Migrants: un assouplissement budgétaire octroyé aux pays en première ligne ?

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Bruxelles serait-elle prête à faire preuve d'une certaine clémence, en cas de dérapage budgétaire, à l'égard des pays qui apportent leur soutien dans la gestion de la crise migratoire ? C'est en substance ce que le président de la Commission Européenne a laissé entendre, ce mardi 27 octobre, à Bruxelles.
Cette réponse de Juncker fait suite à la demande de plusieurs pays, formulée il y a quelques semaines. L'Italie, l'Autriche, pays en première ligne de la crise des réfugiés du fait de leur situation géographique, mais aussi la Belgique, ont demandé à Bruxelles d'appliquer une clause du pacte de stabilité qui permet au déficit public "en cas d'événements exceptionnels" de dépasser le plafond de 3% du Produit Intérieur Brut (PIB) sans encourir de procédure de sanctions.
"Les coûts à court terme sont élevés mais prévisibles. Plus délicate est la question des effets à long terme (sur les budgets)", avait ainsi déclaré Hans Jörg Schelling, le ministre autrichien des Finances, dans une interview accordée au journal allemand Welt am Sonntag fin septembre.
Le président de la Commission européenne a toutefois fustigé les pays -sans les citer- ne s'impliquant pas assez dans la crise des réfugiés:
En remettant leur projet de plan budgétaire pour 2016 le 15 octobre dernier à la Commission européenne (conformément aux règles de gouvernance économique pour la zone euro entrées en vigueur en 2013), l'Autriche, l'Italie et la Belgique ont prié Bruxelles de faire preuve d'une certaine souplesse.
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La prise en charge des réfugiés et demandeurs d'asile, arrivés en grand nombre en Italie et en Autriche depuis le début de l'année, devrait peser sur leur budget en 2016 à hauteur pour le premier d'un peu moins de 4 milliards d'euros, soit 0,2% du PIB et pour le second d'un millliard d'euros, soit 0,3% du PIB, selon des estimations officielles de chacun de ces deux pays.
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La Belgique évalue pour sa part à 350 millions d'euros pour 2016 l'impact des mesures "résultant de la crise d'asile et de migration", dans son projet budgétaire envoyé à Bruxelles.
(Avec AFP et Reuters)
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