Affaire ukrainienne: les démocrates ouvrent une enquête pour destituer Donald Trump
Patricia Zengerle et David Morgan, Reuters

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Trump, première étape d'une procédure de destitution contre le président des Etats-Unis qu'elle accuse d'avoir abusé de son pouvoir pour solliciter l'aide de l'Ukraine afin de salir le nom de son rival Joe Biden.
Après avoir hésité pendant des mois, les démocrates, majoritaires à la chambre basse du Congrès depuis janvier, se sont finalement résolus à engager un bras de fer avec la Maison blanche qui devrait peser sur la campagne en vue de l'élection présidentielle de 2020.
Trump
avait mis en danger la sécurité nationale des Etats-Unis et violé la Constitution.
Trump
a répliqué rapidement sur Twitter en dénonçant "une chasse aux sorcières pourrie".
Le chef de file des républicains à la Chambre, Kevin McCarthy, a dénoncé mardi la décision unilatérale de Nancy Pelosi.
"(Nancy) Pelosi est présidente de cette Assemblée mais elle ne parle pas au nom de l'Amérique en ce qui concerne cette question (...) Elle ne peut pas décider unilatéralement que nous lançons une enquête pour 'impeachment'", a-t-il déclaré aux journalistes.
Trump
en raison de l'ingérence russe dans son élection, ou de ses conflits d'intérêt, mais ces efforts avaient jusque-là été bloqués par l'aile modérée du Parti.
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C'est finalement l'affaire ukrainienne qui a convaincu cette dernière de se rallier à l'option politiquement risquée de l'"impeachment".
Trump
ne donnera pas d'autre choix au Congrès que d'enclencher une procédure d'impeachment", a déclaré Joe Biden dans un bref communiqué avant l'annonce de Nancy Pelosi.
Trump
a cherché à faire pression sur le président ukrainien Volodimir Zelenski, lors d'un entretien téléphonique le 25 juillet dernier, pour obtenir des informations susceptibles de nuire à Joe Biden, favori dans la course à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de novembre 2020.
La plupart des candidats démocrates sont favorables à une enquête pour "impeachment", à l'instar des sénateurs Elizabeth Warren, Bernie Sanders, Kamala Harris ou encore Cory Booker.
Le président américain a annoncé mardi que la transcription "complète, totalement déclassifiée et non expurgée" de son entretien serait rendue publique mercredi, et qu'elle montrerait que cette conversation était "totalement appropriée".
Trump
a également confirmé qu'il avait suspendu près de 400 millions de dollars d'aide à l'Ukraine tout en démentant avoir eu recours à cette aide comme moyen de chantage.
D'après la presse américaine, le président a demandé à huit reprises au cours de sa conversation avec Zelenski l'ouverture d'une enquête des autorités ukrainiennes sur Joe Biden et son fils Hunter, qui fait des affaires en Ukraine. Il a par la suite annoncé au président ukrainien la suspension de l'aide, ses accusateurs voyant dans cette "contrepartie" une manière évidente sinon explicite d'exercer un chantage sur Kiev.
La procédure d'"impeachment" se déroule en plusieurs étapes. La Chambre des représentants enquête et, s'il y a lieu, rédige et vote à la majorité simple des motifs de mise en accusation ("impeachment") contre le président.
Si la Chambre vote l'impeachment, le Sénat organise un procès. La décision de culpabilité est prononcée par les sénateurs à la majorité des deux tiers, ce qui, au vu de la configuration actuelle du Sénat à majorité républicaine, est une hypothèse improbable.
Trump
et Zelenski a été révélé par un lanceur d'alerte appartenant à la communauté américaine du renseignement.
Six commissions du Congrès enquêtent actuellement sur cette affaire et continueront de le faire, a précisé Nancy Pelosi.
Patricia Zengerle et David Morgan, Reuters
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