PODCAST Le désarroi de la Startup Nation face aux législatives

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Ces entrepreneurs s'inquiètent en particulier des conséquences d'une victoire du RN sur la capacité du secteur à recruter des talents étrangers. France Digitale, une association qui défend les intérêts de la French Tech, a publié un texte dans lequel elle souligne l'importance de la diversité des origines dans le processus d'innovation.
Dans une démarche similaire, soutenue par 75 startuppeurs, le cofondateur de la licorne Mirakl, un spécialiste de l'intelligence artificielle, appelle à « rejeter les forces qui proposent le repli, la fermeture et la régression ou les forces qui invitent à la division, la confrontation et la transformation radicale de notre économie ».
Dans cet univers, la circulation des hommes, des idées et des capitaux est cruciale : Le ministère des Finances a d'ailleurs créé une procédure spéciale, le French Tech Visa, pour simplifier le recrutement des ingénieurs étrangers.
Non, la France a aussi vu éclore nombre de startups dans la GreenTech, des entreprises spécialisées dans les énergies vertes et l'environnement. Elles craignent un coup de frein à l'écologie au vu des prises de position du RN dans ce domaine. Or, ce sont des secteurs fortement créateurs d'emplois : plus de 5.000 dans l'énergie et l'environnement sur les 36.000 emplois de la French tech de 2023.
Ils s'inquiètent d'une chute des marchés financiers et d'une envolée des taux d'intérêt en cas de crise de la dette. Mais c'est surtout le choc fiscal promis par le Front Populaire qui les préoccupe car cela leur rappelle le début des années Hollande. A l'époque, en 2012, face à la hausse de l'imposition des dividendes et des plus-values et à la taxation à 75% des plus hauts revenus, un mouvement spontanée était apparu sous le nom assez imagé des « Pigeons » pour dénoncer un « matraquage fiscal des entrepreneurs ».
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Le mouvement avait été assez puissant pour faire reculer un peu François Hollande, avec le soutien bienveillant d'un certain Emmanuel Macron qui avait eu cette formule : « c'est Cuba, sans le soleil ! »... C'était l'acte de naissance de la « startup Nation ».
Alors, c'est sûr, la perspective de voir la gauche de retour aux affaires mettre à bas les principaux acquis de la présidence Macron, la suppression de l'ISF et la flat tax qui impose à 30% les revenus du capital, ne fait pas plaisir aux entrepreneurs du numérique qui sont déjà prêts si nécessaire à endosser à nouveau le costume des « Pigeons »...
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