Gaulle ou d'un Pompidou qui avaient le sens de l'Etat et aimaient, à leur manière, les Français!
a écrit le 12/04/2018 à 18:45 :
Très bonne initiative, on attend maintenant une vraie réforme de l'IR. Celui-ci est trop concentré , 42 % des contribuables sont assujettis à cet impôt, et maintenant pour encore 3 ans, seulement 20 % pour la TH.Il existe 577 niches fiscales qui représentent un manque à gagner annuel pour l'état de 100 milliards d'euros par an, de quoi alléger l'IR qui ne rapporte que 75 milliards d'euros par an. Pour info, pour se défiscaliser , il faut avoir les moyens, ce qui n'est pas le cas de tout le monde.
a écrit le 12/04/2018 à 17:51 :
subdiviser la société et ruser pour la politique d un tout libéral ne fait pas d adepte . un sentiment de révolte au regard de moulte conflits . l emploi des CRS ne fait que renforcer la cohésion des mécontents . des députés privés de dialogue
a écrit le 12/04/2018 à 17:47 :
Le bavardage de macron est archi-connu ;

Macron raconte des balivernes aux électeurs qu'il trompe depuis son élection,

en cela Macron est comme une addition de Sarkozy+Hollande les bonimenteurs invétérés

ilq bavardent comme les hommes et femmes qui trompent régulièrement leurs conjoints conjointes , ces maris infidèles racontent tous la même chose, avec les mêmes rhétoriques ;
a écrit le 12/04/2018 à 17:21 :
Sur la limitation de vitesse à 80 k/heure : si cela ne marche pas on arrétera....

Bien une réponse de politicien hors sol doublé d´un énarque fonctionnaire.

les contribuables vont payer une centaine de millions pour fabriquer le nombre de panneux 80km/h pour mettre sur toute les routes de France. plus la main d´oeuvre pour les poser.

puis 6 mois après, si cela ne marche pas, on remet tout à 90km/h....

on croit rever quand on écoute ces politiciens hors sol ... mais bon comme disait hollande, ca coute rien c´est l´état qui paye....
Réponse de le 12/04/2018 à 18:24 :
c'est le principe de macron pour faire baisser le chomage payé par les contribuable "on fait 100 millions et on defait encore 100 millions" faut que la CSG des retraites servent a quelque chose ,une honte ,mais les retraites non pas tous des pertes de memoires!!!!!!
Réponse de le 13/04/2018 à 8:17 :
Macron a raison sur les 80km/h:s'il fauut revenir aux 90 ,il suffira de changer les panneaux,ça ne coute rien ,c'est l'état qui paie.En plus vous aurez la chance d'avoir un sac a dos social:pourvu qu'il ne soit pas troplourd.
a écrit le 12/04/2018 à 17:09 :
la musique de Macron : toujours du pipeau ; c'est rassurant !
a écrit le 12/04/2018 à 16:56 :
Cet exceptionnel depuis des lustres. Pour une fois on ne nous a pas imposé dans la cour de l'école des personnes d'origines maghrébines dans une émission T.V, comme c'est systématiquement le cas sur toutes les chaines de T.V. dans tous les reportages diffusés.
Réponse de le 12/04/2018 à 20:59 :
C'était vraiment très intéressant.
a écrit le 12/04/2018 à 16:29 :
"il n'y aura plus de forfait social sur l'intéressement distribué", a-t-il dit sur TF1".

De toute façon, l’intéressement des salariés aux résultats ou aux performances de l’entreprise est facultatif, ce qui veut dire que la plupart des salariés conserveront que la flexibilité.La question de la mise en place d’un accord d’intéressement doit être abordée lors de la négociation annuelle obligatoire.La fin du forfait social n'empechera pas d'avoir quand même la CSG-CRDS et seulement sous certaines conditions, l'exonération des cotisations de Sécurité sociale.
a écrit le 12/04/2018 à 16:12 :
rien sur les banques, les circuits financiers, le secret des entreprises; la barrière de bercy.
rien sur l écologie réelle, les produits phytosanitaires, les abeilles en voie de disparition (près de 100% des essaims sur la région), les fleurs des champs décimées, les oiseaux en raréfaction etc....
monsieur rien donne moi la main et je te montrerai le désastre de toi et les tiens
a écrit le 12/04/2018 à 16:00 :
Allez Emmanuel accélère encore pour larguer les traine-savates et assistés de tout bord. Qu'ils restent sur la touche à regarder le match se dérouler sans eux et sur le quai pour regarder les trains passés comme des veaux dans le pré !
Réponse de le 12/04/2018 à 16:28 :
Des traines savates qui travaillent il y en a aussi beaucoup ! Vous en faites parti je parie ! Trop facile de critiquer surtout quand on sait ce que l'état donne à ceux qui n'ont pas de travail
Réponse de le 12/04/2018 à 18:52 :
Mon pauvre phil38270, à croire que vous ne savez pas bien lire ?
Réponse de le 12/04/2018 à 21:01 :
Quand on choisit de passer au journal de treize heures de JP Pernault, c'est pour parler aux traine-savates, sinon, qui ?
a écrit le 12/04/2018 à 15:31 :
Comme attendu, du vide et du vent. Des promesses qui ne changent pas. La limite à 80 imposée sans vraie étude. Les retraités n'ont pas à être remerciés, ils ont été spoliés autoritairement. Rien à attendre de ce président toujours aussi méprisant pour les classes moyennes et populaires. Et qu'il n'aille surtout pas se mêler de la Syrie.
a écrit le 12/04/2018 à 15:23 :
Avec Lepen, ça aurait été du fascisme, donc je suis bien content que ce sois lui.
Il ne faut pas vivre comme on vivait au 20ème, au moins il fait ce qu'il dit, et il y a de la fraîcheur dans ses réformes, il fait avancer la France dans le monde moderne, car dans les autre pays on n'est plus à ce stade, il y a des pays même dans l'UE où l'on est dix fois plus stricte sur les lois et les réformes, et les gens l'accepte. Parfois il faut accepter des inconvénient pour mieux vivre. Au passage je ne fais pas partie des classe aisées, je suis même très limité financièrement.
Donc pour ma part, c'est un grand oui pour Macron.
Réponse de le 12/04/2018 à 16:11 :
" il y a de la fraîcheur dans ses réformes"
Généralement celui ou celle qui écrit cela n'est pas concerné, est-ce ton cas ?

"Il ne faut pas vivre comme on vivait au 20ème"
Les baby-boomers s'en sont bien sorti jusqu'à aujourd'hui , non ?

" il fait avancer la France dans le monde moderne"
Avec quoi, la loi travail et la précarisation des salariés d'aujourd'hui ?

" Au passage je ne fais pas partie des classe aisées, je suis même très limité financièrement".
Dans ce cas, cela s'appel, le syndrome du larbin, la definition est sur le net

"Parfois il faut accepter des inconvénient pour mieux vivre".
Et ben vas-y , tu peux commencer à lister ceux que tu preferes
Réponse de le 12/04/2018 à 21:04 :
C'est tout de même rassurant que ce soit lui qui applique le « on s'en fout des programmes » de Marine Le Pen.
a écrit le 12/04/2018 à 15:22 :
En fait non, bug d'affichage. Je présente mes excuses au viseur.
a écrit le 12/04/2018 à 15:04 :
Il a fait deux fois moins d'audience que Hollande sur France 2:va falloir changer de communiquants ou faire quelque chose pour les français
Réponse de le 12/04/2018 à 19:33 :
Hollande c était pour voir à quel niveau de ridicule il se situait !
Il a encore battu les records !!!
a écrit le 12/04/2018 à 15:02 :
le tissus social part en lambeau , la mondialisation s'impose aux plus faibles dans tous ses effets négatifs , pour les jeunes il va falloir regarder ailleurs pour chercher l'espoir d'une vie meilleurs . Une classe dirige le pays depuis 40 ans et ne veut pas que les changements qu'y s'opèrent , ne se fassent à leur détriments .Alors je ne vois poindre d'évènements heureux à l'horizon , mais plutôt le contraire .
a écrit le 12/04/2018 à 14:54 :
Macron est sur le rail des promesses de l'élection présidentielle : On fait ce que l'on a dit.
Quant au minable Hollande ( vieux socialo raté) qu'il fasse la tournée de ses fédérations en scooter .... casqué !
a écrit le 12/04/2018 à 14:52 :
On sent un président qui gouverne notre pays digne d'un manageur à la sauce du privé "audit, écoute, action". Cela nous change de ces politiciens venues de la fonction publique incapable de prendre des responsabilités. Seul hic ! avec la sncf cela sent les sparadraps Macron va mettre la poussière cheminote sous le tapis alors qu'ils fraudaient des réformes en profondeurs et dures pour cette vieille locomotive en rade. Macron dit "j'irais au bout et ferais les réformes de l'état et la fonction publique" Tant mieux une grande majorité des français l'approuvent.
a écrit le 12/04/2018 à 14:43 :
"alors qu'elle progresse chez les cadres, à 65%"

Son électorat de CSP+, logique.
a écrit le 12/04/2018 à 14:39 :
JE, je, je, je, JE, JE ...... en 30 secondes 6 JE , j'ai zappé devant cette avalanche d'égo. Il n'est pas le président de tous les français, sa posture est celle d'un pseudo chef d'entreprise - le vrai chef d'entreprise prend des risques avec son fric - en haut de la pyramide.... vieux modèle et non nouveau monde.
a écrit le 12/04/2018 à 14:39 :
Les milliards apparaissent et disparaissent par magie.
Puisse la loi fiscale vous être favorable.
a écrit le 12/04/2018 à 14:23 :
On a rien appris, comme d'hab. Langue de bois d'énarque pour répondre sans répondre. Faire des critiques enrobées de compliment.

Ces "français" choisis sont pathétiques. Ils ont mis une personne contre lui (histoire d'avoir pas trop l'air bidonné, et pour lui permettre de répondre en gagnant. Psychologique tout ça).
On s'en balance des places en école, de la maternelle à la place de la garde. Cette interview n'en était pas une point final.
Ses mécènes controlent les médias alors il fait bien ce qu'il veut.
Macron c'est que du vent avec un joli sourire de banquier.

Vous avez voté pour lui ? Assumez et pleurez en silence.
a écrit le 12/04/2018 à 14:09 :
J ai bien aimé quand il a dit que les prêches se feraient en Francais .
a écrit le 12/04/2018 à 14:03 :
Merci Monsieur Jean-Pierre Pernaut pour ce reportage plein de fraîcheur. Pour une fois et depuis bien longtemps dans ce reportage on a retrouvé une France dans cette cours d'école.
Réponse de le 12/04/2018 à 15:06 :
Si c'est ça la france dont vous rêvez, gardez-la ! Mais les personnes qui ont un minimum d'intelligence et de dignité (à condition qu'il y en ait encore dans l'hexagone, ce qui reste à prouver), ne peuvent que souhaiter un nouveau mai '68 et, surtout, de déloger le locataire très provisoire de l'élysée manu militari. Quant un manipulateur, casseur social, virtuose des fake news et dangereux fanatique s'empare - plus ou moins illégalement - du pouvoir, la meilleure chose à faire, c'est de l'en chasser. Par n'importe quel moyen.
Réponse de le 12/04/2018 à 21:06 :
Etiez-vous pris de court lorsqu'il s'agissait de prendre des cours à côté de la COUR d'école ?
a écrit le 12/04/2018 à 14:02 :
On a rien a attendre d'un "acteur" qui n'a pas eu a réfléchir sur un "programme" pour les français et qui n'applique que ce que la commission de Bruxelles lui ordonne!
a écrit le 12/04/2018 à 13:42 :
Pernaut n'est pas un journaliste indépendant mais un réactionnaire au service du pouvoir en place. En le choisissant Macron sait que le public de Pernaut ne fera preuve d'aucun sens critique et gobera tous ses propos...

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