Les activités de Kidiliz démantelées, la marque Z disparait
Marie Lyan
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Cette histoire signerait-elle le début d'une plus longue série, pour l'univers de la mode ? Mis à terre par la crise économique et sanitaire, jusqu'à la phase du redressement judiciaire, le groupe de mode enfantine ligérien Kidiliz, ex-groupe Zannier (Catimini, Z, 3 Pommes, Chipie etc) n'en sera pas ressorti indemne.
Faute de candidat favorable à une reprise totale de l'entreprise, fondé en 1962 à Saint-Chamond (Loire), le tribunal de commerce de Paris a acté le 23 novembre dernier la division du groupe aux mains de sept repreneurs. Avec à la clé, la conservation de 497 emplois sur les 2.600 salariés que compte le groupe au niveau mondial. Soit seulement 356 postes en France.
Avec parmi eux, les trois principaux candidats, ID-Kids, CWF et Zucchi-Groupe, suivis par quatre autres reprises « plus légères », elles aussi confirmées par les juges du tribunal de commerce de Paris. Selon le découpage entériné, le vendeur de vêtements pour enfants ID Kids -dont le siège est basé à Roubaix-, reprendra 227 salariés, correspondant aux marques Catimini et Absorba, dont il souhaite poursuivre les activités. Une offre cependant fortement dégradée à l'issue du second confinement, puisque le groupe prévoyait, à l'origine, la reprise de 615 personnes.
Le groupe vendéen de mode enfantine Children Worlwide Fashion (CWF), qui se positionne comme le numéro un européen du prêt-à-porter enfant sous licence (luxe et haut de gamme), récupère quant à lui 87 salariés. Quatre reprises plus légères ont également été validées par les juges du tribunal de commerce de Paris.
Le site historique de la marque, situé à Saint-Chamond, sera quant à lui supprimé, avec ses 160 emplois associés. Un symbole d'autant plus fort que la marque Z pour enfants va elle aussi disparaître.
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Le PSE, qui prévoit près de 1.000 suppressions d'emplois, a néanmoins été signé par les quatre organisations composant l'intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CGT, CFTC) des salariés français du groupe, qui affirmaient tout de même avoir obtenu « des avancées en termes de budget, de financements extérieurs, et des mesures d'accompagnement grâce à la négociation et à la mobilisation des salariés ».
Marie Lyan
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