Brexit (J-19) : les travaillistes exigent un nouveau référendum

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(Crédits : Reuters)
Alors que le Royaume-Uni doit théoriquement quitter l'Union européenne dans 29 jours, les dirigeants des deux principaux partis politiques britanniques ont été contraints ces derniers jours à prendre des virages sur la question du Brexit. Une conduite à hauts risques à quelques kilomètres de l'arrivée.

Le Parti travailliste britannique soutiendra l'idée d'un nouveau référendum sur le Brexit, a déclaré le chef de file du Labour, Jeremy Corbyn, alors que le Parlement a mis en échec la proposition des travaillistes sur une union douanière permanente avec l'Union européenne.

Theresa May ajoute des bémols à sa partition

Alors que le Royaume-Uni doit théoriquement quitter l'Union européenne dans 29 jours, les dirigeants des deux principaux partis politiques britanniques ont été contraints ces derniers jours à prendre des virages sur la question du Brexit.

Ainsi, la Première ministre conservatrice Theresa May, après avoir pendant des mois répété que le Royaume-Uni devait quitter l'Union européenne au jour dit - le 29 mars en fin de journée - a évoqué mardi la possibilité d'un report -limité dans le temps- de la date de sortie de son pays.

Nouveau référendum : le soutien ambigu de Corbyn

Quant à Jeremy Corbyn, qui avait voté contre l'adhésion de la Grande-Bretagne à l'UE en 1975 et n'a soutenu qu'avec réticence, en 2016, l'idée du maintien du pays dans le bloc européen, il a apporté mercredi un soutien ambigu à un nouveau référendum, en déclarant qu'il en défendrait l'idée tout en se battant pour la tenue de nouvelles élections législatives.

"Après les votes de ce soir au parlement, nous allons continuer à nous battre pour une relation économique étroite fondée sur notre plan crédible ou sur des élections générales", a dit Corbyn mercredi soir. "Nous soutiendrons aussi l'idée d'un vote populaire afin d'empêcher un Brexit conservateur nuisible ou une sortie de l'UE sans accord, qui serait désastreuse", a-t-il ajouté.

John McDonnell, deuxième responsable politique le plus puissant au sein du Labour, a déclaré que son parti allait déposer un amendement appelant à la tenue d'un deuxième référendum, dès que May soumettrait de nouveau un accord au parlement.

May cherche à faire voter une nouvel accord de sortie retouché

Après le rejet massif, le 15 janvier aux Communes, de l'accord de Brexit conclu en novembre par May et les négociateurs européens, Theresa May espère soumettre aux parlementaires britanniques un accord de divorce retouché. Le vote pourrait avoir lieu dès la semaine prochaine mais pourrait aussi ne pas intervenir avant le 12 mars.

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Commentaires
a écrit le 01/03/2019 à 21:32 :
Ce second référendum montrerait deux choses :
1) les citoyens britanniques pensent mal et on doit leur faire changer d’avis.
2) les “élites” anglaises retournent leur veste devant la pression puissante européenne... et vendent leur pays à une association malfaisante.
Vive le Brexit ! Vive le Frexit ! Et vive l’UPR !

a écrit le 28/02/2019 à 13:34 :
Censure européiste sur un commentaire parfaitement légal c'est juste l'idée qui déplait à vos patrons, ceux qui nous mènent tout au fond.

Merci d'assumer et de publier ce commentaire au moins, vous gagnerez du temps parce que là je vous promets de vous en faire perdre régulièrement.

Prenez du recul et faites le calcul...

Et je vous demande juste d'assumer votre censure subjective, c'est tout, merci.

Grandissez.
a écrit le 28/02/2019 à 9:26 :
Ce nouveau référendum il fallait le demander avant d'activer la procédure européenne de sortie via l'article 50.

Il ne leur reste plus grand chose à faire maintenant, sauf à se préparer au choc d'un brexit sans accord.

Bye bye Britons.

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