Brésil : l'ex-président Lula condamné à 9 ans de prison pour corruption

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(Crédits : © Enrique Marcarian / Reuters)
Icône de la gauche, le leader du Parti des travailleurs (PT, gauche) et ancien ouvrier métallurgiste Lula, qui a présidé le Brésil de 2003 à 2010, est accusé d'avoir "structuré, orienté et commandé le schéma illicite de paiement de pots-de-vin au bénéfice de partis politiques, de politiques et de fonctionnaires publics, alors qu'il était président de la République.

L'ex-président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, a été condamné à neuf ans et six mois de prison pour corruption et blanchiment d'argent, a annoncé mercredi le tribunal du juge Sergio Moro, à Curitiba (Sud).

Icône de la gauche, Lula, qui a présidé le Brésil de 2003 à 2010, "pourra faire appel en liberté", selon la sentence que s'est procurée l'AFP.

Pour mémoire, le lundi 22 mai dernier, le Parquet de Curitiba, au sud du Brésil, avait accusé lundi l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva de nouveaux faits de corruption et de blanchiment d'argent dans le cadre du vaste scandale Petrobras.

Cinq procédures judiciaires

L'ex-chef de l'Etat de 2003 à 2010 est déjà visé par cinq procédures judiciaires liées à l'opération "Lavage express", qui a révélé un vaste réseau de corruption orchestré par des entreprises du bâtiment pour truquer systématiquement les marchés publics, notamment ceux du géant pétrolier étatique Petrobras. Il pourrait être à présent inquiété dans cette sixième affaire.

Opération "Lavage express"

L'acte d'accusation, présenté par les procureurs de l'opération "Lavage express", est relative à l'achat et à la rénovation d'une ferme à Atibaia, à Sao Paulo, qui aurait été payée avec des fonds publics. Le titre de propriété de la ferme est au nom de Fernando Bittar, associé d'un des enfants de Lula.

Le leader du Parti des travailleurs (PT, gauche) et ancien ouvrier métallurgiste est accusé d'avoir "structuré, orienté et commandé le schéma illicite de paiement de pots-de-vin au bénéfice de partis politiques, de politiques et de fonctionnaires publics, alors qu'il était président de la République, en nommant des directeurs de Petrobras orientés vers la pratique de crimes au bénéfice des constructeurs Odebrecht et OAS".

L'équipe d'enquêteurs affirme que, en échange, Lula aurait garanti aux entreprises du bâtiment des contrats avec le géant pétrolier étatique Petrobras.

Douze autres personnes ont été accusées dans ce méga-scandale qui secoue le Brésil, dont l'ex-président de l'entreprise de BTP Odebrecht, Marcelo Odebrecht, et José Adelmário Pinheiro, patron d'OAS, pour corruption, blanchiment et obstruction à la justice.

Lula, 71 ans, a toujours nié toute irrégularité et dénonce un acharnement judiciaire censé l'empêcher d'être candidat pour les élections présidentielles de 2018 pour laquelle il est favori des sondages.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 13/07/2017 à 9:38 :
La faillite mondiale de la politique professionnelle est éloquente, comme à chaque fois les plus gros détournements d'argent public, derrière le milieu d'affaire quand même mais tout est lié, se font dans le financement de partis politiques professionnels déjà compromis avant même d'exister sachant que le parti au pouvoir est dans la même situation de magouille au brésil que c'est prouvé c'est juste Temer qui s'accroche comme une tique au pouvoir alors qu'il n'a même pas été élu en plus.

Voilà pourquoi la seule crédibilité d'un parti politique professionnel serait dans sa seule volonté d’appliquer, progressivement, une auto gestion qui dont mènerait à sa disparition, tous les autres ne sont qu'imposture dès leur création. Avec internet non seulement nous avons les outils nécessaires mais en plus c'est une constante des sondages et autres études de nous montrer que les gens sont prêt qu'ils veulent plus de participation au sein des politiques économiques.

On comprend par contre que cela gène le ronron politico-financier de nos politiciens achetés par les hommes d'affaires.
a écrit le 13/07/2017 à 4:28 :
José Mujica se sent de plus en plus isolé comme représentant des hommes honnêtes encore vivants.
a écrit le 12/07/2017 à 21:58 :
Il aurait dû se réfugier en France. Il auarit touché les allocs diverses et variées et "corruption" sur son CV, c'était un poste de député, de sénateur, voire de maire d'une grande ville comme Bordeaux, assuré :-)

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