Les bonus des financiers ont fondu de moitié en 2008

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Crise financière oblige, les bonus des professionnels de la finance ont été divisés en moyenne par deux en 2008, après des hausses pouvant aller jusqu'à 17% en 2007, selon une enquête de l'Agefi Hebdo publiée ce jeudi.

Selon une étude annuelle réalisée par l'Agefi Hebdo en collaboration avec "quatre cabinets de chasseurs de tête qui ont interrogé une dizaine d'établissements, français et anglo-saxons", la baisse des bonus distribués aux professionnels de la finance pour l'année 2008 "se situe en moyenne entre 50% et 60%, après des progressions qui allaient de 8,5% à 17% l'année précédente".

Les plus touchés sont les professionnels travaillant dans les produits structurés, comme les marchés de "fixed income" (notamment les obligations, ndlr) (-57%), les dérivés actions (-50%) ou encore les marchés de "cash actions"(-47%). Mais au delà des activités de marché, les bonus ont aussi marqué un net recul pour les professionnels de la gestion d'actifs (-50%), des fusions acquisitions (-44%) et des financements structurés (-38%). En banque privée, les bonus ont chuté de 40% en 2008, selon l'enquête.

"Cette année, le montant versé sera naturellement très en deçà des années précédentes, il ne pouvait en être autrement", a commenté Denis Marcadet, président du cabinet de chasseur de têtes Vendôme Associés. Selon l' Agefi , "cette forte baisse n'aura donc épargné personne et a même conduit dans certains cas, à des bonus à zéro".

"Les pratiques sont encore loin d'être homogènes dans les banques et les établissements financiers, qui s'efforcent désormais de différer dans le temps une partie des bonus distribués (en actions notamment) et de prendre en compte le profit net en y intégrant le coût du risque, conformément aux recommandations de la Fédération bancaire française", ajoute l'étude.

Les banques se sont engagées en février à respecter un "code éthique" en matière de rémunération des opérateurs de marchés. Cette charte, réclamée par le gouvernement au nom de la moralisation du capitalisme, ne plafonne pas les bonus, mais tend vers davantage de transparence et d'équité, tout en incitant à une plus grande maîtrise des risques.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le problème ne se pose pas aujourd'hui mais date des années précédentes où des abus ont eu lieu.

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