Plan de relance: le feu vert de la Commission ne suffit pas, l'Allemagne piaffe d'impatience
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Un reseau de pedopornographie demantele et quatre personnes arretees en allemagne
Michele Tantussi
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Fin avril 2021, Paris et Berlin manifestaient leur impatience, pressaient la Commission européenne d'examiner au plus vite les plans de relance nationaux, pour éviter de se faire distancer par la Chine et les États-Unis dont les économies étaient déjà reparties à plein régime. Alors que le plan de relance européen avait été voté par l'UE presque un an auparavant, en juillet 2020, France et Allemagne s'inquiétaient des places perdues dans le peloton mondial de la reprise.
Hier mardi 22 juin, la Commission européenne a enfin validé le plan de relance post-Covid-19 de l'Allemagne, qui devrait donc pouvoir compter sur le versement de 25,6 milliards d'euros de fonds européens, sous réserve d'approbation du Conseil européen.
Ces milliards font partie du plan de relance européen doté d'une enveloppe de 672 milliards d'euros de subventions et de prêts accordés aux pays membres de l'UE, un mécanisme financé pour la première fois par un recours commun à l'emprunt incarne la solidarité européenne face à la crise du Covid-19.
Pour commencer à toucher ces subsides européens (et notamment un préfinancement de 2,3 milliards d'euros dès cet été), Berlin a encore besoin du feu vert des ministres de l'Économie et des Finances des Vingt-Sept qui se réuniront mi-juillet au Conseil Ecofin.
Le plan de l'Allemagne, qui définit des réformes et projets d'investissements publics à mener d'ici 2026, respecte selon l'exécutif européen les seuils fixés pour les priorités retenues par l'UE, dont la transition écologique et numérique.
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Lors de son analyse, la Commission a ainsi constaté que Berlin comptait consacrer au moins 42% de l'enveloppe totale de son plan à la transition climatique (au-delà du seuil de 37% fixé pour bénéficier des fonds européens) et 52% à la transition numérique (pour un seuil européen fixé à 20%).
Sur le plan de la lutte contre le réchauffement climatique, le plan allemand se concentre notamment sur le développement de l'hydrogène "propre", de la mobilité durable et l'amélioration de l'efficacité énergétique des bâtiments.
En ce qui concerne le numérique, l'accent est mis sur les investissements dans la numérisation des services publics (notamment l'éducation et la santé publique) ainsi que des entreprises.
Pour donner un ordre de comparaison, la France attend, elle, quelque 40 milliards de fonds européens, tandis que l'Espagne et l'Italie, principales bénéficiaires de ce plan de relance européen de 672 milliards d'euros de subventions et de prêts accordés aux pays membres de l'UE, toucheront chacune 70 milliards.
(avec Reuters)
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