Retraite : après l'abandon du système universel, Macron rêve déjà d'une autre réforme

Fanny Guinochet
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Emmanuel Macron réfléchit à une réforme des retraites plus classique pour 2022.
Reuters

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Emmanuel Macron réfléchit à une réforme des retraites plus classique pour 2022.
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C'était une de ses propositions choc en 2017. L'instauration d'un régime universel par points, quel que soit le métier, le statut. Chaque euro cotisé devant donner les mêmes droits. Une idée révolutionnaire selon Emmanuel Macron, qui finalement.... l'abandonne. « Le système par points n'a pas forcément été très simple, et il a pu créer de l'inquiétude », a ainsi, confirmé Elisabeth Borne, sur BFM, ce dimanche 14 novembre.
Reprenant une expression qu'Emmanuel Macron avait eue, lors d'un déplacement dans le Lot, le 4 juin dernier : « Cette réforme (par points) était très ambitieuse, extrêmement complexe et du coup porteuse d'inquiétude », avait alors lâché le chef de l'Etat.
Pourtant, l'instauration d'un régime universel avait bel et bien été votée début 2020, en première lecture à l'Assemblée nationale, grâce à l'article 49-3. Une adoption au forceps, après un long conflit social, et des discussions complexes avec les syndicats, sous la houlette de l'ex-haut commissaire, Jean-Paul Delevoye. Mais la procédure avait été interrompue avec la crise sanitaire.
Si aujourd'hui, le président de la République juge que les conditions ne sont pas réunies pour se lancer dans une réforme aussi importante que celle des retraites à moins de six mois de l'élection présidentielle, elle n'en reste prioritaire à ses yeux. « La mère » de toutes les réformes, répète l'entourage de celui qui sera sans nul doute candidat à sa réélection. Lors de son allocution, mardi 9 novembre, il n'a pas caché son intention de remettre l'ouvrage sur le métier.
Mais il s'agit désormais, selon lui, de « repousser l'âge légal », « supprimer les régimes spéciaux en harmonisant les règles entre public et privé », « d'encourager le travail au-delà de l'âge légal » et de « faire en sorte qu'au terme d'une carrière complète aucune pension ne puisse être inférieure à 1.000 euros ». Soit une logique somme toute, traditionnelle, conventionnelle, inscrite dans les programmes de la droite depuis 20 ans.
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Fanny Guinochet
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