Kidiliz : les repreneurs potentiels dégradent leurs offres de reprise
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Ils avaient espéré que la moitié des 1.200 emplois français seraient préservés puisque c'était ce que prévoyaient les principales offres de reprises. Mais, c'est la douche froide pour les salariés du groupe de mode enfantine Kidiliz (Z, Catimini, Absorba, Kenzo Kids, 3 Pommes etc), placé en redressement judiciaire en septembre dernier. Ce seront seulement 300 salariés qui devraient être finalement repris à la barre du Tribunal de commerce de Paris, et ce, même en cumulant plusieurs offres complémentaires.
La principale offre, déposée par ID Kid, a ainsi fait l'objet d'une rectification ces derniers jours, "en raison de la dégradation du contexte sanitaire et économique", selon les représentants du personnel.
Au lieu des 615 "préservations d'emplois français" annoncées par ID Kid il y a une quinzaine de jours, seules 226 restent finalement au menu, malgré une reprise souhaitée de la plupart des marques de Kidiliz (Catimini, Z, 3 Pommes, Chipie etc). "ID kid rachète toutes les marques mais ne veut en réalité exploiter que Catimini. Ils vont probablement se contenter de laisser mourir les autres pour éteindre la concurrence", confie ce responsable syndical souhaitant rester anonyme.
Même rétropédalage du côté de CWF, intéressé par quelques marques seulement et qui a ramené son offre à 86 salariés contre 200 personnes prévues initialement. Elle vise principalement les marques Kenzo, Paul Smith, et accessoirement Catimini. Au total, sur l'ensemble du groupe (France et international compris), ce seront finalement plus de 2.000 emplois qui devraient être supprimés.
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Par conséquent, plusieurs des sites sont menacés à court terme, dont celui de Saint-Chamond dans la Loire, implantation historique de cette entreprise créée dans les années 60 par le Ligérien Roger Zannnier et qui compte encore aujourd'hui plus de 200 personnes. Concentré sur la marque historique Z, à laquelle aucun des repreneurs ne semble vouloir donner un second souffle, le site est condamné, ses salariés devraient être licenciés d'ici à la fin de l'année. Le site de Rillieux-la-Pape pourrait lui être déplacé à Lyon, mais ses salariés n'en seront pas pour autant tous épargnés. Le sort des sites de Beaurains (Pas-de-Calais) et de Troyes (Grand-Est) semblent tous aussi incertain. Seul finalement celui de Saint-Macaire-en-Mauges, près de Bordeaux, pourrait tirer son épingle du jeu.
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Stéphanie Gallo Triouleyre
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