Pourquoi les défaillances d’entreprises vont encore augmenter

Laurence Bottero
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Sans surprise, le BTP fait partie des secteurs les plus concernés.
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Sans surprise, le BTP fait partie des secteurs les plus concernés.
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On a longtemps évoqué l'effet rattrapage, déniant un possible tsunami, pour expliquer la hausse à un rythme somme toute constant, ces derniers mois, des défaillances d'entreprises.
Les données publiées par le cabinet Ellisphère démontrent d'ailleurs que le rythme ne se tarit pas, puisque à fin septembre, les redressements, liquidations judiciaires et procédures de sauvegarde affichaient une hausse de 24,4% sur 12 mois glissants.
Les TPE sont principalement concernées par les procédures collectives alors que les PME, qui ont davantage fait appel à la procédure de sauvegarde, voient cependant le nombre de redressements et liquidations judiciaires augmenter de 27,7%. Ce qui démontre bien la fébrilité du tissu économique, les ETI affichant également une augmentation du nombre de recours à la sauvegarde de 85,7%.
Sans surprise, le BTP, la logistique, le textile-habillement sont les secteurs les plus malmenés, le bâtiment s'enfonçant dans la crise avec une progression de 36,5% en un an alors que les permis de construire sur les 7 premiers mois de l'année décrochent de 10%. Si la logistique souffre et affronte +37,5% de défaillances, c'est principalement le transport routier qui est sur la sellette, affrontant concomitamment, une baisse de l'activité et une hausse des coûts de production.
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Évidemment, le contexte global explique ce qui ressemble de plus en plus à un dérapage incontrôlé. « Les tensions et les incertitudes se situent tant au niveau national qu'international. Les Français, dans cette période de doute, épargnent énormément, alors que la confiance des investisseurs s'érode », explique Max Jammot, responsable du pôle économique d'Ellisphère qui pointe également d'autres incertitudes, notamment celles liées aux élections présidentielles aux Etats-Unis, à la situation en Ukraine, au Moyen-Orient et Israël.
Laurence Bottero
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