PPDA entendu en garde à vue dans l'enquête sur l'escroquerie Aristophil

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PPDA a été laissé libre à l'issue de son audition, mercredi.
PPDA a été laissé libre à l'issue de son audition, mercredi. (Crédits : Wiki commons/JJ Georges)
L'ancien présentateur du 20 heures a été entendu mercredi par les policiers. Les enquêteurs s'interrogent sur son implication dans l'affaire Aristophil. Le fondateur de cette société qui vend des parts de manuscrits, Gérard Lhéritier, est soupçonné d'avoir berné... 18.000 épargnants pour un montant de 850 millions d'euros.

Le journaliste vedette Patrick Poivre d'Arvor a été entendu en garde à vue mercredi par les policiers enquêtant sur l'affaire Aristophil, une escroquerie présumée d'épargnants qui plaçaient leurs économies dans des manuscrits, a indiqué une source judiciaire.

Il a été laissé libre à l'issue de son audition, selon cette source. Les enquêteurs se demandent si PPDA n'a pas été utilisé par le patron de la société Aristophil, Gérard Lhéritier, pour attirer les épargnants.

Chaîne de Ponzi ?

Dans cette enquête, Gérard Lhéritier, qui proposait à des épargnants d'investir dans des parts de manuscrits, a été mis en examen avec plusieurs autres personnes - sa fille, un expert-libraire et un expert-comptable.

Pour les enquêteurs, il pourrait s'agir de cavalerie, un système pyramidal de type Ponzi (rendu célèbre par l'affaire Madoff), où les apports des nouveaux épargnants servaient à payer les intérêts promis à 8% ou 9% par an.

Les intérêts devaient théoriquement être assurés par la croissance de ce marché qui était annoncé en pleine expansion.

Les épargnants achetaient des parts de manuscrits, souvent en indivision, comme le testament politique de Louis XVI, les écrits du général de Gaulle, des manuscrits du marquis de Sade ou d'André Breton...

18.000 souscripteurs pour un montant de... 850 millions d'euros

Les policiers avaient comptabilisé quelque 18.000 souscripteurs ayant conclu des contrats pour un montant de 850 millions d'euros, selon une source judiciaire. Une source proche du dossier a, quant à elle, évoqué 900 millions d'euros.

La cour d'appel de Paris a examiné mardi une demande de levée de saisies pénales de biens immobiliers, de comptes bancaires et d'assurances vie, pour un total de 110 millions d'euros. Ces saisies ont pour objet de couvrir l'éventuel préjudice des épargnants si le système devait être reconnu frauduleux par la justice.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 26/11/2015 à 14:26 :
/// MORALE///LES BOURJOIES VEULENT TOUJOURS RENTABILISE LEURS ARGENT? EST CE FONT SOUVENT AVOIR PARS D AUTRES PLUS MALIN QU EUX? MOI JE DIT QUE L ON NE PEUT QUE VOLER QUE DES RICHES CAR LES AUTRES SURVIVENT JUSTE AVEC LEURS PETIT REVENUE SALAIRES OU RETRAITE???
a écrit le 26/11/2015 à 10:10 :
... soit presque cinquante mille euro par épargnant, qui seront couverts par les saisies à hauteur de presque 13%. Le jeu de Ponzi est bien plus vieux que son nom, puisqu'on peut considérer comme ancêtre le "système de Laws" qui date de la régence de Philippe d'Orléans (succession de Louis XIV). De telles escroqueries, il y en a eu beaucoup et il y en aura tant que des gogos croiront qu'un génie de la finance sait placer l'argent à 9% quand les taux d'intérêt officiels sont nuls, voire négatifs. Et que ce génie, superbement désintéressé, veut en faire profiter le grand public au lieu de se le garder pour lui seul.

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