Crise migratoire : Bruxelles crée un fonds de 1,8 milliard d'euros pour l'Afrique

Par latribune.fr  |   |  321  mots
Le sommet de La Valette, qui devrait se terminer à la mi-journée, sera immédiatement suivi d'un autre, entre Européens. (Crédits : Reuters)
Jean-Claude Juncker aurait-il du mal à convaincre ? Son appel aux Etats membres de l'UE pour doubler la mise européenne a fait un flop: les promesses de contribution atteignent péniblement le montant de 78 millions d'euros.

L'Union européenne a annoncé jeudi 12 novembre à La Valette le lancement d'un fonds d'aide à l'Afrique, dans l'espoir d'endiguer la crise migratoire, doté de 1,8 milliard d'euro, à l'issu d'une réunion de plus d'une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernements européens et africain.

Les Etats membres sont invités à compléter pour doubler la mise. Mais pour l'heure, les promesses de contributions des pays européens n'ont atteint qu'un total de quelque 78 millions d'euros en plus de la somme déjà allouée au niveau de l'UE, selon un décompte de la Commission.

Au total, selon la Commission, 25 Etats membres de l'UE, ainsi que la Norvège et la Suisse, ont déjà annoncé des contributions.

Lutte contre "les causes profondes de la migration irrégulière en Afrique"

Ce "fonds fiduciaire d'urgence" vise à lutter "contre les causes profondes de la migration irrégulière en Afrique", a souligné le président de l'exécutif européen, Jean-Claude Juncker. Ce nouvel instrument doit permettre de financer le plan d'action que pays africains et européens doivent adopter lors d'un sommet réuni depuis mercredi à Malte.

"Pour que le fonds fiduciaire pour l'Afrique et notre réponse soient crédibles, je veux voir davantage d'Etats membres apporter leur contribution pour s'aligner sur l'enveloppe de 1,8 milliard d'euros débloquée par l'UE", et atteindre donc un total de 3,6 milliards, a insisté M. Juncker.

Le sommet, qui devrait se terminer à la mi-journée, sera immédiatement suivi d'un autre, entre Européens. Il se penchera sur les discussions en cours avec la Turquie, autre pays clé dans la stratégie européenne visant à limiter les arrivées de réfugiés et de migrants. Pour rappel, ces discussions jetaient les bases d'un plan commun d'action, mais Ankara avait expliqué que ce plan était encore loin d'être acquis.

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(Avec AFP)