Migrants : à Malte, l'UE et l'Afrique cherchent un consensus

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La chancelière allemande Angela Merkel a promis que le plan d'action auquel doit aboutir le sommet va combattre la migration illégale et faire plus pour donner davantage de possibilités légales de commencer à travailler en Europe. Ici, en photo avec John Dramani Mahama, le président du Ghana.
La chancelière allemande Angela Merkel a promis que le plan d'action auquel doit aboutir le sommet "va combattre la migration illégale et faire plus pour donner davantage de possibilités légales de commencer à travailler en Europe". Ici, en photo avec John Dramani Mahama, le président du Ghana. (Crédits : Reuters Yves Herman)
Réunis à Malte depuis mercredi, dirigeants européens et africains doivent s'entendre sur un plan d'action visant à freiner les flux de migrants. Un fonds de 1,8 milliard d'euros -pour financer des projets de développement et de gestion de la migration en Afrique- doit également être avalisé par l'UE.

Plus d'une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernements européens et africains ont entamé mercredi 11 novembre au soir à La Valette (Malte) un sommet dans l'espoir de trouver des réponses communes à la crise migratoire qui déstabilise l'Europe, mais affecte aussi l'Afrique.

"Nous devons nous unir, tant les pays d'origine que les pays de destination", a déclaré le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, à l'ouverture de ce sommet entre leaders des deux continents, qualifiant la réunion d'"occasion sans précédent de travailler ensemble".

Un Fonds de 1,8 milliard d'euros pour l'Afrique

Dès son arrivée à la Valette, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne a assuré que les pays africains et européens "ont des intérêts communs" à tenter d'endiguer les flux de migrants :

L'UE doit aider l'Afrique et "les Africains doivent nous aider à limiter le flux de migrants ou peut-être à le stopper", a-t-il estimé.

De son côté, Macky Sall, le président du Sénégal, également à la tête de la Cédéao -Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest- assure que "l'Europe et l'Afrique ne peuvent pas s'ignorer".

Si un Fonds fiduciaire d'urgence pour l'Afrique, d'un montant de 1,8 milliard d'euros, doit officiellement être signé à Malte ce jeudi par Jean-Claude Juncker, il reste insuffisant pour répondre complètement au défi migratoire. C'est "l'un des instruments" nécessaires, "mais il ne s'agit pas seulement d'argent", nuance la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

"Ce fonds ne peut pas couvrir tous les besoins car les besoins sont énormes", a souligné le président nigérien, Issoufou Mahamadou. Il plaide également pour un "traitement équitable entre migrants du sud et migrants d'ailleurs".

Plus de visas accordés ? L'Europe hésite

Les pays africains réclament ainsi davantage de visas dans le cadre d'une migration légale, que de nombreux pays de l'UE rechignent à accepter.

"La situation actuelle interpelle nos partenaires européens sur l'urgence de promouvoir la migration légale et la mobilité entre nos deux continents", a ainsi déclaré devant ses pairs le président ivoirien Alassane Ouattara.

D'après le projet du plan d'action (consulté par l'AFP), les Européens ont timidement répondu à cette demande en acceptant le doublement du nombre de visas en faveur des étudiants et chercheurs africains.

En contrepartie, les pays de l'Union Européenne veulent que leurs homologues africains les aident à renvoyer les migrants africains jugés indésirables sur le Vieux Continent. La réadmission "dépend aussi des conditions qui seront mises en place", rétorque le président nigérien Issoufou Mahamadou.

L'Europe attend des réponses en termes sécuritaires

Le plan d'action auquel doit aboutir le sommet "va combattre la migration illégale et faire plus pour donner davantage de possibilités légales de commencer à travailler en Europe", a promis de son côté la chancelière allemande Angela Merkel.

"Nous devons tendre la main à l'Afrique", a renchéri le président français François Hollande. Mais il faut aussi lui "demander un certain nombre de réponses en termes sécuritaires parce que nous ne pouvons pas accepter qu'en Libye, au Niger il y ait des trafiquants qui utilisent la détresse pour favoriser des migrations qui se terminent par des impasses voire même par des drames".

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Commentaires
a écrit le 12/11/2015 à 17:17 :
il faut bien comprendre que l'Afrique meure de ses trop nombreux enfant ( en plus des ses guerre tribal) , ils est si simple de faire multiple enfants et de les faire élevé par les autres... la décolonisation a eux lieux ils y a 60 ans et ils sont toujours incapable de s'assumer... L'Europe, le monde à déjà versé des sommes incalculable pour le développement de ce continent, et rien n'a été fait de vraiment efficaces.
Donner de l'argent ne réglera pas cette migration de peuplement... Cela est de la poudres au yeux...
a écrit le 12/11/2015 à 13:39 :
l afrique va voir sa population doubler et elle n est deja pas capable d offrir un debouche a sa population actuelle ... l excedent de population va forcement se deverser a quelque part, qu on le veuille ou non :-(

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